CHAPITRE XIII. — DÉVELOPPEMENT DE LA MÉCANIQUE !a
trant que les principes de la mécanique permettaient d'expliquer pourquoi une pierre lancée verticalement devait retomber à l'endroit "* d'où elle avait été projetée — phénomène qui était antérieurement considéré comme l'une des principales difficultés dans toute théorie supposant la terre en mouvement.
La publication de cet ouvrage fut approuvée par la censure ecclésiastique, mais il était en substance contraire à l'éditde 1616. Galilée fut convoqué à Rome, forcé de se rétracter, dut faire pénitence et ne fut relâché qu'après avoir promis obéissance. Les documents récemment imprimés montrent qu'on le menaça de la torture, mais qu'on n'avait pas l'intention de la lui appliquer.
Une fois libre il s'occupa de nouveau de ses travaux sur la mécanique et vers i636 il termina un ouvrage qui fut publié à Leyde en i638, sous le titre Discorsi intorno a due nuove scienze. En 1637 il perdit la vue, mais avec l'aide de ses élèves il continua ses expériences sur la mécanique et l'hydrostatique, et sur la théorie du choc.
On a conservé une anecdote de l'époque, qui n'est peut-être pas vraie, mais qui est suffisamment intéressante pour qu'on la reproduise ici. Suivant une version, Galilée aurait reçu un jour quelques membres d'une corporation de Florence, désireux de savoir com ment leurs pompes pouvaient être modifiées, de façon à élever l'eau à une hauteur supérieure à trente pieds ; il leur fit remarquer qu'avant tout il était utile de savoir pourquoi l'eau s'élevait même à une hauteur moindre. Un des membres présents lui répondit que la difficulté n'était pas là, attendu que la nature avait horreur du vide. Soit, lui répondit Galilée, mais alors apparemment cette horreur n'existe plus au delà de trente pieds. Torricelli son élève favori assistait à la conversation et son attention fut alors attirée sur cette question, qu'il élucida par la suite.
L'œuvre de Galilée peut être résumée d'une façon impartiale en disant que ses recherches mécaniques sont dignes des plus grands éloges et qu'elles sont mémorables, parce qu'il énonce clairement cette vérité, que la science doit être basée sur les lois déduites de l'expérience; ses observations astronomiques et les déductions qu'il en tire sont également excellentes et furent exposées avec un talent littéraire ne laissant rien à désirer, mais, bien qu'il soit parvenu à établir la théorie de Copernic sur des bases
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