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INTRODUCTION EN EUROPE DES OUVRAGES ARABES

(n5o — i45o environ)

Dans l'avant dernier chapitre, nous avons suivi le développement des mathématiques en Europe jusque vers la fin du onzième siècle ; dans le dernier nous avons esquissé leur histoire chez les Hindous et chez les Arabes jusqu'à la même date : nous allons nous occuper maintenant des trois siècles qui suivent. Cette période est caractérisée par l'introduction en Europe des livres classiques Arabes, des ouvrages grecs qui furent connus grâce aux Arabes, et par l'assimilation des idées nouvelles qui se répandirent ainsi.

C'est par l'Espagne, et non directement par l'Arabie, que les écrits des Arabes pénétrèrent pour la première fois dans l'Europe occidentale. Les Maures s'étaient établis en Espagne en 7^7 et aux dizième et onzième siècles leur civilisation était très avancée. Bien que leurs relations politiques avec les califes de Bagdad fussent peu amicales, ils accueillirent avec empressement les travaux des grands mathématiciens Arabes. De cette façon, les traductions des écrits d'Euclide, d'Archimède, d'Appollonius, de Ptolémée et d'autres auteurs grecs peut-être, furent lues et commentées dans les trois grandes écoles mauresques de Grenade, Cordoue et Séville, en même temps que les œuvres des algébristes arabes.

Il paraît probable que la science des Maures fut limitée à ce qu'ils trouvèrent dans ces ouvrages, mais comme ils dissimulaient avec un soin jaloux, toutes leurs connaissances aux chrétiens, il

Ik.

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