LI. — Annales de Malacologie. — MAT
latures vineuses très délicates, disposées, non en séries spirales, mais dans le sens des stries. Huit tours plans-tectiformes jusqu’au dernier, qui est seul convexe. Croissance lente et régulière jusqu’à l'insertion du bord. Suture linéaire, sauf vers l’ouverture, où elle est un peu plus accentuée. Dernier tour, convexe-oblong, relativement grand, dépassant faiblement la moitié de la hauteur. Ouverture légèrement oblique, très rétrocédente à la base du bord columellaire, de forme oblongue très anguleuse supérieurement. Péristome simple, mince et tranchant. Callosité robuste, un tant soit peu blanchâtre. Bord columellaire fort, très court, se terminant par une subtroncature à 2 millimètres au-dessus du bord inféro apertural, qui est très rétrocédent en cet endroit ; — haut. 19, diam. 8 millim.
Ruisseau de Pregrada, près Krapina-Tæplitz, en Croatie.
Fagotia Berlani, Bourquignat, 1880.
Chez cette espèce, la columelle est droite, nettement troncatulée; l’ouverture n’est pas rétrocédente à la base, et le bord externe, à sa partie inférieure, s’avance d’une façon si prononcée en avant, sous la forme d’une languette cintrée, que la base de l'ouverture ressemble à un large sinus mélanopsidien. La coquille, moins allongée, paraît plus ventrue ; la spire, plus courte, est plus brièvement tectiforme-conique; enfin l'ouverture serait verticale sans son bord externe qui se convexe fortement en avant.
Test mince, transparent, brillant, très délicatement striolé, d’un ton uniforme-olivâtre avec quelques rares
maculatures vineuses éparses çà et là. Sommet aigu, mais à un degré moindre que celui de la Rossmässleri. Sept tours plans-tectiformes, à croissance lente jusqu’au niveau de l'insertion du bord externe, Suture linéaire, même près l’ouverture. Dernier tour convexe égalant juste la moitié de la hauteur. Ouverture verticale (ou plutôt paraissant s’avancer en avant, par suite de la projection du bord externe à sa partie inférieure) allongée-obiongue, légèrement rétrécie à sa base (c’est l'inverse chez la précédente). Péristome droit, émoussé. Columelle peu robuste, droite, courte, troncatulée, d’une teinte nacrée noire ou vineuse. Callosité mince; — haut. 15, diam. 7 millim.
Le Danube à Ibraïla ; la Save entre Agram et Sissek.
Fagotia danubialis, Bourquignat, 1880.
Coquille allongée-subfusiforme, à spire acuminée, à dernier tour n’atteignant pas la moitié de la hauteur, età ouverture oblique, fortement rétrécie inférieurement.
Test assez mince, transparent, brillant, finement striolé, d’un jaune olivâtre avec des maculatures vineuses, très petites, parfois fulgurantes, çà et là éparses. Sommet toujours corrodé. Huit tours presque plans, à croissance réguliére, à suture linéaire. Dernier tour relativement médiocre, n’atteignant pas la moitié de la hauteur, d'une convexité peu forte. Ouverture oblique, allongéerétrécie inférieurement, Péristome mince et droit. Columelle courte, subtroncatulée, d’un ton violacé ou rosacé, surtout à l’endroit de la subtroncature. Bord externe droit. Callosité médiocre; — haut. 17, diam. 7 millim.
Le Danube à Ibraïla; la Save à Agram; la Krapina à
Sused (Croatie), et çà et là dans presque tout le bassin danubien.
Fagotia Pieifleri, Bourquignat, 1880. — Melanopsis Esperi (non Ferussac, nec Rossmässler). ©.
Pfeiffer, Naturg. Deutsch. Moll., IIT, 1828, p. 52, pl. var, f. 26-27.
