‹ Histoire des mathématiquesChapitre 49 sur 89 · L ’ A N A LYSE I N F IMITÉ SI .1/ .4 L E · texte numérisé non relu

L ’ A N A LYSE I N F IMITÉ SI .1/ .4 L E

quai de propriété, échappée à la sagacité du nul) le Italien. Celui-ci cependant avait su ouvrir, dans le champ de l’analvse transcendante, des routes inconnues.

Vers la même époque où plutôt un peu avant, un gentilhomme français, Pierre Raymond de Montmort, publiait d’intéressants aperçus sur le calcul des probabilités. Dans son Essai d'analyse sur les jeux de hasard il donna plusieurs formules pour la sommation de certaines suites, entre autres celle qui permet de représenter la somme de n termes d’une série dont les différences finissent par s’annuler.

Terminons ce chapitre en examinant, d’après l’ouvrage contemporain de l’ingénieur Riox , l'Usage des instruments de mathématiques à la fin du xvne siècle. La planche VIII de ce livre (fig. a3) nous montre la forme des différents compas. En E nous voyons le compas à trois branches, en G et II ceux de réduction, en K celui «à coulisse», en L celui destiné à tracer les ellipses; en M, V, O les compas sphériques nécessaires pour mesurer les épaisseurs, les diamètres des globes ou autres corps ronds.

La planche IX (fig. 24) nous initie d’abord aux appareils « qui peuvent servir dans le cabinet ». En A et G nous apercevons les porte-crayons, F est la « plume sans fin », l une pince à tenir le papier, Iv le pentographe (pii « se nomme aussi singe , parce qu’il sert à copier toutes sortes de dessins ». M c’est « le carat qui permet de connaître le poids des perles ». Il faut croire que les mathématiciens étaient riches dans le bon vieux temps, pour avoir besoin d’un tel attirail ! L et X sont les équerres fixe et pliante, P indique la concordance entre les pieds usuels. Les règles R, Q s’emploient pour tracer les parallèles; enfin S, T, V représentent diverses coupes du « pédomètre » ou compteur de pas pour mesurer les distances.

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