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Melanopsis Olivieri, Bourquignat, 1884.
Grande espèce allongée-pyramidale, ventrue à son dernier tour, à test épais, solide, d’un marron foncé et sillonné par des stries fines, souvent plus fortes vers l’ouverture. Spire acuminée en pyramide, à sommet aigu. Neuf tours plans-tectiformes, néanmoins un tant soit peu convexes, à croissance régulière, séparés par une suture accentuée, bien que linéaire. Dernier tour ventru, très gros, bien développé, atteignant moitié de la hauteur. Ouverture verticale, oblongue, très anguleuse au sommet, à contour très cintré du côté columellaire, et intérieurement d’une nacre blanche ou jaunacée. Bord externe mince, sinueux supérieurement, puis arqué en avant et offrant inférieurement une certaine expansion analogue à celle que l’on remarque chez la maroccana. Columelle courte, forte, très cintrée, à base regardant en dehors. Sinus profond, donnant lieu en arrière à une arête cervicale. Callosité épaisse , fortement tuberculiforme au sommet; — Haut. 3%, diam. 44 millim.
Le type se trouve entre Aïn-Taïb et Alep, à Sadjour-Sou. Je connais encore cette Mélanopside du Nahr-el-Kelb, près Beyrouth; de divers cours d’eau du Liban ; de Serghaia dans l’ouady Baradah près de Damas; de la fontaine Jérémie près de Jéricho; enfin, des environs de Constantinople, où l’on rencontre quelquefois une variété lamellata sillonnée par des côtes émoussées.
Melanopsis Ferussaei, Roth, Moll. spec., p. 24,
pl. u, f. 10, 1839, et Mousson, Coq. Bellardi, p. 42, 1854.
Cette Mélanopside, que les auteurs ont confondue soit
— UDe—
avec la buccinoidæa, soit avec la præmorsa, me paraît spéciale et bien caractérisée. La figure donnée par Roth est bonne.
Je possède cette forme de Smyrne (échantillons-types), de Larnaca (Chypre), du lac de Nicée {Anatolie), de divers cours d’eau du Liban, de Serghaia dans l’ouady Baradah près de Damas; enfin, d’Orfa, de Malatea, de Bérédjik dans le Diarbekir.
Melanopsis maroeccana (pars), Bourquignat, Malac. Algér., 11, 1864,p. 257, pl. xv, {. 19, 13°et 14 (seulement). —{(Buccina maroccana, Chemnitz, Conch. cab., XI, 1795, p. 285 [pars] et pl. cex, f. 2078 et 2079 [seulement]. — Melanopsis prærosa [non Linnœus|, Suites à Rossmässler, f. 1882 et 1885 seulement.)
Cette forme est surtout remarquable par l'expansion aperturale de la partie inférieure de son bord externe.
Autrefois, encore sous l’influence de l’ancienne méthode, j'avais rangé, sous le nom de maroccana, un grand nombre de variétés constantes, que je considère actuellement comme suffisamment caractérisées pour être élevées au rang spécifique. Je n’admets plus aujourd’hui que trois variétés : une major, une media et une minor pour les différences de taille.
Cette Mélanopside est excessivement répandue dans tous les cours d’eau de la Tunisie, de l'Algérie et du Maroc. Comme cette forme se trouve presque partout, il est superflu de citer le nom des localités.
En dehors de ces régions du nord de l’Afrique, je la connais bien caractérisée :
1° Du Guadalaviar, près Valence (Espagne) ;
2° De Fallonica, près de Pise, du lac d’Accesa et de Caldana dans les maremmes de Toscane (Italie);
3° De Nauplie (Grèce) ;
k° Des eaux chaudes de Brousse (Anatolie) et d’Aïn- Plaça dans la plaine du Bahr-el-Houlé (Syrie).
Les échantillons d'Italie appartiennent à la variété minor; bien qu'ils atteignent seulement 43 de haut, sur 7 de diamètre, ces échantillons ne sont pas moins bien caractérisés.
Les individus d’Espagne, de Grèce et d'Asie rentrent dans la variété media.
Quant à la variété major (Malac. Algér., pl. xv, f. 17 et 18), elle se trouve spécialement aux alentours de Mostaghanem (Algérie).
Melanopsis brevis, Parreyss, in : Mousson, Coq. Bellardi, p. 51, 1854.
Cette Mélanopside, qui ressemble en petit à la maroccana , est le représentant en Orient de l’espèce marocaine.