Cette espèce, que j'inseris sous ce nouveau nom, est celle que C. Pfeiffer à considérée à tort comme l’Esperi de Rossmässler. Cette Fagotie est une forme oblongue, à spire conoïde, à cinq ou six tours légèrement convexes, dont le dernier dépasse la moitié de la hauteur. L’ouverture, oblongue, est entourée d’un péristome tranchant, La columelle mince, droite, est subtroncatulée. Enfin, la callosité transparente est à peine sensible. Le test, tantôt olivâtre, comme chez le type, ou orangé comme chez l'échantillon figuré par C. Pfeiffer, tantôt entièrement violacé, se trouve maculé d’une quantité de petits points vineux disposés en quinconce ; — haut. 16, diam. 6 millim.
Les figures 26 et 27, données par C. Pfeiffer, rendent mal le port et l’aspect de cette espèce.
Rivières de Carniole ; — la Save à Steimbrück.
Fagotin Anceyana, Bourquignat, 1884.
Coquilleopaque,toujoursrecouverte d’un enduit marron très tenace, ressemblant à un tissu épidermique, qui lorsqu'il est enlevé, laisse apercevoir une surface lisse d’un blanc corné, tigré d’une infinité de petites taches foncées,
allongées dans le sens spiral, Test de forme oblongue-allongée, àspire obtusémentsubconoïde, à sommet émoussé. Six tours presque plans, ou un tant soit peu convexes, à croissance régulière jusqu’au dernier. Suture linéaire, bien qu'accentuée par suite de l’enroulement spiral donnant lieu à une légère saillie le long de la ligne suturale. Dernier tour faiblement convexe, atteignant juste la moitié de la hauteur. Ouverture verticale, oblongue, d’un nacré bleuâtre, et entourée d’un bord péristomal droit et tranchant. Columelle courte, nettement subtroncatulée. Bord externe bien arqué-convexe en avant. Callosité forte ; — haut. 16, diam. 7 millim.
Cette Fagotie, dédiée à M. C. F. Ancey, de Marseille, vit dans la Save au-dessous d’Agram, dans la rivière de Krapina (Croatie); enfin, dans le lac Sabandja près d'Ismidt (Anatolie).
Fagotia pusilla, Servain, 1884.
Petite espèce ovale-suboblongue, assez ventre pour sa taille et de forme un peu obtuse dans toutes ses parties. Test opaque, terne, olivâtre, maculé çà et ià de points marrons. Spire assez courte, subconoïde, obtuse au sommet. Cinq tours presque plans, à croissance assez rapide, séparés par une suture linéaire. Dernier tour convexe, oblong, égalant juste la moitié de la hauteur. Ouverture verticale, oblongue, très anguleuse supérieurement, d’un nacré grisâtre à l’intérieur, entourée par un bord péristomal mince et droit. Bord externe bien arqué-convexe en avant. Columelle très exiguë, subtroncatulée. Callosité robuste; — haut. 10, diam. # millim.
Rives de la Save près Sissek, en Slavonie.
Fagotia Audebardi, Dourquignat 1884. — Melanopsis Audebardi, C. Prevost, Nouv. esp. Mél, in: Mém. Soc. hist. nat. Paris, 1, 1823, p. 264. — Hemisinus thermalis, Titus, in : Brot.Melan.
(2*° édit. Chemnitz), p. 3714, pl. xxxvIn, f. 3 A. C. 1874.
Cette espèce vit dans les eaux thermales de Baden, près de Vienne, en Autriche, et dans celles de Carpazi et de Miskols, en Hongrie.
Bien que C. Prevost et Brot n’aient pas signalé les petites maculatures du test, parce qu’ils n’ont pas eu lPidée de gratter le tissu épidermique brun-marron qui recouvre la surface, cette Coquille n’en est pas moins maculée.
L’Audebardi est une toute petite espèce, dont la taille ne dépasse pas 10 millim., lorsque les tours sont complets, et 8, lorsqu'ils sont incomplets, ce qui arrive le plus souvent. Le diamètre du dernier tour varie de 4 à 6 millim. Les tours sont légèrement contractés le long de la suture. La subtroncature columellaire est bien accentuée.
C. Pfeiffer a décrit (Nat. deutsch., Moll.IIE,, 1828, p.51, pl. vu, f. 24), sous l’appellation de Melanopsis Audebarti, une espèce qui n’est pas celle de Constant Prevost. L’individu figuré, ayant 14 millim. de haut sur # de large, est beaucoup trop allongé pour sa grosseur. Cette Audebartu de GC. Pfeiffer, est une Microcolpie (laciculella).
lagotia Locardiana, Bourquignat, 1882.
