CHAPITRE V
chilpéric, roi de soissons et de paris; contran, roi de bovrgooxe; sigebert, roi d'acstrasie.
Serment tles trois frères de Caribcrt. — Mariage et couronnement (.le Iredegoncle apris Tassassinat île Galsiiinde. — Invasion en Tliuringe des Huns ou Avares. — Soumission de Sigehert à ces Barbares. — Guerre entre Gontran et Sigebert. — Mort de The'odebert , fils de Chilpe'ric. — Fuite de Chilpe'ric et de sa famille. — Entrée de Sigebert dans Paris. — Son assassinat. — Re'volte dans Paris contre Brunchaut. — Couronnement de son fils Cliildebert. — Mariage de Brunebaut et de Merove'e, fils de Cliilpcric. — ^ iolenccs de Cliilpcric envers eux. — Guerre civile. — Assassinat de ]Merovee. — Procès de Tevêque Pre'textat. — Fermeté de rcvccjue Gre'goire. — Prétextât est absous. — Artifice de Chilpe'ric envers lui. — Exil de cet e'vttjue. — Livre de Cbilperic sur la Trinité. — Nouvelle guerre civile. — Superstition de Fredcgonde et de son e'poux. — Conspiration de Leudaste contre eux. — Son accusation contre Fre'degonde. — Vengeance de cette reine. — Ses nouveaux crimes. — Invasion dv;s Gascons en Aquitaine. — JMort de Chilpe'ric.
LiEs trois frères de Caribert partagèrent sonsormpniao,
* ^ trois friTC^
héritage; mais, comme Paris semblait déjà de- «le CarLLert. voir donner une trop grande prépondérance à
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celui qui en serait le maître, il fut convenu que chacun n'en posséderait que le tiers. Ils jurèrent même , en présence de leurs leudes , sur les châsses des martyrs , qu'aucun d'eux n'y entrerait sans le consentement de ses frères. Mariage Cliilpéric prouva hientùt qu'il ne respectait nemont.ie ni Ics traités, ni les liens du san.fî, ni les ser-
Fréapponde ' '-' '
après las- meus Ics plus sacrés. Frédésconde voulait être
sassinat de a u
Gaisuiado. reine : Galsuindé opposait un obstacle importun à son ambition ; on la trouva un matin étranglée dans son lit. Chilpéric , tyran de son peuple et esclave de sa maîtresse, épousa et couronna Frédégonde. Ce mariage et ce crime indignèrent la France; le peuple frémit et se tut; le clergé gémit; Brunehaut jura de venp-er sa sœur; les rois d'Austrasie et de Bourgogne prirent les armes ; les flambeaux de l'hymen de Frédégonde, semblables aux torches des furies, allumèrent une guerre féconde en malheurs et en crimes.
Chilpéric montra moins de courage après son forfait qu'il n'avait mis d'audace à le commettre : il demanda la paix à ses frères , et offrit une composition pour le meurtre de Galsuindé. Par ce traité , il céda à la reine Brunehaut Bordeaux, le Limousin, le Quercy , le Béarn et le Bigorre, que Galsuindé avait reçus de lui en don nuptial , appelé par
asion en Tliuringe
les Francs morgen-gah ^ ou présent du matin. Les dispositions de ce pacte prouvent, contre l'opinion de plusieurs auteurs, que déjà les femmes en France pouvaient posséder nonseulement quelques revenus du fisc, mais des cités et des terres saliques.
Tandis que le royaume jouissait intérieure- in
di I ' 1 ¥T A Tliuringe
un calme passager, les lluns ou Avares dosiiuns ou
firent une nouvelle invasion en Tliuringe. Le vaillant Sigebert marche pour les combattre; mais , suivant les chroniques du temps , son armée se voit investie au milieu d'une vaste forêt, où elle est saisie d'une terreur panique par le pouvoir des fées, par des feux follets, par des enchantemens, enfin par l'apparition d'un grand nombre de spectres, ou plutôt d'hommes couverts de masques hideux , qui semblaient vomir des flammes. Les Francs épou- soumissioi, vantés restent immobiles, et laissent tomber LU^Bârleurs armes ; vainement le roi veut ranimer leur courage, il est obligé de se rendre; mais sa présence d'esprit ne l'abandonne pas; son adresse supplée à la force qui lui manque; son éloquence, son audace, sa gai té séduisent les chefs des Barbares ; leur haine se chanfije en amitié ; ils accordent au roi captif une paix honorable.