La brevis que M. Mousson signale du Léonthes en Syrie, est une forme très répandue; je l'ai reçue de Brousse, de Nilufer près Mondania (Anatolie), de la fontaine du Soleil à Baalbeek et de divers cours d’eau du Liban, de l’Antiliban et du Diarbekir.
Melanopsis obesa, Dourquignat, 1884. (Melanopsis Dufouri, var. Rossmässler, Iconogr., XIII et XIV, 1854, p. 30, f. 837. — Melanopsis præ-
morsa, var. obesa (1), Gassies, Coq. Mayran, 1856, p. 12, f. 11-12.)
Cette obesa est très exactement représentée dans les travaux de Rossmässler et de Gassies que je viens de citer.
Le gonflement extraordinaire du dernier tour du côté droit est si singulier qu'il pourrait passer pour un fait accidentel, si ce caractère n’avait pas été reconnu sur un nombre considérable d'individus.
Cette espèce, constatée d’abord dans l'étang d’Albuféra près de Valence, en Espagne, et de l’oued Isser sur la route entre Sidi-bel-Abhès et Tlemcen, a encore été retrouvée, en Algérie, à Ain-Fekan(prov. Oran), à Biskra, à Ourlana et dans les puits artésiens de Djama (prov. Constantine).
Melanopsis Bofilliana, Bourquignat, 1884.
Cette jolie espèce, à laquelle j'attribue le nom du D' Bofill y Poch, secrétaire de la « Cronica cientifica » de Barcelone, est une miniature de l’obesa de Gassies, bien qu’elle soit très différente de celle-ci.
Petite coquille (haut. 11, diam. 5 millim.) subconique, mince, d'un marron uniforme des plus brillants, et offrant une surface lisse, sauf vers l’ouverture. Spire atténuée, subconoïde, à sommet peu aigu, ordinairement rongé. Six tours plans-rectilignes, à croissance régulière, séparés par une suture bien marquée, quoique linéaire, par suite d'un léger relief des tours; les supérieurs exigus; le dernier très grand (haut. 9 millim.) attei-
(1) Non obesa de Guirao, qui est ma Melanopsis Guiraoi (voir ci-après).
gnant près des deux tiers de la hauteur, caractérisé par une forme méplane-déclive supérieurement, convexe inférieurement, et prenant, vers l'ouverture, une ventrosité analogue à celle de l’obesa ; enfin, remarquable par une brusque direction descendante à l’insertion du bord externe. Ouverture presque verticale, ovalaire, très anguleuse au sommet, très dilatée, convexe du côté externe, d’un nacré violacé très brillant à l’intérieur. Bord péristomal externe évasé, dilaté, largement patulescent. Columelle grosse, robuste, encrassée, droite, à extrémité en pointe, regardant en bas. Callosité étalée, relativement considérable.
Cette Mélanopside vit aux environs de Lorca, en Espagne.
Melanopsis mauritanica, Bourquignat, 188k. (Melanopsis tingitana [non Morelet}, Kobelt, Iconogr., f. 1883 et 1887 [seulement l’échantillon à gauche], 1880.)
L'espèce que je distingue sous cette nouvelle appellaüon, par la forme de son ouverture, par l’ensemble de son contour, ainsi que par sa physionomie générale, est une Coquille voisine, malgré ses costulations, des Mélanopsides de la série des maroccana, tandis que la tngitana de M. Morelet, telle que cet auteur l’a fait figurer, est une forme essentiellement différente sous tous les rapports, appartenant à la série de la éurrita. On n'a qu'à faire la comparaison de la soi-disant #ngitana (f. 1883) de l’Iconographie, de la vraie fingitana (au dire de
M. Morelet) représentée (Malac. Maroc, pl. m1, f. 8, 1880), pour acquérir la conviction que ces deux Tingitanes ne sont, non seulement pas les mêmes, mais encore qu’elles ne peuvent être classées dans la même série.
La mauritanica (Tingitana de la figure 1883 de l’Iconographie) est une Coquille ventrue-oblongue, à spire atténuée, subconoïde, ayant un certain air obèse et lourd, par suite d’une courbure en dos d'âne assez accentuée du côté opposé à l'ouverture. Son dernier tour, sensiblement dilaté-convexe, donne à l'ouverture une apparence très cintrée du côté inféro-externe, analogue à celle que l’on remarque chez les diverses espèces de la série de la Haroccana. Les costulations sont surtout supérieures ; elles s’effacent presque entièrement sur le dernier tour. Sur l'échantillon (f. 1887) représenté à gauche, qui constitue une variété lœvts, les costulations n’existent même plus vers le sommet.
