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CHAPITRE XIII. DÉVELOPPEMENT DE LA MÉCANIQUfl a

Ses leçons paraissent avoir roulé principalement sur la mécanique et l'hydrostatique, et elles sont contenues en substance dans son traité de mécanique publié en 1612. Dans ces leçons il revenait sur ses expériences de Pise et démontrait que les corps dans leur chute ne se déplaçaient pas (comme on le croyait alors) avec une vitesse proportionnelle à leurs poids, toutes choses égales d'ailleurs. Plus tard il montra qu'en supposant le mouvement de descente uniformément accéléré, il était possible d'établir les relations entre la vitesse, l'espace et le temps, qui sont traduites par les formules en usage actuellement. A une autre 'L: époque, plus reculée, il montra en observant les temps mis par ,-•*$ les corps pour descendre en glissant le long d'un plan incliné, A que celte hypothèse était exacte. Il prouva aussi que la trajectoire :t d'un projectile était une parabole, et dans sa démonstration, il y-*i. emploie implicitement les principes posés dans les deux pre- • *jj mières lois du mouvement, telles qu'elles furent énoncées par Newton.

U donna du momentum une définition exacte, qui a été consi- i

dérée par quelques écrivains comme pouvant impliquer la con- v-

naissance de la troisième loi du mouvement. Cependant ces lois ne sont nulle part énoncées sous une forme précise et définie et

Galilée doit être regardé plutôt comme ayant préparé la route à ;'

Newton, que comme le créateur de la dynamique.

En statique, il posa en principe que dans une machine ce qui est gagné en puissance est perdu en chemin parcouru, et dans le même rapport. Dans la statique des solides, il détermina la force capable de maintenir un poids donné sur un plan incliné ; en hydrostatique, il énonça les théorèmes les plus élémentaires sur la pression exercée par les fluides, et sur lés corps flottants ; parmi les instruments hydrostatiques, il employa et imagina peut- Q !

être le thermomètre, bien que sous une forme quelque peu imparfaite.

Pour beaucoup de personnes cependant Galilée est surtout un astronome et bien que, rigoureusement parlant, ses recherches astronomiques n'entrent pas dans le programme de ce livre, il peut être intéressant d'exposer les principales. Ce fut dans le courant du printemps de l'année 1609 que Galilée apprit qu'un opticien de Middlebourg, H. Lippersheim ou Lippershey, avait imaginé'

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de fixera l'intérieur d'un tube des lentilles, de telle sorte que les objets vus au travers paraissaient considérablement grossis. Cette invention lui donna l'idée de construire la lunette qui porte encore son nom et dont la lorgnette de spectacle est un exemple simple. Au bout de quelques mois il avait fabriqué des instruments capables de grossir dans le rapport de i à 32, et dans l'intervalle d'un an il fit et publia une série d'observations sur les taches du soleil, les montagnes de la lune, les satellites de Jupiter, les phases de Vénus et les anneaux de Saturne.

La découverte du microscope fut la conséquence naturelle de celle de la lunette. Les honneurs et les récompenses lui vinrent alors en foule et il put, en 1 6 1 o , abandonner le professorat et se retirer à Florence. En 1611, il séjourna quelque temps à Rome et il montra dans les jardins du Vatican, les nouveaux mondes révélés par la lunette.

Il paraîtrait que Galilée avait toujours cru au système de Copernic, mais avait reculé devant l'idée de le soutenir à cause des attaques qu'il aurait eu à supporter. L'existence des satellites de Jupiter semble cependant l'avoir convaincu de la vérité du système et il n'hésita plus alors & le préconiser avec hardiesse. Le parti orthodoxe s'alarma et, le it\ février 1616, l'Inquisition décréta que considérer le soleil comme centre du système planétaire était absurde, hérétique et contraire aux saintes écritures. L'édit du 5 mars 161 6, qui mit ce décret à exécution n'a jamais été abrogé bien que pendant longtemps il ait été tacitement ignoré. Il est bien connu que vers le milieu du dix-septième siècle les Jésuites tournèrent cet édit en disant que la théorie était une hypothèse fausse, dont on pouvait cependant déduire certains résultats.

En janvier i63q, Galilée publia ses dialogues sur le système du monde dans lesquels il expose la théorie de Copernic en un langage clair et vigoureux. Probablement par jalousie de la renommée de Kepler, il n'y fait pas mention des lois énoncées par ce grand, savant (les deux premières avaient été publiées en 1609 et la troitièmeen 16 19); il repoussait l'hypothèse de Kepler, attribuant à l'attraction lunaire la cause des marées, et il cherchait à expliquer leur existence (qui, selon lui, est une confirmation de l'hypothèse de Copernic) par ce fait que les différentes parties de la terre tournent avec des vitesses différentes. 11 fut plus heureux en mon-

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