Sigebert, de retour en France, déclara la entre Gon-
y-i . , . . , tran et Si-
guerre a (jontran , qui lui avait enlevé une geiiert.
l46 CIIILPÉRIC
partie de la Provence. La fortune fut encore contraire aux Austrasiens; le patrice Celsus les battit, et en noya un faraud nombre dans le Rhône ; le danger commun ramena la paix entre les Francs; car ce fut à cette époque qu'eurent lieu la seconde invasion des Lombards et la victoire décisive de INIunmiol.
Cependant Chilpéric, cédant à la liaine implacable de Frédégonde pour Brunehaut, prit possession de Paris, et entra en armes dans la Touraine et dans le Poitou. Le faible Contran s'unit à lui ; vainement les leudes employèrent tous leurs efforts pour prévenir les funestes effets de ces discordes sanglantes; trois trêves furent successivement signées et rompues; les évêques, convoqués par Contran, recommandent la paix aux princes; mais ils refusent de se rendre médiateurs et gjarans d'une foi si
souvent violée.
Mort Les généraux d'Austrasie, Contran-Boson et bert,'fiis deCondésigile, attaquent dans le Poitou Théode-
upLuc. j^çj,^^ jii^ j^ Chilpéric. Ce jeune prince , abandonné dans la mêlée par les siens, persiste seul témérairement à combattre; après des prodiges de valeur il succombe. Contran-Boson le dépouille, le tue et cherche ensuite prés du tombeau de saiat Martin de Tours un asile contre la vengeance de Chilpéric.
Le roi d'Austrasie n'aurait pas protégé la tête du meurtrier d'un prince royal ; mais il restait à Gontran-Boson un appui secret plus sûr que le tombeau du saint ; car la mort d'un fils d'Audovère était un service rendu à l'ambitieuse Frédégonde. Tandis que le Poitou était ainsi reconquis par les généraux de Sigebert, ce roi , ayant rassemblé autour de lui tous les guerriers des nations germaines qui lui étaient soumises, s'avança à leur tète sur les rives de la Seine, et cette armée, composée de guerriers féroces , dévasta tous les environs de Paris. Le roi Contran, effrayé de l'approche de ce torrent, fit sa paix avec Sigebert.
Cliilpéric , abandonné de tous et poursuivi Fuite de par la haine publique, se trouvait sans res- desafa-
, ,, . •,•11 -1 inillu.
source et menace dune ruine inévitable; il ne lui restait, pour le soutenir au bord de l'abîme, que le courage ou plutôt la fureur de Frédégonde. Cette femme, fuyant alors comme Médée, en semant ses poisons et en préparant ses poignards , emmena son époux dans Tournai , où ils s'enfermèrent avec leur fimille.
Paris ouvrit ses portes à Sigebert ; et la Gère Enir.-e
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rJrunehaut s assit avec 1 orgueil dune v en- dans Paris, geance satisfaite sur le trône de son indigne rivale. Le roi d'Austrasie envoya une armée chargée d'investir et d'assiéger Tournai. Saint
i/^S ciiiLPKnic
Germain, évcquc de Paris, montrant alors une noble et vertueuse hnrtliesse, dit à Si.j^ebert ; (( Respectez les lois divines , et ne souillez point » votre gloire par une cruauté impie; si vous » marchez à Tournai dans l'intention de forcer » votre frère à la paix, vous reviendrez vain- » qucur; mais, si vous attentez à ses jours, le » ciel vous abandonnera; votre mort vérifiera )) ces paroles de Salomon : P^oiis tomberez vous- » même dans la fosse que vous aurez préparée » pour 7)otre frère. » L'évêque prévoyait peutêtre dès-lors les crimes que produirait le désespoir de Frédégonde. Au reste, s'il était une crédulité excusable, ce serait celle qui regarderait comme des oracles les conseils de l'humanité et les prédictions de la vertu.
Sou Toute la France semblait alors conjurée
.ssassina. ^^^^^^^^ j^^ assasslns de Galsuinde. Sigebert réunit autour de lui, à Vitry, tous les sénieurs neustriens qui déposèrent Chilpéric, élevèrent sur un pavois le roi d'Austrasie, et le proclamèrent monarque au milieu des acclamations du peuple : mais ce triomphe éclatant précéda de peu d'heures la plus funeste catastrophe ; à peine Sigebert était fjroclamé que deux émissaires de Frédégonde arrivent, s'approchent du roi pour lui rendre hommage au nom de la ville de Térouenne, et le poignardent, A
l'instant où il est frappé, Charëgisilus , son grand chambellan, lève le glaive pour le venger; il expire lui-même sur le corps de son prince; et des soldats inconnus massacrent aussitôt les deux meurtriers pour faire disparaître toutes les preuves qui auraient pu dévoiler le véritable auteur du crime.
