S^WI
DERMKR COUP D ŒIL
il y a beaucoup d'adorateurs. Mais l'instruction de ces catéchumènes est toujours longue et difficile, et leur éducation laborieuse. A la moindre maladie, ils recourent aux conjurations des démons ; c'est donc les en détourner que de leur rendre pratique l'usage de la médecine. A Hin-y fou, M., Alphonse Schotter a obtenu 63 baptêmes d'adultes, son district compte environ 6.000 adorateurs. A Hin-y bien, M. Thibault enre£:istre aussi '10 familles d'adorateurs.
« Le troisième et dernier groupe comprend le midi et l'est et a pour centre Kouy-yang. Voici quelques détails sur cette région :
« En 1886, M. AloïsSchotter, revenant de Ghe-tsien, avait été pillé à Yu-kin, sous-préfecture dans laquelle nous avons une maison. Depuis, cette maison, destinée à servir de pharmacie et de pied-à-terre pour le missionnaire, a été complètement détruite par les païens. Nous avons fait toutes les démarches possibles pour nous faire rendre justice, et après des voyages sans nombre, M. Schotter a pu se faire restituer une partie de ses objets et pour le reste obtenir une réparation en argent. Mais la maison n'est pas relevée de ses ruines, et on ne permet pas encore de rebâtir.
« On a repris possession de Tou-yun, et si nos maisons n'ont pu être rebâties, faute de ressources et parce que, jusqu'à présent, on ne nous a fait aucune réparation, du moins nous avons pu relever notre mur d'enceinte et séparer l'emplacement de l'église de tous les voisins. Ainsi nous sommes à l'abri du vol et de l'empiétement de notre terrain.
« A Pin-fa, M. Saby sait inspirer à ses chrétiens le dévouement pour tout ce qui regarde la gloire de Dieu. Ainsi leur église, dont l'érection avait été empêchée à cause de la guerre et de la persécution dans le nord en 1884, est maintenant élevée, et tous les jours, ils travaillent à l'embellir et à l'orner le mieux possible. »
« Kouy-yang compte 4.000 chrétiens tant dans la ville que dans la banlieue ; cette année a donné lyi baptêmes d'adultes et l.ol3 d'enfants de païens. Le travail d'apostolat offre des résultats modestes : en 1889, le chiffre des baptêmes d'adultes s'élève à 289; il se décompose ainsi : '
Kouy-yang (banlieue) 9 baptêmes d'adultes.
Tin-fan. 31 —
Pin-fa 19 —
Pin-yue 6 —
Ou-tchoan il —
Se-lan 20 —
Mei-tan 11 —
Tong-tse. 4 —
SUR LA MISSION
Tsin-tchen 2 —
Gan-chouen (ville) 6 —
Tchen-lin 15 —
Mou-you-se 16 —
Hin-y fou 79 —
Hin-y hien 17* —
Telle est la physionomie du Vicariat du Kouy-tcheou de 1886 à 1889.
L'année 1890 voit quelques ruines se relever. Le prcHre Ouan^ réussit à faire l'administration du district de Tsen-y, sauf dans la ville, 011 aucun prêtre ne peut pénétrer. Desvoivres visite la station de lieou-chan et les chrétientés des environs, demeurées depuis cinq ans sans pasteur et sans catéchiste-, par suite de la haine du chef de canton Lou-houi. A Tong-tse, Ronat obtient gain de cause contre le lettré Tchao Kin-y, qui s'appropriait sans scrupule les biens de la communauté, et c'est le préfet de Tsen-y, Yu Chang-hoa, qui condamne le coupable et l'oblige à la restitution.
Le prêtre Li, chargé du district de Gan-pin, convertit quelques familles dans la chrétienté de Fa-tche-o. Dans le district de Tsin-gai, Vray opère plusieurs conversions, principalement à Che-teou-tchai^ et àTchao-se. Il en est de même de Ménel à Choui-tang-tchai et à Pienpo\ Dans le district de Tchen-lin, Roux ramène les apostats de Hoteou, ternaire Ouang Hi-kiou et son beau-frère Leao-tsai, en tête; ceux de A-yeou-tchai, ceux de Long-tong-ma-tchang avec Lo Yu-tin, ceux de Long-ka, qui depuis 1874 avaient suivi Ouang Hi-tchen. A Mou-you se et à Ou-la-gai^ Michel obtient quelques conversions ; autour de Ou-la-gai, se groupent, à 5, 8, 10 ou 12 li, les villages de Gaikio-tchai, Hi-ko-hoa, Ta-pin-ti, Ta-oung, Pe-choui, Tchao-chou et plusieurs autres hameaux oii demeurent des chrétiens, au total environ quarante familles. La station de Houang-ko-chou lui donne encore plus de consolations et il la note « comme une des meilleures chrétientés de son district ».
Alphonse Schotter continue son mouvement en avant chez les indi-
' Le total de cette énumération donne seulement 246; il manque donc l'indication de 43 baptêmes que nous n'avons pas trouvées.
