CHAPITRE XVIII. DÉVELOPPEMENT DE LA PHYSIQUE, EIC
lutionnaire. Cette mort fut pour lui un coup terrible dont il resta pour ainsi dire anéanti. Ses facultés intellectuelles, si actives, si ardentes, si développées, firent subitement place à un véritable idiotief»4»qui, heureusement, ne fut que momentané. Nous ne voulons pas nous étendre ici sur la vie d'Ampère si bien racontée par Arago et nous ne parlerons que de ses recherches scientifiques. Comme géomètre, on peut le placer à côté des plus grands mathématiciens ; comme physicien, il occupe un rang hors pair : il a presque égalé Newton. Son premier ouvrage, paru en 1802, est intitulé : Considérations sur la théorie mathématique du Jeu, mais ses travaux mathématiques importants sont relatifs à l'intégration des équations différentielles du premier et du second ordre. 11 publia sur ce sujet doux mémoires remarquables parus dans le 170 et le 18e cahier du Journal de l9 Ecole polytechnique.
La découverte capitale d'Ampère est celle qui lui a permis de créer pour ainsi dire à lui seul une science nouvelle : « l'électrodynamique. »
Cette science, il la fit surgir comme corollaire de la mémorable expérience d'Œrsted. Nous n'avons pas à l'exposer ici. Elle se trouve dans tous les traités de Physique ainsi que la description des appareils ingénieux qu'il a imaginés pour démontrer les lois qu'il avait découvertes. Il fit plus encore : il montra que l'analyse mathématique était assez puissante pour en rendre compte, dans un ouvrage célèbre, publié en 1826, et qu'on peut placer à côté du livre des principes de Newton.
Ampère aurait certainement fait d'autres découvertes s'il avait pu se vouer entièrement à la science, mais la nécessité de gagner sa vie le força à accepter des fonctions multiples dans l'enseignement. Il passa aussi beaucoup de temps à composer un ouvrage sur la philosophie des sciences, ouvrage qui n'est pas sans mérite, mais dont l'absence aurait peut-êlre été compensée par des découvertes nouvelles en électricité ou en optique.
Fresnel-Biot. — Augustin-Jean bresneU né à Broglie, le 10 mai 1788, et mort à Ville-d'Avray, le i4 juillet 1827, était ingénieur des ponts-et-chaussées ; il consacra ses loisirs à l'étude de l'optique physique.
IIATHEMATIQUES
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