Coquille ovalaire, assez courte, ventrue, recouverte, ainst que toutes celles de ce groupe, d’un enduit épidermique terne, marron, très tenace, qui, lorsqu'il est enlevé, laisse voir une surface blanchâtre, tigrée de maculatures marron, en séries spirales. Test lisse, solide, opaque. Spire assez courte, oblongue-obtuse, à sommet émoussé. Six tours faiblement convexes, à croissance régulière et à suture linéaire. Dernier tour ventru, égalant la moitié de la hauteur et offrant à l'insertion du bord externe une direction descendante. Ouverture verticale, très anguleuse à son sommet, paraissant, bien qu’elle soit un tant soit peu contractée à la base, comme dilatée, par suite de l’expansion du bord externe, qui se projette en avant sous une apparence arquée plus ou moins spatuliforme. Ce signe distinctif est surtout prononcé chez les individus bien adultes. Péristome droit et simple. Columelle courte, nettement subtroncatulée. Callosité épaisse, souvent tuberculiforme vers l'insertion du labre ; — haut. 1#, diam. 7 millim.
Cette Fagotie, à laquelle j’attribue le nom du savant Malacologiste Arnould Locard, de Lyon, est très abondante dans le lac Sabandja, près d’Ismidt (Anatolie).
Fagotia aseanien, Bourquignat, 1880.
L'ascanica, qui vit dans le même lac Sabandja en compagnie de la précédente, diffère de celle-ci : par sa
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coquille, qui, tout en restant globuleuse au dernier tour (néanmoins à un degré moindre), offre une spire plus allongée, subconoiïde, à tours plans-tectiformes; par son sommet plus aigu, dont les tours, moins exigus, sont plus amplement développés; par son dernier tour plus petit, n'’atteignant pas la moitié de la hauteur; par son ouver. ture moins ample; par sa columelle cintrée, non droite, plus subtroncatulée. — Chez cette espèce, le maximum de la convexité du dernier tour est plus inférieur, et, ce tour, au lieu d’être régulièrement convexe, est plan-tectiforme à sa partie supérieure; — haut. 16, diam. 6 ruilhim.
Fagotina gravida, Bourquignat, 1880.
Coquille courte, globuleuse-ventrue, à tours convexes. Test lisse, épais, opaque, d’un ton marron uniforme, laissant apercevoir, lorsque lenduit épidermique est enlevé, une surface chargée de maculatures quadrangulaires, disposées en damier (ces maculatures marron sont séparées par des carrés blancs et s’alternent, en imitant la disposition des cases d’un échiquier). Spire très courte, obtuse, à sommet émoussé. 5-6 tours augmentant peu à peu en convexité. Suture sublinéaire, bien que prononcée. Dernier tour gros, ventru, régulièrement convexe, dépassant la moitié de la hauteur. Ouverture verticale, oblongue, d’une nacre blanchâtre. Bord externe se convexant en avant et devenant, à la base, spatuliforme. Columelle petite, très courte, en pointe et subtroncatulée. Péristome droit et simple. Callosité médiocre; —Hhaut. 12, diam. 6 1/2 millim.
Rivières du bassin du lac Säbandja (Anatole).
Fagotia Gallandi, Bourquignat, 1884.— Melanopsis Gallandi, Bourquignat, in : Locard, Malac.
Tibér., p. 8, 1883.
Cette espèce, dédiée à l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de l'empire Ottoman, M. Jules Galland, est remarquable par l’accentuation de la subtroncature columellaire. Cette accentuation subtroncaturale donne lieu à un léger sinus mélanopsidien, plus ou moins prononcé, selon les échantillons. Bien qu’en réalité, la base de l’axe ne soit point véritablement tronquée, cette base n’en a pas moins, à première vue, cette apparence fictive, grâce encore à la dilatation spatuliforme du bord externe à sa partie inférieure. Cette dilatation, en avant, est cause que le rebord péristomal, pour rejoindre la base de laxe, est forcé de revenir en arrière sous la forme d’un contour rentrant, ressemblant, jusqu’à un certain point, à celui d’un sinus mélanopsidien. — Ce sont ces deux causes dues : l’une à l’accentuation subtroncaturale, l’autre à la dilatation inféro-spatuliforme du bord externe, qui font paraître cette Fagotie, comme tronquée, bien qu’elle ne le soit pas en réalité.