La mauritanica se rencontre çà et là dans le Maroc.
Melnnopsis Seignetti, Pourquignat, 1872. (Melanopsis Maresi [non Bourquignat]|, Kobelt, Iconogr., 1880, f. 1884.)
Cette Mélanopside, présentée comme ma Maresr, n’a pas le moindre rapport avec elle. On pourra s’en convaincre par la comparaison de la figure 188% avec celles très exactes que j'ai données dans ma Paléontologie et ma Malacologie de l'Algérie.
Le type de la Seignetti a été recueilli par le capitaine Seignette, en 1870, lors de l’expédition du général Wimpflen dans les oasis du sud de la province d'Oran. Elle a été abondamment trouvée dans les sources de l'oasis
Sidi Yousef, à l'extrême sud de la frontière du Maroc. Depuis, elle a été découverte dans un ruisseau d’eau chaude à Ouargla, dans le Sahara de la province de Constantine. L'auteur des Suites à Rosmässler la mentionne {sous le nom erroné de Maresi) de la rivière Nyonia? du Maroc.
Cette Coquille est très fidèlement rendue figure 1884, Le caractère des côtes, légèrement obliques, a été surtout parfaitement saisi.
La Seignetti, du groupe de la Mauritanica, est une forme oblongue-écourtée, assez renflée, à sommet brièvementacuminé. Le test, d’un marron-noirâtre uniforme, n’est pas costulé, mais plutôt plissé. Ces plis sont supérieurs, sauf vers l’ouverture, où 1ls descendent jusqu’en bas. Les tours, au nombre de six, s’accroissent lentement jusqu’au dernier, qui est relativement développé, puisqu'il dépasse la moitié de la hauteur; l'ouverture, bien ovale, très anguleuse au sommet, offre le caractère de celle des formes de la série des Maroccana ; la columelle est cintrée; le sinus est très prononcé; enfin, la callosité est surtout épaisse au sommet; — haut. 15-17, diam. 7 millim.
Il existe une variété pulchella, à test plus délicat et moins renflé, qui vit dans les mêmes localités que le type.
Melnnopsis etrusen, V//a, mss. (Melanopsis Dufouri, var. etrusca, Brot, Cat. syst. Melan., p. 63, 1862, et de plusieurs auteurs italiens).
Jolie petite espèce de forme constante, d’une teinte marron uniforme, quelquefois d’un marron bleuacé, en-
tourée d’une zone plus foncée, offrant, à l’endroit de cette zone, un léger méplan parfois faiblement concave.
La forme de l'ouverture, par suite de la convexité accentuée du bord externe vers sa partie inférieure, rappelle celle des espèces de la série de la Maroccana ; elle a, également, des rapports de ressemblance avec celle de la Dufouri. La callosité, d’une belle nacre blanche, est fortement épaissie vers l'insertion du bord externe.
Je possède cette Mélanopside, qui offre, dans sa taille, quelques variations de peu d'importance : de Caldana, dans les maremmes de Toscane; de Fossa calda, près de Campiglia, et du lac d’Accesa, près de Massa-Maritima (Italie). Je l’ai encore reçue bien caractérisée des ruisseaux de l’île d'Ivice, dans les Baléares.
Melanopsis pleurotomoidæn; Bourquignat, 188h.
Cette Coquille, qui vit dans les mêmes localités que la précédente, avec laquelle elle a, sans aucun doute, été confondue, est remarquable par la partie supérieure échancréedu bord externe, qui revient en arrière, au point de laisser à découvert l’épaississement tuberculiforme de la callosité. Chez l’efrusca, le bord externe descend rectüilignement et n'offre aucune trace d’échancrure à son insertion.
Cette échancrure caractéristique de la pleurotomoidæa dépasse 1 millimètre, chiffre énorme comparativement à la taille de cette espèce, dont la moyenne est de 10 de bauteur, sur 5 de diamètre. Vu de profil, le bord externe paraît tout à fait arqué en avant.
Cette Mélanopside diffère encore de l’etrusca par sa forme moins allongée, plus trapue, plus conoïde ; par son
ouverture presque subarrondie, par suite d’une plus grande convexité du bord externe ; par sa columelle plus cintrée ; par sa callosité plus forte et plus tuberculiforme au sommet.
Melanopsis lorenna, Guirao, in : Malak. BI., 1854, p. 32, et Rosmässsler, Iconogr. (XIII et XIV, 1854), p, 33, f. 845, et Servain, Moil. Esp., p. 154, 1880.
