CHAPITRE X. INTRODUCTION DES OUVRAGES ARABES
années i !\ 49 et i463 se rapportaient à l'astronomie de Ptolémée, ou à des commentaires de cette ouvrage, et aux deux premiers livres d'Euclide. Et même beaucoup d'étudiants allaient-ils aussi loin? La chose est douteuse. Il résulterait d'une édition des éléments d'Euclide publiée à Paris en i536, qu'après i45a les candidats au grade de maitre-ès-arts à l'Université de Paris devaient faire le serment qu'ils avaient suivi des leçons se rapportant aux six premiers livres de cet ouvrage.
Beldomandi. — Le seul écrivain de ce temps qui mérite d'être mentionné ici est Prodocimo Beldomandi de Padoue, né vers i38o ; il écrivit une arithmétique algorithmique publiée en i4io qui contient la formule de sommation des séries géométriques, et quelques ouvrages de géométrie (l).
Vers le milieu du quinzième siècle l'imprimerie s'était répandue partout et les facilités qu'on eut ainsi de propager les connaissances furent assez grandes pour révolutionner la science. Nous voici arrivés à une époque où les résultats obtenus par les géomètres arabes et grecs sont connus en Europe et il paraîtra convenable de clore ici cette période et de commencer celle de la Renaissance.
L'histoire mathématique de la Renaissance s'ouvre avec Regiomontanus; mais avant d'aborder l'histoire générale il nous paraît à propos de résumer les principaux faits se rapportant au développement de l'arithmétique durant le Moyen-Age et la Renaissance. Nous y consacrons le chapitre suivant.
(') Pour de plus amples détails voir le Bulle ti no di bibliografia, de Bo*compagw, vol. XII, XVIII.