- Le catéchiste Ou, homme riche, intelligent, fervent chrétien, dut s'exiler volontairement, alin d'épargner aux néophytes les vexations que sa présence pouvait leur attirer de la part de Lou-houi, son ennemi personnel.
' Particulièrement la conversion de Tchao-kouang. (A. M-.E. ,\ol. 549*, p. 837).
t A. M.-E., vol. 549^ p. 343. Lettre à Mgr Guichard, 18 avril 1892.
3 A.. M.-E., vol. 549^ p. 121.
^, Un long procès eut lieu à Ou-la-gai, dont une partie se termina au commencement de l'année 1895. {A. M.-E., vol. 549% p. 1. Lettre de M. Roux à Mg' Guichardj 14 janvier 1895).
DERNIER COUP d'ŒIL
gènes. Ses aides sont nombreux, puisquen 1890 il compte une trentaine de catéchistes et six prédicateurs : « Ce ne sont, dit-il, ni des académiciens, ni des saints François-Xavier; mais ils me sont nécessaires pour Tœuvre que je fais'.
« Comme il n'y a que 355 jours par an, et qu'il nous faut encore visiter les chrétientés dépendantes de Hin-y fou et de Tcheng-fong tcheou, il est évident que nous ne pouvons que passer un ou deux jours dans chaque village. Dans beaucoup de villages môme, il n'y a que deux instructions, celle du soir de l'arrivée et celle du lendemain avant le départ pour un nouveau village. Il faut donc de nombreux employés pour suppléer à l'absence du Père. La visite annuelle du prêtre dans tous les villages est nécessaire, pour surveiller les employés, organiser les écoles, enseigner la formule du baptême, maintenir les stations, et peu à peu déraciner les superstitions, etc. Les indigènes sont lents à comprendre la doctrine, surtout les femmes ; je suis toutefois heureux de constater que d'année en année, en beaucoup d'endroits, sinon en la plupart, elles s'adoucissent, c'est-à-dire sont moins frénétiquement attachées aux très niaises superstitions de leurs nombreux sorciers. Si à chaque fois qu'elles me traitaient de Seigneur du ciel, j'avais été obligé de déchirer mes habits, ils seraient en lambeaux depuis longtemps.
« Une verte réprimande avec un petit catéchisme en leur langue, finissent par nous mettre d'accord, en leur faisant sentir la différence qu'il y a entre le Maître du ciel et un pauvre missionnaire qui leur annonce sa doctrine. »
Les succès de Tapôtre sont en rapport avec ses travaux et, sur les 368 baptêmes d'adultes que le Vicariat du Kouy-tcheou enregistre en 1891, 230 sont l'œuvre d'Alphonse Schotter. En 1892, il compte « 5000 convertis » . Lui-même prend soin de nous dire, et c'est fort heureux, ce qu'il entend par convertis ^ : « Dans les 3000 convertis non baptisés, je comprends ceux dont les maisons sont purgées de signes superstitieux ou qui, tout en en ayant encore à mon arrivée, ont honte quand je les blâme, ou permettent facilement que je les détruise, ou qui, pour la visite, ont la générosité d'apporter quelques grains de riz pour nourrir le Père, malgré leur pauvreté. »
Il désirait fonder un revenu annuel dans une vingtaine de villages, pour subvenir aux frais de nourriture du missionnaire et du caté-
* En 1892, Alp. Schotter avait sous sa direction 68 prédicateurs, sans parler des prédicatrices. Il en employait 33 comme catéchistes et 35 comme maîtres d'école ; pendant l'année, il dépensait pour tous, prédicateurs et prédicatrices, 360 taëls.
2 A. M.-E., vol. 549^, p. 157. Lettre à M^^ Guichard, février 1890.
3 A. M.-E., vol. 549»^, p. 315. Compte-rendu de 1892.
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SUR LA MISSION
chiite, lors de la visite d'administration. Afin d'exécuter ce projet, il demandait seulement o à 10 taëls par village.
Son rêve eut été d'établir, comme il savait que la chose existait en Gochinchine et au Tonkin, un presbytère et un oratoire dans chaque village.
« C'est évidemment, dit-il', l'expérience de deux à trois siècles, qui a dicté à nos confrères cette manière d'agir. Les hommes se ressemblent; les indigènes surtout paraissent ressembler aux Annamites. Pourquoi ne pas imiter au moins sur une toute petite échelle (à cause du manque de prêtres et d'autres circonstances chez nous) la manière d'agir de leurs missionnaires.
Dans cette partie du Kouy-tcheou, nous avons â signaler, on 1894, l'emprisonnement dans le Tsen-hen de deux chrétiens : Pan Po-lai et Pan Tchen-siou, et en 1895 une attaque dont Diirr fut victime ^
Dans le sud-est, à ïou-chan, Largeteau signale un mouvement vers le catholicisme.
Dans le nord, un fait important se passe : la reprise de la station de Su-yang par Palissier. Depuis 6 ans, les missionnaires étaient chassés de cette ville, et un prêtre chinois, Pierre Yang, visitait le district ^
' A. M.-E., vol. 549^, p. 315. Compte-rendu de 1892.
