‹ Histoire des mathématiquesChapitre 246 sur 334 · LAGRANGE, LAPLACE ET LEURS CONTEMPORAINS · texte numérisé non relu

LAGRANGE, LAPLACE ET LEURS CONTEMPORAINS

(de 1740 a i83o)

Le chapitre précédent contient l'histoire de deux Ecoles distinctes — l'Ecole continentale et l'Ecole britannique. Dans les premières années du xvme siècle, cette dernière se montre féconde et pleine de vigueur ; mais elle tombe rapidement en décadence et, après la mort de Maclaurin et Simpson, on ne voit apparaître aucun mathématicien anglais pouvant être comparé aux géomètres du continent de la seconde moitié du même siècle. Ce fait s'explique en partie par l'état d'isolement de l'Ecole anglaise, et en partie par sa tendance à adopter d'une façon trop exclusive les méthodes géométriques et la méthode des fluxions. Les applications scientifiques attirèrent cependant un peu l'attention; mais, en dehors de quelques observations présentées à la fin de ce chapitre, nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire d'étudier en détail les mathématiciens anglais antérieurs à 1820, époque à laquelle les méthodes analytiques reprirent vigueur en Grande-Bretagne.

Sur le continent, sous l'influence de Jean Bernoulli, le nouveau calcul était devenu un instrument d une grande puissance ; grâce surtout à son admirable notation : pour les applications pratiques, une bonne notation est sans prix. Cependant les recherches

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