‹ Histoire des missions de Chine [microform] (volume 2)Chapitre 15 sur 62 · DI' SYNODE · texte numérisé non relu

DI' SYNODE

grâce de Dieu et par les travaux et le zèle des missionnaires, la mission progresse ; aussi les besoins et les dépenses croissent, mais les allocations de la Propagation de la Foi ne progressent pas en proportion.

Je ne dis qu'un mot de la Sainte-Enfance : les allocations ont diminué et menacent de diminuer encore. Comme chaque année on doit tout dépenser, chaque année on dépense tout. Nous devons donc nous en tenir aux allocations et ne pas augmenter les dépenses, puisque nous n'avons ni ne pouvons avoir de revenus, et les allocations tendant à diminuer, sans espoir de les voir augmenter.

Voici encore un avis dont je vous prie, Messieurs, de tenir compte. Vous savez tous que, d'après les canons, on ne peut absolument rien aliéner, sans la permission du Pape, de tout ce qui appartient à TEglise, et cela sous peine d'excommunication latie senteniiœ. Puisque le Pape accorde au Vicaire apostolique le pouvoir d'aliéner, s'il se rencontre des raisons sérieuses de le faire pour quoi que ce soit, qu'on ne manque pas de demander la permission.

Une autre chose presque aussi grave pour la pratique, sauf les censures, c'est l'achat d'immeubles, tels que terrains ou maisons ou constructions considérables, capables de grever plus ou moins la mission, chose que, d'après le règlement de la Société les usages et statuts de La mission, on ne peut faire sans une permission expresse du Supérieur, qui consulte son Conseil sur ces affaires. C'est ce point important que plusieurs missionnaires n'ont pas toujours observé exactement. On a bien soin de prévenir, mais parfois après le fait accompli ou après avoir fait des démarches ou pris des engagements, dont il n'est pas facile de se dédire, ce qui, outre le manquement au règlement, peut parfois mettre^dans l'embarras la mission ou le Supérieur de la mission. Ainsi remarquez bien ceci : à l'avenir, la mission ne reconnaît pas les dépenses de ce genre et les laisse au compte du missionnaire qui s'y est imprudemment engagé sans autorisation. Ayez donc bien soin, Messieurs, de ne jamais dépasser votre allocation annuelle sans de très graves raisons et après avoir prévenu l'autorité et obtenu la permission. La prudence et une sage administration exigent cette manière d'agir. Si des chrétiens ofïrent des immeubles en don, ne jamais accepter sans consulter l'autorité. En règle générale, ne rien accepter.

Un autre avis : vous savez, Messieurs, la provenance de nos allocations, ainsi, en conscience, tenez vos comptes au clair. Ne prêtez jamais aux chrétiens ; soyez discrets pour les aumônes ; autant que possible évitez les grugeurs ; pour vous-mêmes évitez les dépenses peu utiles, telles que celles qui ne servent qu'à certaines commodités peu conyenables à de pauvres missionnaires.

Lions ne se contentait pas de donner des conseils à ses missionnaires sur la gestion régulière de leur modeste budget, il avait mis de Tordre dans les finances, en spécifiant, dès le début de son épiscopat, que l'allocation d'une année serait toujours en réserve à la procure générale de Hong-kong, afin de parer aux éventualités qui pourraient se produire. Il avait, après de nombreux pourparlers, réglé avec Desflèchcs la question des propriétés que la mission du Su-tchuen Oriental possédait au Kouy-tcheou, et peu à peu réussi à

.' • -4^PpipW||IJ|UPjp||^tll^^

Page 1