Ainsi mourut Sigcbert '*" dans la quatorzième année de son règne; il était âgé de quarantequatre ans. Tous les historiens s'accordent j)our vanter l'étendue de son esprit, l'ardeur de son courage, la douceur de sa "piété, la jrénérosité de son caractère et la chasteté de ses mœurs. Il fut le plus illustre des princes mérovingiens; et, malgré l'excès de sa tendresse pour Brunehaut, aucune tache ne ternit sa gloire. Sigebcrt laissait un fils âgé de quatre ans, nommé Childebert, et deux filles.
L'assassinat d'un roi généralement aimé au- Révoiiu
1» liim iT-i • dans Paris
rait du redoubler 1 horreur des Français pourtouti.- ilu- Frédégonde, et rendre la chute de Chilpéric plus certaine; mais ce crime produisit un effet contraire : l'audace des coupables glaça les peuples d'une stupeur qui disposait plus à la soumission qu'à la vengeance. La révolution fut soudaine et totale ; les Austrasiens levèrent l)iécipitamment le siège de Tournai, et prirent * 575.
l,.ir.
l5() CHILPÉRIC
la fuite comme s'ils étaient vaincus; les Neustriens jurèrent de nouveau lidc'lité àChilpéric; Paris se révolta contre lîruneliaut; elle s'y vit retenue prisonnière avec ses enfans ; on devait les offrir comme victimes à la sanguinaire Frécmironnr- défîondc pour se réconcilier avec elle; mais le
m.nt.l.-son , . . ^
uis chiidc - courage d'un sénieur austrasien nommé Gonbaud sauva ces captifs en rendant leur mort inutile et dangereuse; il déroba le jeune Childebert à ses gardiens, le caclia dans une corbeille, le descendit la nuit par-dessus les murs de Paris; un homme aflidé reçut ce dépôt précieux , et le porta à Metz. A la vue de cet enfant royal, les Austrasiens, qui étaient consternés et préparés à subir le joug de Chilpéric, reprennent courage, se rassemblent, s'arment, élèvent Childebert sur le pavois , le proclament roi , et le placent sous la protection de Gontran son oncle.
Chilpéric accourait dans l'espoir de consommer ses crimes et sa conquête; mais, à la nouvelle du couronnement de Childebert, il s'effraie, s'arrête, renonce à l'Austrosie, et revient à Paris, où Frédégonde se voit forcée d'épargner les jours d'une rivale qu'elle abhorrait. Elle ne pouvait plus frapper Brunehaut sans attirer sur elle les armes de l'Austrasie et de la Bourgogne : ainsi le sort de la reine captive fut
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changé ; Chilpéric la relégua dans la ville de Piouen, et il envoya ses deux filles à Meaux dans un monastère.
La reine d'Austrasie , exilée, prisonnière, Madago
, , , I 1 .de Bruiiu-
denuee de secours, trouva, dans son esprit i.aut et do adroit et dans les charmes dangereux dont lafiis'deci.ilnature l'avait douée, des armes secrètes et des moyens assurés de vengeance contre ses oppresseurs *; les fils de Chilpéric et d'Audovère connaissaient trop le caractère et l'amhilion de Frédégonde pour ne pas prévoir qu'ils périraient tous SOS victimes , s'ils ne prévenaient ses coups. Théodehert, l'aîné de ces princes, était déjà tombé sous le glaive de Gontran-Boson , secrètement dévoué à cette reine barbare ; et sa haine en toute occasion éclatait contre Mérovée, le plus haï de tous par elle, parce qu'il était le plus aimé de son père. Ce prince commandait l'armée neustrienne; Chilpéric l'avait chargé de maintenir le Poitou dans l'obéissance; mais, au lieu d'exécuter cet ordre, il vient à Tours et de là à Rouen, pressé par le désir de voir Brunehaut ; il plaignait ses malheurs; on vantait sa beauté; et Frédégonde était leur commune ennemie : la reine d'Austrasie n'avait alors que vingt-huit ans; orgueilleuse de sa haute naissance, fière dans
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l'adversité, elle attirait le respect par la noblesse de son maintien, commandait l'admiration par son courage dans le malheur, et savait en même temps, par les artifices de son esprit et par une éloquence douce et insinuante , inspirer à ceux qui l'approchaient des sentimens tendres, que son àmc artificieuse savait feindre et non partager. Il était important pour elle de séduire Mérovée ; elle fit briller à ses yeux et l'éclat de tous ses charmes et l'espoir d'une couronne; elle le captiva. Mérovée j en s'unissant à elle, espérait régner en Austrasie sous le nom de Childebert dont il serait le tuteur, et, revêtu de la puissance souveraine, braver en paix la haine de Frédégonde; d'un autre côté , par cette union , Brunehaut portait le trouble dans la famille de ses ennemis, armait le fils contre le père, et donnait un jeune vengeur à l'époux qu'elle avait perdu.