" Le 19 août 1895, Dûrr, traversant paisiblement Ky-tchouang au moment du marché, fut attaqué par Siao Houu-tin, puis par une trentaine de jeunes gens dont plusieurs étaient parents ou amis d'un ancien mandarin Lieou ta-jen, de la famille Lieou de Hin-y hicn, qui en 1865 avait promis 100 taëls à qui tuerait Vielmon et 10 à qui tuerait un chrétien. Le missionnaire eut une côte brisée, deux autres froissées et le cœur même blessé. Six mois plus tard, aucune punition n'avait été infligée aux coupables et le mandarin se déclarait même incapable de les réprimander.
2 Voici comment M. Palissier raconte son arrivée :
(( En entrant à Pou-lao-tchang (grand marché à 2 lieues de Su-yang, lieu du massacre du P. Thomas Lin en 1886), tout me parut bien tranquille, ha résidence était à moitié rebâtie ; le corps du Père Lin était placé au milieu de 1 oratoire ; on venait de le mettre dans un cercueil plus convenable. Du haut du ciel, il veillait sans doute sur le district pour lequel il avait donné sa vie, et, par son intercession, le calme était revenu. Ses meurtriers sont morts misérablement : poursuivis sans relùchepar un fantôme sanglant, ils demandaient publiquement pardon à ce bon P. Lin, le priant de les délivrer d'un feu intérieur qui les dévorait, et lui promettant en retour d'orner son tombeau. Les chefs actuels du marché sont bien disposés à notre égard, ou du moins ne se montrent pas hostiles.
« Que n'en puis-je dire autant de Su-yang ! L'époque de mon arrivée coïncidait avec la persécution du Su-tchuen oriental. Les bruits des désordres de Long-chouytchen arrivaient au Kouy-tcheou, et cette circonstance n'était point faite pour m'ouvrir large et grande une route fermée depuis si longtemps. Mais Dieu avait jugé l'épreuve suffisante, et on en fut quitte pour la peur. Pas un cri, pas une insulte ne salua mon entrée en ville ; cependant les yeux des païens m'en disaient assez ; dans ces yeux je lisais clairement le désir de ne pas me laisser travailler en paix. Mon
^Wl^>
DERNIER COUP D ŒIL
En 1893, Poinsot fut chargé du district de Tsen-y quo gouvernait depuis plusieurs années le prêtre Ouang ; naturellement il ne pouvait administrer les sacrements qu'aux chrétiens des campagnes et nullement à ceux de la ville, et encore devail-il le faire avec beaucoup de prudence *,
Un accident de quelque gravité marqua Tannée 1895 : le pillage par les lettrés de l'église Mei-tan où résidait Jouishomme.
Ou-tchoan et les stations environnantes étaient assez tranquilles. Che-tsien, administré parAloys Schotter, fut divisé en deux districts et Pin-yue devint la résidence du missionnaire chargé de la nouvelle subdivision. Les principales chrétientés du groupe de Pin-yue étaient Toan-po-tchai, comprenant 16 familles qui demeuraient encore telles que Faurie les avait autrefois caractérisées : ùmes droites et d'une foi solide ; Siao-.pa, dont les habitants n'avaient pas faibli lors des troubles de 1884 ; Niou-tchoang, avec une famille d'apostats ; Moulao-po, Lou-hoa, oij une vieille chrétienne, Lieou-lai, connue sous le sobriquet de « vieille médecine » avait converti trois à quatre familles. Dans une partie de ce groupe, on constatait avec regret que beaucoup de chrétiens venus du Su-tchuen étaient disséminés par familles solitaires au milieu des montagnes entre Tsen-y, Hoang-pin et Pin-yue. Ils étaient depuis plusieurs années sans missionnaires.
Le groupe de Che-tsien, tel qu'il restait, était également formé de stations trop dispersées pour être ferventes.
Celui de Yu-kin se composait de stations échelonnées le long du Ou-kiang : Tche-tcheou, Pan-ki, Lin-tou, You-kia-tchai, Lae-kiatchouang, Kin-tchou-uen, Che-pan-kia ; elles avaient été pour la plupart sinon fondées, du moins commencées par Bouchard ; mais par suite du manque de prêtres et de catéchistes, elles n'avaient pu être visitées, et dans chacune d'elles quelques familles seulement persévéraient.
Ajoutons à ces travaux des missionnaires les visites pastorales de Guichard en 1889 et en 1891 dans l'ouest et dans le sud de la province, car le nord lui resté fermé, tant que les affaires de Tsen-y n'ont pas été réglées.
installation se fît sans bruit ; j'avais défendu aux chrétiens toute démonstration extérieure. Aussi, pour éviter tout désordre, ne vinrent-ils me saluer qu'isolément et le soir,
« Le mandarin ne savait trop comment prendre mon arrivée. Je lui fis présenter ma carte : il ne me donna pas signe dévie. Les lettrés dirent bien en secret quelques mauvaises paroles, comme celle-ci, par exemple : « Nous ne permettons pas à un Européen d'habiter la ville » ; mais ce fut tout. Du reste, à l'avance, je savais bien que mon arrivée ne ferait pas plaisir à ces Messieurs ; je ne m'étais fait aucune illusion sur ce point. » (Compte-rendu, 1891, p. 113).
