‹ Histoire des mathématiquesChapitre 79 sur 334 · CHAPITRE V. — FIN DE LA SECONDE ÉCOLE d' ALEXANDRIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — FIN DE LA SECONDE ÉCOLE d' ALEXANDRIE

tient à ce qu'As devinrent les livres classiques acceptés pour renseignement au moyen âge, nous ajournerons leur examen qui sera présenté au chapitre vm.

En fait les mathématiques théoriques constituaient à Rome une étude exotique ; le génie de la nation était essentiellement pratique, et pendant la fondation de l'Empire, pendant toute sa durée et w$

sous la domination des Goths, les sciences abstraites se trouvèrent ->

dans des conditions peu favorables à leur développement. :l

Alexandrie au contraire se trouvait admirablement située pour J

devenir un centre scientifique. Depuis sa fondation jusqu'à sa }j

prise par les Mahométans elle ne fut troublée par aucune guerre soit étrangère, soit intérieure, en faisant cependant exception des quelques années de transition du règne de Ptolémée à la domination romaine. La Cité était opulente, et ses gouverneurs se faisaient une gloire de contribuer à l'embellissement de l'Université.

Non seulement l'Orient et l'Occident s'y donnaient rendez-vous pour les transactions commerciales, mais encore elle eut la bonne fortune de voir les Grecs et les différents peuples sémitiques se fixer dans ses murs. Mais, avec le temps, les événements prirent g

graduellement une tournure de moins eu moins favorable au développement de la science ; les discussions perpétuelles des chrétiens sur les dogmes théologiques et l'insécurité croissante dans l'empire dirigèrent les esprits dans d'autres voies.

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