Chilpéric et Frédégonde étaient généralement détestés; l'évêque de Rouen, Prétextât, écoutant plus cette haine que ses devoirs, favorisa les amours de Brunehaut et de Mérovée, reçut leurs sermens, et les unit.
Violences Lcs émissaircs de Frédégonde l'informèrent
deChilpe'ric /-ii -i . •
cuvers eux. promptement de cet hymen secret. Llulperic ne laissa pas aux deux époux le temps de fuir; il accourut à Rouen, resserra les chaînes de
ET AUTRES ROIS. l55
Bruneliaut , menaça l'évêque de sa vengeance , et emmena son fils avec lui.
Cependant plusieurs sénieursaustrasiens, qui jusque-là semblaient fidèles à la cause de Chilpéric, dans l'intention réelle de délivrer Brunehaut, déclarent au roi qu'ils veulent retourner en Austrasie près de Childebert : ils partent, rassemblent quelques partisans, et s'emparent de Soissons où ils faillirent surprendre Frédégonde, juste objet de leur ressentiment.
Cette reine, échappée au péril, accourt près de son époux; elle accuse Mérovée et Brunehaut d'avoir tramé ce complot contre sa vie. Chilpéric, asservi par elle, fit resserrer plus étroitement Bruneliaut. Par ses ordres Mérovée fut privé de ses droits au trône, rasé et relégué dans le monastère de Saint-Calais.
Les Austrasiens , indignés , coururent aux Cuenc armes ; Contran, au nom de son pupille Childebert, exigea hautement la délivrance de Bruneliaut ; partout la guerre civile éclata avec furie. Frédégonde conseilla à Chilpéric d'envoyer son troisième fils Clovis en Saintonge pour s'emparer de la capitale de cette province; elle espérait que la guerre la délivrerait de ce dernier rival qui s'opposait encore à la grandeur future de son propre fils; son espoir fut cette fois trompé ; la fortune favorisa Clovis ; il
civile
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écliap]>a aux poignards de sa belle-mère, aux glaives de ses ennemis, et prit la ville de Saintes.
Dans le même temps , Didier , à la tète des principales forces de Chilpéric, assiégea Limoges ; mais le patrice Mummol , envoyé contre lui par Contran, lui livra une bataille. Elle fut lonîTue, sanp;lante et décisive : les Neustriens y perdirent vingt mille hommes ; cette victoire n'en coûta cpie cinq mille aux Austrasiens et aux Bourguignons. Didier, abandonné des siens , ne dut son salut qu'à la vitesse de son cheval.
La fortune semblait alors se rapprocher momentanément de la justice pour traverser les coupables desseins deFrédégonde. Mérovée s'échappe de son monastère , et cherche un asile près du tombeau de saint Martin de Tours; il y trouva pour son malheur le fameux Gontran- Boson , proscrit par Chilpéric pour la mort de Théodebert, et secrètement protégé par Frédégonde. Le roi de Soissons veut forcer l'évêque Crégoire de Tours à lui livrer les fugitifs ; Créffoire défend courap;eusement et le droit d'asile de son église et le malheur du prince qu'une marâtre voulait sacrifier à sa fureur; il ose même plus , il donne les eulogies ou la communion à Mérovée, et lui prodigue les respects dus à son rang.
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Chilpéric n'osa violer le sanctuaire de saint Martin; mais il se vengea des habitans de Tours en envoyant dans cette ville un de ses comtes, nommé Leudaste, qui la ruina par ses concussions. Gontran-Boson, fidèle aux instructions de Frédégonde , persuada au jeune Mérovée de sortir avec lui du monastère de Tours, et de se rendre secrètement en Austrasie; il espérait trouver en chemin le moyen de le faire périr.
Cependant le prince échappa d'abord par Assassinai son courage aux ennemis qui le poursuivaient; il parvint même au but de sa course; mais les Austrasiens , craignant qu'il ne vînt enlever à Childebert son sceptre , refusèrent de le recevoir. 11 erra quelque temps dans la Champagne, cherchant vainement des défenseurs, et ne trouvant partout que des cœurs glacés par la crainte qu'inspirait Frédégonde. Enfin Gontran-Boson ot l'archevêque de Reims persuadèrent à cet infortuné que la ville de Térouenne voulait se livrer à lui; il s'y rendit sans défiance, et y fut arrêté. Chilpéric ne tarda pas à venir dans cette ville pour prononcer sur le sort de son fils; mais il le trouva poignardé. Frédégonde avait craint le réveil de la tendresse paternelle; et, fourbe autant que cruelle, elle sut persuader au roi que Mérovée, réduit au désespoir, avait