» A. M.-E., vol. 549<=, p. 87. Desvoivres à Gréa, 18 avril 1895.
sLh la MtSSIOX
Construction d'églises et d'oratoires.
Les églises et les oratoires construits pendant cette période furent : en 1888, l'oratoire de Pin-fa, par Saby, qui l'aurait achevé plutôt sans les troubles, la mission fit les deux tiers des dépenses et les chrétiens Tautre tiers ; en 1890 et 1891, ceux de Mei-tan, Ta-pao, Tcha-tso. Cette dernière construction, élevée par Poinsot, ne s'acheva pas sans difficulté^ mais comme le sous-préfet était juste et ferme, les meneurs n'osèrent pas mettre leurs menaces à exécution.
En 1891 encore, à Long-li, Niaux achète une petite propriété qui servit de résidence et d'église. •
En 1892, Roux, construit un oratoire à Tong-tcheou, et Pâtissier jette les fondements de l'église de Su-yang qu'il dédieraà l'Immaculée Conception.
En 1893, Alphonse Schotter achète à Ta-hien, district de Hin-y fou, une maisonnette pour la tranformer en oratoire.
En 1894, nous voyons la restauration de l'oratoire de Sin-tchang par Ménel, l'achat d^une petite propriété à Che-tsien par Aloys Schotter, la construction d'un presbytère à Gan-pin par le prêtre Li, l'achat d'un terrain pour un cimetière à Gan-chouen\
En 189S, Cuq construit à Mao-tien un oratoire dédié à saint Joseph, et dans Touest on rebâtit l'oratoire de Fa-tche-o incendié.
En 1897, Roux à Tchen-lin et Seguin à Hoang-ko-chou ' commencent chacun la construction d'une église.
* « Depuis plusieurs années, écrivait à ce sujet Lamy le besoin d'avoir un cimetière graijd et à proximité de la ville se faisait sentir. Houang-gni-tang, qui servait depuis mon arrivée à Gan-chouen, était rempli. Pe-ho-tchai est vaste et convenable, mais on le trouve un peu éloigné de la ville, et puis c'est une donation faite pour un procès avec les païens, on peut bien enterrer, mais s'agit-il de faire cultiver les environs afin d'empêcher les buffles d'abîmer les tombeaux, veut-on disposer comme ceci ou comme cela d'une partie du terrain, aussitôt il y a des réclamations; donc pour obvier à tous ces inconvénients, j'ai jugé très utile et nécessaire d'en acheter un dont on put disposer à sa convenance. C'est pourquoi au Si-nou-ouai, à deux petits ly de la ville, j'ai acheté un terrain assez vaste nommé Gnieou-chan qui servira à la sépulture religieuse de nos chrétiens. Je loue ce cimetière 7 taëls par an. Avec le temps j'y établirai une ou deux familles, les chrétiens se cotiseront pour y bâtir un petit ttratoire, et les chrétiens de la ville auront lieu d'être satisfaits. » (J. M.-E., vol. 549", p. 133. Notes sur Gan-chouen.)
- L'église de Houang-ko-chou fut dédiée à N.-D. de Lourdes. Annales M, E., n" 66, nov.-déc. 1908, p. 337. Il est inexact comme le dit cet article que l'église de Houang-ko-chou fut la première « élevée au Kouy-tcheou en l'honneur de la
KOLÏ-TCHKOr 27
4iè
DEHNlIiR COlf D'teiL
Orphelinats. — l'hafmaties.
Après la destruction de Tsen-y, de Tong-tse et des autres stations du nord, la mission du Kouy-tcheou ne comptait plus que 9 orphelinats avec 472 enfants, se répartissant ainsi:
Kouy-yang (paroisse Saint Joseph » . . . . l : 100 gaïçonsj
idi (paroisse Saint-Louis » v * . . 2: 126 enfante*
Gan-choueii» . . * 2: 119 id.
Tchen-lin. - . 2: 18 id.
Hin-yfou. . . » 2 : 109 id.
Les dépenses furent en 1889 de 43192 francs, ce qui donnait annuellement une moyenne d'environ 91 fr. oO par enfant.
Outre les internes des orphelinats, il y avait dans les familles chrétiennes de 35 à 00 enfants ; en 1891, on en compta 61 pour lesquels on.paya 833 fr., donc 14 fr. par enfant, et 142 en nourdce dépensant 4744 fr., par conséquent 33 fr. 40 pour chacun d'eux \
A Gan-chouen, l'orphelinat des lilies fut reconstruit en 1890. La plupart des garçons apprenaient dos métiers : tailleurs, menuisiers, serruriers, etc., quelques-uns plus intelligents étudiaient la médecine ; d'autres devenaient baptiseurs, catéchistes, maîtres d'école ; en 1S94 quatre d'entre eux, dont trois indigènes, devinrent instituteurs dans de petites stations du district*.