Cette forme a été recueillie en Espagne dans les cours d’eau de Rambla de Viznaga et de Pontano de Puentes, près de Lorca, ainsi que dans divers ruisseaux aux environs de Benalmadena, dans la sierra de Mijas. Je la connais encore des eaux thermales de Mathen, à Alhama, dans l’Aragon.
Melanopsis Penchinati, Bourquignai, Moll. nouv. (9° décade, 1868), n° 90, pl. xe, f. 1-k.
Cette belle Coquille, remarquable par ses costulations, par son énorme callosité empâtant tout l'axe columellaire, possède un bord externe offrant, à son insertion, un retrait en arrière, assez semblable à celui de la pleurotomoidæa d'Italie.
Agora, en Aragon. Dans les eaux de Mathen, à Alhama, on rencontre une forme mtnor.
Melanopsis Bleicherë, Paladilhe, Desc. quelq. esp. nouv. env. d'Oran (Ext. : Rev. se. nat. Monlpellier, 1874), p. 5, f. 23-25.
Cette espèce, parfaitement caractérisée, recueillie par
le D' Bleicher dans les dépôts quaternaires des environs d'Oran, est une forme actuelle, vivant près de Saint- Denis-du-Sig (Algérie) et aux alentours de Valence, en Espagne.
Ses tours supérieurs excessivement petits se développent en saillie. La spire est très courte. Le dernier tour, énorme, atteint les trois quarts de la hauteur, Le test lisse, brillant, d’un marron corné, passant parfois au bleuâtre, est orné de flammules marron transversales et interrompues. La callosité est tuberculiforme au sommet. Sur le dernier tour, on remarque un sillon méplan, très faiblement concave, caractéristique des formes de cette série.
Melanopsis scalaris (non Parreyss, mss.), Gasstes, Coq. Mayran (Extrait Soc. linn. Bordeaux, XXI, 1856), p. 12, f. 7-8.
Cette Mélanopside est parfaitement figurée dans le travail de M. Gassies. Sa représentation suffit amplement à sa Connaissance, si l’on veut bien examiner attentivement les caractères de cette Coquille. J'ai donné (Malac. Alg., IE, 1864, pl. xv, f. 19), sous l’appellation de maroccana, var. scalaris, la figure d’une forme minor de cette espèce.
Le bord externe, d'abord concave, devient ensuite très arqué en avant à sa partie inférieure; les tours sont plans supérieurement, et comme creusés au-dessous de l’angle carénant,
Source thermale d’Aïn-Fekan, entre Mascara et Saïda, et oued Moulouiah, à Lalla-Maghnia, près des frontières du Maroc, dans la province d'Oran. À Ouargla, on rencontre une forme d’une taille un peu moindre, fort peu scalaire, où, chez quelques échantillons, la carène subsuturale s’efface sur le dernier tour.
Melanopsis subsenlaris, Bourquignat, 1SS4. (Me- Janopsis maroccana, var. scalaris [non Gassies], Bourquignat, Malac. Algér., Il, 1864, p. 260, pl. xv, f. 20 seulement).
Cette forme, que l’on rencontre rarement dans l’Ain- Fekan, mais plus abondamment dans les eaux des alentours de Saint-Denis-du-Sig, près d'Oran, se distingue de la scalaris : par sa taille moindre ; par sa forme oblongueallongée, à spire élancée, terminée par un sommet très pointu; par des tours non scalaires, mais présentant simplement, le long de la suture, une étroite zone subanguleuse, non plane, mais déclive; par son bord externe non aussi convexe à sa partie inférieure; par son ouverture moins large, plus longue, ete.
Chez cette espèce, la coloration ordinairement d’un cendré marron prend parfois des tons d’un vert-bleuacé tout particulier.
Aux environs de Fez (Maroc), existe une forme #ajor (haut. 26, diam. 12 millim.), remarquable par son bord externe dilaté, très ventru, à l'instar de celui des espèces de la série des Maroccana.
Melanopsis Guiraoi, Bourquignat, 1884 (Melanopsis obesa [non Gassies, 1856], Guërao, mss. in :
Brot, Melan., p. #38, pl. xzvn, Ê. 16-17, 1874).
Cette forme, très voisine de la scalaris de Gassies, vit dans les cours d’eau de la province de Murcie. Je la possède de Lorca.
