‹ Histoire des Merovingiens, comprenant les règnes de Clovis ler, Clovis II, Dagobert et autres rois de FranceChapitre 16 sur 50 · CARIBERT · texte numérisé non relu

CARIBERT

qu'ils s'étaient réserva le choix des maires du palais. Lorsque Sigebert monta sur le trône d'Austrasic, sesicudes élurent pour maire Clirodin, le plus distingué d'entre eux; mais il re^ fusa cette charge importante : (( Je ne suis w point, dit-il, Thomme que vous devez choii) sir ; croyez à ma sincérité : il me serait im- » possible de maintenir la paix dans ce royauj) me; le sang me lie aux seigneurs les plus )) puissans; et vous savez que tous les hommes « sont enclins à abuser du pouvoir. Si mes » parens commettaient quelques excès, je me » trouverais obligé de sévir contre eux , et la » sévérité d'un de leurs proches les révolterait; n si, au contraire, je leur montrais une trop )) grande indulgence, elle m'exposerai tau cour- >■> roux de Dieu et à la haine publique. Par « amitié pour moi, consultez mieux vos inté- >) rets , et faites un choix qui vous soit utile. » Ils suivirent son conseil, et ils élurent Gogon. Vicfoîro do Une attaque imprévue des Huns donna bien-

Sigolicrl sur ^

lès Huns, tôt à Sigebert l'occasion de prouver par sa vaillance que le sang de Clovis coulait dans ses veines. Ils envahirent la Thurin^e * : SiiD:ebert les chassa, leur livra bataille sur les bords de TElbe, Icô défit et les poursuivit jusqu'au Danube.

Pendant son absence, Chilpéric s'était empar sagénc

encrosité envers

ré de Reims ; il était entré dans l'Austrasie. Le son frère

ChUpcric

vainqueur des lluns, revenu en rrance, combattit Chilpéric , lui reprit ses injustes conquêtes, s'empara même de Soissons , se rendit maître de la personne de Théodebert, fils de Chilpéric; mais, prouvant ensuite que sa modération égalait son courage, il accorda la paix à son injuste frère, et lui rendit ses États.

L'orgueil insensé d'une femme opérait alors une nouvelle révolution en Italie : Timpératrice Sophie , femme de l'empereur Justin , prodiguant ses mépris à l'eunuque Narsès, libérateur de Rome et vainqueur des Goths, lui avait écrit de venir rendre compte à Constaurtinople de ses richesses; et elle lui envoya en même temps avec insolence des ciseaux et une quenouille. Narsés,pour se venger, appela en Italie les Lombards , peuple Scandinave qui s'était établi depuis quelque temps sur les rives du Danube. Alboin, leur roi, conquit rapidement la plus grande partie de la péninsule, et y fonda une puissance qui dura jusqu'au règne de Charlemagne.

L'empire ne conserva que l'exarchat de Ravennes, le pays de ]\aples, la Calabrc et Rome, qui depuis ce temps ne connut plus d'autorité réelle que celle des papes. Le voisinage des

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