‹ Histoire des Merovingiens, comprenant les règnes de Clovis ler, Clovis II, Dagobert et autres rois de FranceChapitre 15 sur 50 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

CAUIBERT, ROI DE PAUIS ; GO>TRAN , ROI u'oRLLAXS Eï DE BOCRGOOE ; SICEBERT , lun DE METZ ET D'AtSTRASlE ; CHILPÉRIC, ROI DE S01.SS0>S.

{5Gi.)

Partage de la France entre les fils de Clotairc. — !\Iaires du palais et autres charges de la cour. — Victoire de Sigebert sur les Huns. — Sa ge'ne'rositë envers son frère Chilperic. —

Conduite scandaleuse de ses frères. — Mort de Caribert.

Partage JLes fils dc Clotciirc partagèrent entre eux la

delaFranie i i • i

eutiei.snisl^rance, selon le droit du temps, et ce partage

de Clutaire. , ii • i

annonçait suiïisamment une nouvelle série de querelles, de trahisons et de guerres civiles ; les lots furent tirés au sort. Aucun historien ne parle à cette occasion d'élection de la part du peuple ; mais les actes de Childebert et dcClotaire II rappellent que tous les ans ils convoquaient au Champ -de -Mars l'assemblée des Francs; et là on sanctionnait, par le consentement national , toutes les grandes mesures législatives prises dans le conseil des rois et des leudes.

Le premier des nouveaux rois qui fit éclater son ambition fut Cbilpéric; il s'empara du trésor de son père, et entra dans Paris dont il espérait rester le maître ; mais les menaces de ses frères le forcèrent bientôt d'en sortir.

Nos anciennes cbroniques parlent à cette Maires du epoque , pour la première lois, des maires du très charges

... de la cuur.

palais qui, peu de temps après, usurpèrent l'autorité royale. Depuis la conquête de la France les rois cherchaient à imiter dans leur cour la pompe et l'étiquette des empereurs d'Orient : le maire commandait dans le palais; le comte y rendait la justice; le grand référendaire scellait les actes; les chevaux et les armes étaient confiés aux comtes de l'écurie , coîues stahuliy que depuis on nonwnîi coiuiétahles ; ii la suite de ces grands olliciers, on voyait autour du prince un cortège nombreux d'écuyers , de référendaires, de camériers ou chambellans; les leudes , les antrustions et commensaux du roi , ainsi que les évèques, rendaient le conseil imposant par leur nombre, et la cour brillante par la quantité de serviteurs et de chevaux qui les suivaient. Le monarque nommait des ducs, des patrices, ainsi que des comtes, pour commander les armées et pour gouverner les provinces.

Ce qui prouve la puissance des grands , c'est

Page 1