La spire très courte, est atténuée en forme de dôme (£. 17) ou en forme d'escalier (f. 16); la partie supérieure des tours est inclinée-tectiforme jusqu'à l'angle carénant. Chez la scalaris, la partie spirale intermédiaire entre la suture et la carène est plane.
Melnnopsis Hammamensis, Gassies, Coq. Mayran (Extrait Soc. linn. Bord., XXI, 1856), p. 11, f. 9-10. — Morelet, Malac. Maroc, 1880, p. 68. (Buccina maroccana, Chemnitz, Conch.
cab., XI, 1795, pl. cex, f.. 2080 et 2081 seulement. — Melanopsis maroccana, var.
Hammamensis, Bourquignat, Malac. Alg., IT, 1864, p. 260, pl. xv., Î. 21 et 22 seulement. — Melanopsis maroccana, Mousson, in Jahrb. Malak., [, 1874, p. 103.
Espèce abondante dans l’oued-el-Hammam (prov. d'Oran), à Casa Blanca et à Fez (Maroc).
L’Hammamensis du D' Paladilhe (Coq. Maroc, p. 21) signalée des alluvions quaternaires du Sbou, près de Meknès (Mekinez) est l’acutespira.
La vraie Aammamensis est très exactement figurée dans Chemnitz et Gassies; on n’aura qu'à se reporter aux figures de ces auteurs pour la connaissance de cette Mélanopside.
Melnanopsis Mohammedi, Bourquignat, 1881. (Melanopsis prœrosa, Morelet, Malac. Maroc (Extt Journ. Conch., 1880), p. 67, pl. mi, f. 6).
Cette forme, qui n’a aucune ressemblance avec la vraie prærosa (Bucc.) de Linnœus, est une espèce spéciale répandue dans le sud du Maroc. Elle est citée d’Agadyr où elle vit avec la vraie Maroccana. Je la connais des environs de Mogador.
La Mohammed est très bien représentée dans le Mémoire de M. Morelet (pl. it, f. 6). Cette figure suffit pour la distinction de cette Mélanopside.
Melanopsis Belonidæa, Bourquignat, 1884. (Olim, Melanopsis maroccana , var. in : Malac.
Algér., I, 186%, pl. xvi, f. 5 et 6 seulement).
Coquille fluette, élancée-allongée, à peine ventrue, à spire longue terminée par un sommet acéré, et offrant une ouverture dilatée à la base par suite de l'expansion du bord externe descendant plus bas que l’échancrure columellaire.
Test solide, opaque, brillant, très finement striolé, d’un ton corné ou marron, avec une zone supérieure plus foncée. Spire allongée, acuminée, à sommet pointu. Huit tours à croissance serrée, séparés par une suture linéaire; les supérieurs délicats, plans; le dernier très grand, dépassant la moitié de la hauteur, de forme oblongue-allongée, peu convexe, avec un sentiment de
sillon concave vers sa partie moyenne. Ouverture très faiblement oblique, oblongue, très anguleuse avec une fente prolongée au sommet, assez dilatée à la base, par suite du bord externe descendant plus bas que l’échancrure. Bord externe faiblement arqué en avant avec régularité et légèrement rétrocédent inférieurement. Columelle courte, peu cintrée, fortement échancrée par un sinus profond, donnant lieu extérieurement à une arête cervicale saillante. Callosité épaisse, très encrassée et tuberculiforme au sommet; — haut. 13-15, diam. &-5 millim.
Var. minor.—Coquille encore plus fluette, d’une taille moindre ; — haut. 10, diam. 3 millim.
Ruisseau d’eau chaude à Ouargla (prov. de Constantine) et eaux thermales du Djérid, au nord du chott Tiraoun (sud de la Tunisie).
Melanopsis Cossoni., Bourquignat, 188k.
Cette Mélanopside, dédiée au savant botaniste le D° Ernest Cosson, membre de l’Institut, est une forme allongée rappelant en très petit les contours de la Dufourr, au dernier tour oblong, peu convexe, avec un soupçon de sillon concave, et un test orné de très fines lamelles ou parfois de côtes obsolètes à l’état rudimentaire.
Coquille épaisse, opaque, d’un brun verdâtre ou d’un marron plus ou moins foncé. Spire allongée, turriculée et s'acuminant en un sommet aigu, lorsqu'il n’est pas rongé. Huit à neuf tours à croissance lente, séparés par une suture linéaire ou d’autres fois accentuée, par suite d’un renflement spiral subsutural; les supérieurs petits, délicats, presque plans jusqu'à l’avant-dernier, où la