Coquille oblongue-ventrue, lisse, recouverte d’un enduit noir ou marron brillant, qui, lorsqu'il est enlevé, laisse apercevoir des séries de petites maculatures se détachant sur un fond blanchâtre. Spire ventrue-subconoïde, à sommet aigu. Six tours légèrement convexes, augmentant insensiblement en taille et en ventrosité jusqu’au dernier, et séparés par une suture accentuée, bien que peu profonde. Dernier tour convexe-ventru, égalant la moitié de la hauteur. Ouverture verticale, de forme oblongue, an-
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guleuse au sommet, légèrement canaliforme à la base de l'axe, et intérieurement d’un nacré blanchâtre-marron ou bleuacé. Péristome continu, par suite d’une callosité très épaisse, formant saillie, et paraissant, sur quelques échantillons, comme détachée. Bord externe faiblement obtus, se projetant en avant, à la partie inférieure, sous la forme d’une expansion spatuliforme. Columelle courte bien nettement troncatulée; — haut. 15, diam. 8 millim.
Affluents du lac Sabandja, près d’Ismidt (Anatolie).
Chez cette espèce, la callosité devient parfois tuberculeuse à l'insertion du bord externe.
Fagotia stenostoma, Bourquignat, 1879.
Espèce remarquable par son ouverture exiguë, par l’accentuation de sa subtroncature, par son dernier tour très renflé et par sa spire conoïde-acuminée très allongée. Chez cette Fagotie, la ventrosité du dernier tour, qui atteint 8 millim., diminue d’une facon si sensible, que celle de l’avant-dernier n’est plus que de # 1/2. Il y à donc une différence de 3 1/2 en diamètre entre la grosseur de ces deux tours.
Test opaque, recouvert d'un enduit noir très tenace, qui, lorsqu'il est enlevé, laisse voir une surface blanchâtre maculée de points marrons allongés. Spire élancée, conique-acuminée, à sommet aigu, mais le plus souvent rongé. Huit tours plans-tectiformes à croissance régulière jusqu’au dernier, séparés par une suture linéaire. Dernier tour égalant les 2/5 de la hauteur, très exigu bien
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que très ventru, plan supérieurement et offrant le maximum de sa convexité au-dessous de la ligne médiane. Ouverture verticale, ovale, très anguleuse au sommet, d’un nacré noir-bleuacé à l’intérieur. Péristome simple, aigu, assez épaissi en dedans. Columelle droite nettement troncatulée. Bord externe plus ou moins arqué en avant, surtout vers sa base, ce qui donne à la partie inférieure de l'ouverture une apparence mélanopsidienne. Callosité épaisse, souvent très encrassée à linsertion du bord externe ; — haut. 20, diam.8 millim.
La Save au-dessous d’Agram; rivières au sud de Krapina-Tœplitz, et entre Plaski et Ostaria (Croatie).
Fagotia anatolien, Bourquignat, 1880.
Coquille trapue, relativement très ventrue, caractérisée par une spire courte, conique, à sommet obtus, et par un dernier tour égalant la moitié de la hauteur.
Test épais, opaque, finement striolé, recouvert d’un enduit marron faiblement transparent qui laisse apercevoir en dessous des maculatures foncées, inégales de taille. Spire brièvement conique. Six tours plans. Croissance régulière jusqu’au dernier. Suture linéaire. Dernier tour relativement très grand, plan supérieurement (sauf vers l'ouverture où il devient régulièrement convexe), et offrant son maximum de convexité au-dessous de la ligne médiane. Ouverture verticale (paraissant par suite de la projection arquée du bord externe comme portée en avant), ovale, intérieurement blanchâtre. Columelle cintrée, nettement subtroncatulée. Péristome droit, subobtus. Bord externe arqué en avant. Callosité très épaisse; — haut. 13, diam. 7 millim.