Vierge Immaculée ». Celle de Su-yang et d'autres oratoires l'avaient précédée ; elle fut là première éii l'honiieur de N.-D. de Lourdes.
»A. M.-E., vol. 549s P- 89.
' « Meà orphelinats de filles et de garçons sont pleins depuis plusieurs inoiâ, éôPivait Lamy en 1895, je me vois obligé de refuser deux enfants sur trois qui se pféseîitent en haillùnë à la porte ; je ne recueille plus que céiix qui perâistent à iie pâà vouloir partir, dénués qu'ilé sont de tout secours humain.
« Les petites filles Sontplus nombreuses que les garçons. Au del-nier èotùple-ren-' dû j'en coiupte environ 150, sans compter une vingtaine dé filles chrétiennes de là 8t»libti qui fréquentent les écoles ; 7 vierges chinoises, dont 5 sont filles de là Sainte^ Enfance, leur enseignent Ifes livres et la doctrine. A. mesure qu'elles grandisseût bû ledf enseigne aussi à coudre et à broder à la chinoise. j> (A. M.-E.^vol. 549*, p. 426. Les orphelinats du Gàn-chouen en 1895.)
En 1895, l'œuvre de la Sainte-Enfance à Gan-chouen se développa encore. « Lés orphelinats, écrivait Lamy, comptent en ce moment 100 enfants en nourrice àu dehors, 80 garçons dans les écoles, 150 filles aussi dans les écolëS, 22 garçons OU filles placés dans le eourant de l'année ; somme totale 352. Pour l'entretien dé tôtlt ce pe^ tit œonde et le payement dés maîtres, j'ai dépensé 22.000 fr.
&UR LA Missio^r
Cette même année, Ronat réinstalla une partie de l'ancien orphelinat de Tong-tse, et les vierges qui dirigèrent la maison recueillirent une dizaine de petites filles.
En 1894, Ménel commença à Kouy-hoa un orphelinat qui reçut bientôt un certain nombre d'enfants.
En 1890, les' orphelinats de Hin-y fou comptaient 75 garçons et 56 filles ; il y avait une cinquantaine d'enfants en nourrice. Alphonse Schotter, comme Lamy à Gan-chouen, plaçait chaque année un certain nombre de garçons en apprentissage ; en 1892, leur nombre était de 10.
Ces orphelinats continuaient d'exciter l'attention publique et souvent d'inspirer de la sympathie. « On m'a raconté, écrivait Lamy en 1895% qu'un jour quelques mandarins militaires parlaient un peu trop librement des œuvres catholiques devant un général : « Ces prêtres européens, disaient-ils, récoltent du riz, ils le vendent et envoient cet argent en Europe. — Quoi, leur répondit le général, voyez donc les nombreux orphelins et orphelines qu'ils nourrissent, allez donc en faire autant, vous autres ; je vous donnerai le double d'argent qu'à eux que vous n'en seriez pas capables. »
Plusieurs fois, certaines autorités provinciales firent des efforts pour avoir le droit de visiter officiellement les orphelinats : c'est ainsi qu'en 1890 le vice-roi des deux Kouang publia des ordres à ce sujet. Plusieurs vice-rois ayant voulu insister, le Tsong-li yamen, sur les représentations de notre ministre Lemaire, leur fit dire que ces ordres étaient locaux, particuliers à Canton, qu'il n'y avait pas lieu de les étendre ; « mais ajoutait le consul de France à Shang-haï*, en transmettant ces nouvelles, il reste bien entendu que, ainsi que
ï A. M.-E., vol. 549«, p. 428.
2 A. M.-E., vol. 549^ p. 105. M. Wagner à M. Martinet, 3 août 1891.
En 1892, il y eut une nouvelle tentative au Kiang-nan dont Bodinier, alors à Shanghaï, parle en ces termes : « Les autorités chinoises du Kiang-nan sont en train de faire un nouvel effort pour imposer leurs réglementations pour les orphelinats et écoles catholiques et protestantes. Un ministre protestant, chef d'un hôpital de Nankin, s'est avisé d'écrire lui-même au vice-roi pour approuver et adopter toutes ses réglementations comme un comble d'équité et de bienveillance à l'égard des missions et de leurs œuvres. Le vice-roi est parti là-dessus et a essayé de nouveau d'imposer des règlements. Il trouvera à qui parler dans le consul de France de Shang-haï qui s'y oppose vigoureusement .
<< Le tao-tai de Shang-haï a envoyé une pièce officielle à M. le consul p6ur l'engager à ordonner aux missionnaires de s'y soumettre, prétextant le bon exemple donné par les protestants. Le consul lui a répliqué vertement que cette question était uiie question toute tranchée qu'il était surpris de voir se représenter de nouveai» vu que l'Empereur n'ayant pas approuvé les règlements Tchang-tche-tong il n'y avait pas à les mettre à exécution,
« En conséquence le mot d'ordre ici est de s'opposer à toute visite officielle des mandarins dans les orphelinats^ écoles, etc. Oû admet seulement une visite privée.
