CHAPITRE IX. DÉVELOPPEMENT DES MATHÉMATIQUES Ï7I
Postérieurement, un autre géomètre Abd-aLgehl composa* (vers 11 00) un traité sur les sections coniques et trois petits traités de géométrie.
C'est peu après Abd-al-gehl que florissait Bhaskara le troisièmegrand mathématicien Hindou. Tout nous porte à croire qu'il connaissait les travaux de l'Ecole Arabe dont nous venons de parler, et aussi que ses écrits furent aussitôt répandus en Arabie.
Les Ecoles Arabes continuèrent à prospérer jusqu'au quinzièmesiècle, mais sans produire aucun autre mathématicien d'un génie exceptionnel, et sans faire progresser les méthodes déjà employées; il nous parait par suite inutile de mentionner une foule d'écrivainsdont les travaux n'eurent en réalité aucune influence sur les progrès de la science en Europe.
De cette étude rapide, on peut conclure que les travaux des Arabes (en y comprenant ceux des auteurs qui écrivirent en Arabie et qui vivaient sous la domination des Mahométans d'Orient) en arithmétique, en algèbre et en trigonométrie, dénotent une trèsgrande supériorité. Ils surent comprendre l'importance de la géométrie et de ses applications à l'astronomie, mais ne reculèrent pas» les bornes de cette science. On peut aussi ajouter qu'ils ne firent aucun progrès notable en statique, en optique ou en hydrostatique, bien qu'il soit hors de doute qu'ils aient eu une connaissance complète de l'hydraulique pratique.
L'impression générale qui ressort de cette étude est que les Arabe» s'assimilèrent rapidement les idées des autres, nptamment des maîtres de la Grèce et des mathématiciens Hindous, mais que, comme les anciens Chinois et les Egyptiens, ils furent incapables de faire progresser la science d'une façon notable. Leurs écoles ont en une existence d'environ 65o ans, et si on compare les œuvresqu'elles produisirent avec celles de la Grèce ou de l'Europe moderne, on constate en définitive, une véritable infériorité.