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Rivières près Ismidt (Anatolie).
Fagotia Servainiana, Bourquignat, 1882.
Espèce ventrue-globuleuse, à spire conoïde assez courte, à columelle ne descendant pas jusqu’à la base de l’ouverture, à dernier tour très gros, ventru-convexe, n'égalant pas tout à fait la moitié de la hauteur.
Test épais, opaque, fortement encrassé par un enduit épidermique, permettant de voir, lorsqu'il est enlevé, une surface marron maculée de points plus foncés. Spire subconoïde, à sommet toujours corrodé, probablement aigu. Six tours non plans, mais légèrement convexes, à croissance régulière. Suture accentuéc. Ouverture verticale, ovalaire, d’une nacre foncée bleuâtre-violacée, à l’intérieur, Columelle très courte, en pointe, peu troncatulée (subtroncature limitée simplement par un sillon canaliforme), et ne descendant pas à la base. Péristome simple, tranchant, épaissi à l’intérieur. Bord externe légèrement arqué et projeté en avant. Callosité peu épaisse ; — haut. 17, diam. 9 millim.
Rivière entre Plaski et Ostaria (Croatie).
Fagotia nocturna, Bourquignal, 1879.
Coquille remarquable par sa forme conique, dont le maximum de la ventrosité se trouve accentué vers la base du dernier tour. Cette Fagotie, de taille plus forte que la précédente, à spire un peu plus allongée, à columelle encore plus courte et moins subtroncatulée, possède une ouverture très différente de la Servainiana. Son ouverture, en effet (par suite du mode de ventrosité
du dernier tour), plus dilatée à la base, plus anguleuse supérieurement, paraît pyriforme, et son bord externe descend presque d’une façon rectiligne. Chez la Servainiana, le bord externe étant régulièrement convexe, l’ouverture devient moins anguleuse au sommet et moins dilatée à la base,
Test assez épais, non transparent, grossièrement sculpté vers l'ouverture, recouvert d’un enduit épidermique noir très tenace, et, sans cet enduit, offrant une surface marron, tigrée par quelques séries de petites maeulatures. Spire conico-pyramidale, à sommet aigu, Huit tours presque plans, néanmoins un tant soit peu convexes, à suture bien marquée, quoique linéaire. Croissance régulière. Dernier tour n’atteignant pas la moitié de la hauteur, plan-tectiforme supérieurement, seulement ventru et convexe inférieurement. Ouverture verticale, pyriforme, d’un nacré bleuâtre à l’intérieur. Péristome droit et tranchant. Columelle très courte, ne descendant pas jusqu’au bas et à peine troncatulée. Bord externe légèrement arqué et se projetant en avant. Callosité mince ; — haut. 20, diam. 9 millim.
La Save à Agram et la rivière entre Plaski et Ostaria (Croatie) ; le Danube à Ibraïla.
Fagotia Letourneuxi, Pourquignat, 1879.
Coquille oblongue-coniforme, à spire allongée-conique, tout en restant sensiblement renflée, et terminée par un sommet obtus. Test opaque, encrassé d’un enduit noir, et, lorsqu'il est enlevé, paraissant d’un marron brillant, avec quelques maculatures clairsemées. Huit tours légèrement convexes, à croissance lente jusqu'au dernier,
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Suture linéaire, malgré tout prononcée. Dernier tour presque régulièrement convexe, bien qu’un peu plan supérieurement, médiocre, dépassant faiblement le tiers de la hauteur. Ouverture verticale, ovalaire, d’un marron vineux à l’intérieur. Péristome simple et aigu. Columelle si petite, qu’elle paraît absorbée par la callosité, et si peu subtroncatulée, que la subtroncature n’est perceptible que par un léger sillon subcanaliforme limitant la base de l’axe. Bord externe légèrement arqué en avantet présentant, à sa partie supérieure, un contour rentrant accentué. Callosité épaisse ; — haut. 24, diam. 9 1/2 millim.