DERNIER COUP D ŒIL
cela a été l'habitude jusqu'à présent, si, à l'occasion, un fonctionnaire chinois exprime le désir de visiter une école, un orphelinat ou bien encore un hôpital, et adresse à cet effet unedemande conçue en termes convenables au missionnaire ayant charge de ces établissements, cette requête, à moins de motifs sérieux, ne devra pas être accueillie par un refus. »
Le bien fait par les orphelinats n'était pas, nous l'avons vu précédemment, le seul accompli par l'œuvre de la Sainte-Enfance ; on peut même dire que, par certains cotés, il n'était pas le plus grand ; il y faut ajouter les travaux des baptiseurs et des baptiseuses conférant aux enfants moribonds le sacrement de la régénération. Dans la slalislique complète que nous donnons dans V Appendice, le chiffre total des baptêmes d'enfants de païens en péril de mort s'élève de 1888 à 189(j à 4o.823 et la plus grande part en revient aux chrétiens et aux chrétiennes qui s'en allaient dans les hameaux, les villages, les villes, leur petites boîtes de remèdes sur les épaules, offrant gratuitement de soigner les enfants malades et les baptisant quand ils les jugeaient inguérissables. Chaque district avait les siens, deux, quatre, cinq, selon les ressources, au total environ une cinquantaine. En 1890, la mission dépensa pour eux tous 4201 fr. et 3.8o0 fr. en 189o. Leur zèle rencontrait parfois des obstacles, qu'un missionnaire pourra résumer en ces lignes^ :
« C'est surtout dans les pays les plus éloignés de la capitale que leur œuvre est l'objet de plus de calomnies. Il suffit que leur panier à médecines fasse son apparition à l'entrée d'un village pour que la panique devienne générale ; les enfants s'enfuient, les portes se ferment ; car beaucoup de païens croient toujours que ces baptiseurs courent le pays uniquement pour arracher les yeux des petits enfants et les envoyer ensuite en Europe où ils sont vendus à des prix fabuleux. »
En 1888, le Vicariat apostolique du Kouy-tcheou comptait 45 pharmacies ; voici par district celles que nous pouvons indiquer :
2 à Kouy-yang (ville).
2 à Kouy-yang (banlieue).
2 à Tsin-tchen —
Les PP. «Jésuites sont décidés à résister, et, disait l'autre jour le P. Colombel au procureur : « Nous fermerons plutôt nos orphelinats que de céder. »
(( Dernièrement en Mandcljourie, les autorités chiaoises ont voulu imposer leurs lèglements à la mission, trois visites officielles par mois, rien que cela. M. le consul de Shang-haï, consulté à ce sujet, a fait répondre à la mission : (( Tenez boo, et ne vous laissez visiter ofliciellement sous aucun prétexte. » (A, M.-E., vol. 549'', p. 494. M. Bodinier à Mgr Guichard, 7 mai 1892.)
' A. M.-E., VOL5491, p. 293. Lettre à Mt' Guichard, 1895.
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SUR LA MISSION
3 à Gan-chouen —
3 à Tchen-lin —
4 à Mou-you-se — 4 à Hin-y fou — 2 à Hin-y bien —
En 1889, une nouvelle pharmacie fut installée à ïa-pao par Bouchard, qui l'avait commencée en 1884, mais qui avait perdu dans la persécution de Tsen-y les cent taëls mis en réserve pour Tachever.
En 1890, reconstruction de la pharmacie de. Pou-lao-tchang, détruite en 1886 ; ouverture d'une pharmacie pour les indigènes par Roux dans le district de Tchen-lin.
En 1891, ouverture de la pharmacie à Long-^li.
En 1894, à Tin-lou, près de Long-ka, pharmacie pour les indigènes.
En 1896, à Long-tsuen, installation d'une pharmacie par Terrât. — , à Pin-yue par Thibault.
Le chiffre des pharmacies s'élevait alors à o6, pour lesquelles on dépensa, en 1895, la somme de 7.392 fr. et dont les titulaires baptisaient environ 2.500 enfants.
Ecoles. — Séminaires.
En 1872, au commencement de l'épiscopat de Lions, le nombre des écoles était de 37 ; 19 de garçons et 18 de filles; en 1888, ce chiffre, en comptant les écoles des orphelinats, s'est élevé à 120 avec 2.031 élèves.
En voici l'indication par district, sauf pour les districts de Jen-hoai, Tqng-tse, Su-yang, Tsen-y.
Kouy-yang (ville et banlieue) 12 écoles.
Tsin-gai, — 4 »
Tin-fan, — 5 »
Pin-fa, — 6 »
Pin-yue, — ...... 6 »
Ou-tchoan, — 5 »
Se-lan, — ...... 5 »
Mei-tan, — 1 » '
Gan-chouen (ville et campagne) 9 »
Koui-hoa, — 2 »
Tchen-lin, — 3 »
Mou-you-se, — 4 »
''''^'spiiiiillpiillpp
DEKNÎER cour' n fETL
Hin-y fou, — 41 »
Hin-y bien, — . .... 1 »
Le district de Hin-y fou est celui qui possède le plus grand nombre d'écoles ; la plupart sont dues au zèle d'AIpbonse Scbotter. Lorsque le missionnaire laissera à son frère la partie principale de son district et qu'il ira s'installer à Tchen-fong, son savoir-faire et son activité produiront des résultats analogues, et en deux ou trois ans il établira une vingtaine d'écoles.
Dans certaines stations, les chrétiens payaient eux-mêmes l'entretien des écoles ; à Pin-fa, par exemple, ils déboursaient chaque année une soixantaine de taëls.
Les districts du nord, ravagés par la persécution, rétablirent peu à peu leurs écoles : en 1892, Su-yang en eut 2 avec 83 élèves; Guq réinstalla Fécole de Mao-leao ; Poinsot fonda à Tchen-kia-pa une école dans laquelle il appela une dizaine d'enfants des meilleures familles chrétiennes « afin, dit-il, de les faire étudier d'une manière un peu complète ». N'ayant qu'une médiocre confiance dans les écoles des petites stations, qu'il trouve mal surveillées, irrégulièrement fréquentées, Poinsot aurait voulu, sinon dans chaque district, du moins dans chaque groupement de trois ou quatre districts, « une école spéciale avec un maître lettré, possédant bien et la doctrine chrétienne et la littérature chinoise ».
Là, écrit-il en 1895, on réunirait des enfants choisis, intelligents, de bonne famille, donnaût des garanties pour l'avenir. On leur enseignerait les livres de doctrine, les livres ordinaires et classiques de littérature chinoise et les genres de littérature usuels dans les choses de la vie. Ils seraient surveillés de près, catéctiisés tous les jours, confessés et communies le plus souvent possible. Ces enfants, issus de bonnes familles, sont ordinairement très malléablf^s, très souples et faciles à former. On aurait donc ainsi, dans chaque district, un bon noyau de jeunes gens qui, rentrant dans leurs familles, seraient les catéchistes nés de la station Leur science, leur piété, leurs bons exemples les mettraient par la force des choses à la tête des autres chrétiens qu'ils sauraient à leur tour catéchiser et instruire, soit comme prédicateurs, soit comme maîtres d'école. Kt ce que je dis pour les hommes, je l'applique également aux femmes, avec cette différence que l'instruction des femmes se bornerait aux choses de doctrine. Mais il faudrait à celle école un missionnaire en permanence. Une école sans missionnaire ne saurait bien marcher.
Donc à chaque district ou au moins là où il y aurait ce genre d'école, il faudrait un vicaire, qui partageât avec le curé le soin du district et le soin de Técole.
Vous me direz que ce genre d'écoles exigerait de trop grandes dépenses. Je réponds qu'on dépense bien davantage pour les écoles de la SaiAte-Enfance.
Le projet qu'exposait le missionnaire ne s'accomplit pas, le nombre
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SUR LA MISSION
des petits écoles continua de s'accroître; de 37, en 1872, et de 120 en 1888, il était de 135 en 1896 avec 2734 ^ élèves, c'est-à-dire qu'en 24 ans, il quadrupla à peu près et qu^en huit ans le nombred es élèves augmentp, d'environ 700.
En 1890, on construisit à Kouy-yang, près l'église Saint-Joseph, un établissement sur le modèle indiqué par la Propagande en 1883.
Il est à louer sans réserve, avait-elle dit, le zèle de ces évêques qui ont fondé dans leurs Vicariats des collèges pour les laïques adolescents; par ce moyen, ils peuvent avoir des hommes excellents pour renaplir la fonctiop de catéchiste, qui brillent à bon droit dans diflerentes f^niilles pyir l'exemple des vertus et de la science : ce qui est un très grand avantage. U est donc à souhaiter que chaque Vicariat possède des collèges de ce genr^. Il n'est pas nécessaire de construire dès le commencement de somptueux édifices, ni de s'inquiéter pour attirer un grand nombre d'élèves. Il suffît de commencer par un petit nombre ; il faudra surtout y recevoir les fils (Jbs riches qui pourront au moins payer la pension quant 4 la nourriture et au vêtement- Du reste, que les païens ou les schisiïiatiques ne soient ja,inaig admis dans ces communautés ; si cependant on était forcé par quelque nécessité spéciale de déroger à la règle générale, il faudrait, certes, employer toutes les précautions qui seront indiquées au sujet des écoles mixtes.
Dès la première année de son existence, l'école de Kouy-yang compta. 6 professeurs dont 3 étaient bacheliers, et une centaine d'élèves in-^ ternes ou externes. L'internat permit aux missionnaires des districts d'y envoyer des jeunes gens qui montraient des dispositions pour ji'étude, et qui plus tard, retournant dans leurs familles, davenaieût 4e véritables prédicateurs.
En 1892, l'école avait 110 élèves et 7 professeurs. La piété s'y dé-* veloppait avec la science, les sacrements étaient régulièrement fré-« quentés, et certaines dévolions particulières, telle que la communion ie premier vendredi de chaque mois, y étaient en honneur.