Cette Fagotie, que je me fais un plaisir de dédier à l’intrépide voyageur M. le Conseiller Letourneux, qui en a fait la découverte, a été recueillie dans une rivière entre Plaski et Ostaria, et dans la Save entre Agram et Sissek.
Fagotin Pilariana, Bourquignat, 1882.
Espèce très ventrue, remarquable par sa spire courte, conique, et par le grand développement de son dernier tour, qui dépasse la moitié de la hauteur. Test épais, luisant, d’une teinte jaunacée-olivâtre, à travers laquelle on aperçoit des maculatures plus foncées, irrégulièrement espacées. Sommet aigu, ordinairement corrodé. Six tours plans, à croissance régulière, exigus jusqu’au dernier. Suture linéaire. Dernier tour énorme, souvent très grossièrement strié, légèrement plan supérieurement et très ventru un peu au-dessous de la ligne médiane (vers l’ouverture, ce tour devient plus régulièrement convexe). Ouverture verticale, très ample, ovalaire-oblongue, très
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anguleuse au sommet, d’une belle nacre bleuâtre à lintérieur. Péristome droit, aigu. Columelle robuste, courte, à subtroncature peu accentuée. Bord externe faiblement arqué en avant. Callosité très épaisse; — haut. 21, diam. 10 millim.
Cette belle espèce, dédiée au D° Pilar, d’Agram, vit dans la Save à Agram et à Sissek. Dans la rivière, entre Plaski et Ostaria (Croatie), on rencontre une variété recouverte d’un enduit noir très tenace.
Fagotin Saint-Simoniana, Pourquignat, 1879.
Chez cette forme très allongée, à spire élancée-acuminée, le dernier tour, inférieur à la moitié de la hauteur et bien convexe, offre le maximum de la convexité juste dans la ligne médiane.
Test assez épais, ordinairement très rongé, grossièrement strié au dernier tour, lisse sur les supérieurs, d’une teinte noire marron-olivâtre et, en dessous, tigré de quelques taches foncées très petites et çà et là espacées. Spire allongée, acuminée-conique, à sommet légèrement obtus. Huit tours presque plans, à croissance régulière jusqu’au dernier. Suture linéaire. Dernier tour grand, n’égalant pas la moitié de la hauteur, régulièrement convexe, sauf vers l’ouverture, où le maximum de la convexité paraît un peu inférieur. Ouverture verticale, oblongue, très anguleuse au sommet, dilatée vers la base, d’un nacré bleuacé ou violacé à l’intérieur. Péristome droit, aigu. Columellerobuste, droite, descendant presque jusqu'au bas et dont l’extrémité est limitée par un léger sillon canaliforme. Callosité médiocre; — haut. 921, diam. 8 millim.
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Cette Coquille, à laquelle j'attribue le nom du savant Malacologiste de Saint-Simon, vit dans la Save, audessous d’Agram, en Croatie.
Fagotia acroxia, Bourquignat, 1879.
Espèce très allongée, conique, à sommet effilé, pointu el piquant, Jamais érosé.
Test assez mince, finement strié, recouvert d’un enduit noir très tenace, et, en dessous, montrant une surface cornée, mouchetée de points marrons. Spire eflilée, légèrement fluette, régulièrement acuminée. Huit tours tout à fait plans-tectiformes jusqu’au dernier, à croissance très régulière. Suture entièrement linéaire. Dernier tour atteignant, ou parfois n’atteignant pas la moitié de la hauteur, plus ou moins régulièrement convexe, selon les échantillons. Ouverture verticale, ovalaire, très anguleuse au sommet, ordinairement d’une teinte violacée ou bleuacée à l’intérieur, ou quelquefois d’une belle nuance vert-de-gris. Péristome droit et tranchant. Columelle courte, rectiligne, terminée en pointe, très faiblement subtroncatulée et n’atteignant pas la base. Bord externe descendant d’aplomb. Cällosité médiocre ; — haut. 17-18, diam. 6-7 millim.
Fagotie très abondante dans la rivière au-dessous de Krapina-Tœæplitz, en Croatie.
Fagotia Bourguignati, Letourneux, 1884.
Très jolie forme allongée, à sommet également acéré,
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mais dont la spire, bien que régulièrement conique, offre, néanmoins, un sentiment de renflement dans son acumination. Test lisse, brillant, richement colorié, montrant, sur un fond marron foncé, une bande orangée à la partie supérieure des tours le long de la suture, et présentant, en outre, par transparence, des taches noires disposées en séries. Huit tours plans, à croissance lente et à suture linéaire. Dernier tour médiocre, n’atteignant pas la moitié de la hauteur, plan supérieurement, sauf vers l’ouverture, où il est faiblement convexe, parfois subanguleux dans toute son étendue. Ouverture faiblement oblique, d’une forme oblongue étroite, intérieurement d’un marron vineux. Péristome mince et tranchant. Columelle exiguë, acuminée, à peine subtroncatulée, Callosité assez forte, blanchâtre; — haut. 16, diam. 7 nullim.
Cette espèce, que M. le Conseiller Letourneux a bien voulu me dédier, a été découverte par cet infatigable voyageur dans la rivière de Krapina et dans celle entre Plaski et Ostaria, en Croatie.
MICROCOLPIA.
Autrefois, les formes comprises dans cette nouvelle coupe générique, avaient toutes été classées parmi les Melanopsis ; lorsque, dans ces derniers temps, M. Brot, avec raison, reconnaissant qu'elles ne pouvaient rester dans ce genre, les regarda comme des Hemisinus. Cette manière de voir fut adoptée par quelques Malacologistes, et, je l'avais également adoptée, quand récemment, en voulant me rendre compte des caractères hémisiniens,
IT. — Annales de Malacologie. — MAI 1884. 4
d’après l’ouvrage (1) de Swainson, je me suis aperçu que l’on ne pouvait pas y admettre les formes européennes.
Le genre Hemisinus (2), en effet, tel qu’il a été conçu par l’auteur anglais, a été établi pour des espèces à base aperturale échancrée et à bord externe mince et crénelé.
Le type de cette coupe générique, dont la plupart des espèces sont particulières à l'Amérique du Sud, est la Melania lineolata (Gray) du Vénézuéla. Cette Coquille possède un bord externe nettement crénelé et une forte échancrure à la base de l'ouverture.
Les différentes formes du système européen que je sépare des Aemisinus, sous la nouvelle appellation de Microcolpia (3), sont des Coquilles oblongues, allongées ou pyramidales, à bord externe 7yamais crénelé, caractérisées par une columelle, {oujours terminée en pointe, et nettement Zmitée par un sillon canaliforme subcolumellaire, qui vient s'épanouir à la base sous l’apparence d’une échancrure, sorte de sinus plus ou moins prononcé suivant les espèces.
La columelle qui, à première vue, paraît tronquée, ne l’est pas en réalité; elle ne le paraît que parce qu’elle est brusquement limitée par le sillon subcolumellaire. Chez les Fagoties, ce même sillon canaliforme existe, seulement il est interne, et on ne l’aperçoit, sauf chez une ou deux espèces où il descend assez bas, qu’en regardant obliquement dans l'ouverture.
(1) Treatise of Conchology, 1840, p. 200 et 341. (2) Nom hybride, contraire aux règles, formé du mot grec musau et du mot latin sinus.
(3) De wixpos, petit et xoaToo, sinus.
Le test des Microcolpies n’est jamais maculé de points foncés comme celui des Fagoties. Ordinairement il est d’une teinte uniforme ou parfois zonulé.
Les espèces de cette nouvelle coupe générique semblent spéciales au système européen. On les rencontre dans presque tout le bassin Danubien jusqu’en Anatolie. Celles qui me sont connues actuellement, peuvent se répartir en six séries :
A CICULARIANA.
Acicularis, Aciculella, Glinaica.
PRÆCLARIANA.
Præclara.
SERVAINIANA.
SeTVaini, Coutagniana.
VILLESERRIANA.
Hagenmulleria, Rochebruniana, Villeserriana, Mabilliana, Gallandi.
PYRAMIDALIANA.
Pyramidalis, Canaliculata, Cornea, Peracuta, Stossichiana, Letourneuxi.