Le séminaire progressait lentement, on y comptait une trentaine d'élèves; le nombre des prêtres indigènes, qui était de 6 en 1888, n'avait pas augmenté en 1896^ ; cependant, dans la paroisse de Saint- Etienne près de Kouy-yang^ on avait établi en 1887 ou plutôt rétabli, car elle avait existé précédemment, une école préparatoire qui renfprma une vingtaine d'élèves.
* Sur ce nombre, environ 1400 étaient dans les écoles des orphelinats et 1 eeuvre de la painte^-Enfance aidait ces écoles d une somme d'environ 4800 fr. ' Jean Hiong fut ordonné le 19 septembre 1891. ^ 0»»P l'^i^ciçQ çrp^pliç^^ ^Çi-yeou-tang.
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DERNIER COUP D OEIL
Les protestants — Nombre et valeur de leurs adhérents,
Avant de terminer ce tableau d'ensemble, il importe de- dire quelques mots de Faction protestante au Kouy-tcheou.
Les protestants apparurent pour la première fois en 1856. Après avoir gagné plusieurs négociants de Canton et des provinces voisines qui se rendaient dans cette ville pour les affaires de leur commerce, les ministres firent de ces derniers leurs émissaires à travers la Chine ; ils leur remirent des calendriers, des opuscules de morale, des traductions de la Bible, afm de les distribuer à qui voudrait les accepter. « Quelques-uns de ces émissaires, raconte le Journal de la Mission, sont venus au mois d'octobre 1836, visiter l'oratoire de Kouy-yang. Ils ont demandé à voir les sien-sen européens. Sur la réponse négative du gardien de l'oratoire, ils ont ajouté que, dans le nord et dans l'est de la Chine, les chefs de leur religion étaient Européens. Le nom qu'ils donnent à Dieu est Tien-fou. Ils essayèrent de convaincre nos gens que nous ne devions pas employer le mot Tientcheou. La réponse qu'ils reçurent ne les engagea pas à continuer la dispute. Ces émissaires, vêtus comme les gens riches du pays, se dirent originaires du Fou-kien. Ils promirent de revenir sous peu ; mais il n'y a pas apparence qu'ils tiennent parole. En se retirant, ils déposèrent un Nouveau Testament chinois et un livre de morale intitulé : Tien-tao so-yuen. » Les missionnaires recommandèrent à leurs fidèles de ne lire et de ne conserver aucun de ces ouvrages ; ils furent obéis \
Cette tentative de propagande protestante ne produisit aucun effet; et il faut attendre une vingtaine d'années, jusqu'en 1877, pour la voir se renouveler. A cette époque, des membres de l'association China Inland mission se fixèrent à Kouy-yang ; ils y installèrent un dispensaire et rayonnèrent dans les environs. En 1878, un groupe assez considérable de païens des environs de Long-kia-pa, après avoir demandé l'avis des notables de leur village, allèrent les trouver pour les prier de venir les instruire. Cette initiative, qui n'était pas précisément pure de tout alliage, n'eut qu'un résultat médiocre.
Pendant dix à onze ans, les protestants n'eurent pas d'autre poste que celui de Kouy-yang.
En 1888, ils fondèrent celui de Gan-chouen et leur statistique officielle porte pour ces deux stations les chiffres et les noms suivants :
* A. M. -E., vol. 549g, p. 1018.
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^IPliPpiPfPiiP^PPP'^
SUR LA MISSION 425
KoUY-YANfi
1 Station.
1 Chapelle.
G Missionnaires européens y compris leurs femmes, et ceux qui sont en route.
1 Assistant prêcheur (chinois) ) t, ..
CA n* *x j'- 1 -1 ? Total: 3
2 Maîtres d école id. j
14 Communautés d'hommes* ) T - • 9"
11 Communautés de femmes j
4 Baptisés en 1888.
35 Baptisés depuis le commencement (1877).
1 Ecole.
6 Elèves chinois pensionnaires.
13 Elèves externes.
1 Refuge pour laguérison des fumeurs d'opium.
Ministres.
Rev. George Andrew (Gan) arrivé en Chine 1881
Mistress Andrew (née Findlay). id 1882
(c B. Curtis Woters (Tsouy). id 1887
Rev. S. R. Clarke (Tchen). . id 1887
Mistress Clarke (née Fausset).. . id 1878
Miss Fausset. ...... id 1885
Gan-cuouen -.
1 Station.
1 Chapelle.
2 Missionnaires européens.
1 Assistant prêcheur (Chinois).
2 Communautés d'hommes 1"^
2 Communautés de femmes j ^ '
Minisires
Thomas Windsor (Ouen) arrivé en Chine 1884
James Adam (Tang). .. id. ........ . 1887
En 1889, les succès des protestants se chilfrèrent par 3 baptêmes d'adultes à Kouy-yang et 1 à Gan-chouen.
* Le mot communauté «ignifie adhérents habitant un village ou un hameau dépendant de la station principale.
" A. M.-E., vol. 549f, p. 329-
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