‹ Histoire des missions de Chine [microform] (volume 2)Chapitre 51 sur 62 · XLI-XLIII · texte numérisé non relu

XLI-XLIII

LES VÉNÉRABLES MARTYRS DE KAI TGHEOU : JEAN-PIERRE NÉEL, JEAN TCHEN, MARTIN OU, JEAN TGHANG, LUCIE Y'.

(Tom. II, p. 132).

Authentique de quelques reliques de J. P. Néel '.

Ludovicus S. Faurie, Episcopus Apolloniensis et Vicarius apostolicus Kouy-tcheou apud Sinas, omnibus présentes bas visuris salutem in Domino-

■ Voir précédemment XXXIII poui' la visite des tombeaux de ces martyrs.

lipppip

APPENDICE

Cum die decimâ martii vertentis anni 1869 procederemus ad recognitionein exuviarum R. D. Joannis Pétri ISéel et octo aliorum Dei servorum pro fide in hoc Vicariatu obtruncatorùm, coram R. D. D. Eugenio Francisco Lions, provicario et seminarii nostri Sancti-Panli superiore, et iEmilio Bodinier ejusdem seminarii moderatora secretarii vices agente, seposuimus ex dicti R. D. Joannis Pétri Neel exuviis partem vertebra; coUi quœ fuit gladio prœcisa et cincinnum capillorum, cura intentione illa deponendi in cubiciilo Martyi'um Seminarii parisiensis Missionum ad Exteros. Deinde illa papyro serico albo involuta (ilo serico rubro religavimus et sigillo Vicariatûs apostolici Kouy-tcheou cerà rabrâ impresso obfirmavimus. In cujus rei fîdem prcesens instrumentum manu proprià signavimus et nostrorum Provicarii et secretarii subsignationitus sigillique Vicariatûs Kouytcheou appositione voluimus communiri.

Datum ex seminario Sancti-Pauli ejusdem Vicariatûs, anni 1869 mensis

martii die 14.

7 LuDovicus S.Faurie, Episcopus Apolloniensis,

Vicarius apostolicus Kouy-tcheou.

Locus -{- sigiili F. E. LiONS, provicaiHus, superior seminarii

Sancti-Pauli.

.'Emilius Bodinier, seminarii Sancti-Pauli moderator.

Vicariatûs apostolici Kouy-tctieou.

Reliques et souvenirs des Martyrs de Kai tcheou.

Objets de M. Néel et de ses compagnons^

Les objets de M. Néel et des autres martyrs de la même persécution au Kouy-tcheou sont arrivés au Séminaire en 18B3. Nous ne faisons que transcrire ici un billet de M*" Faurie, Vicaire apostolique de la susdite mission :

« Liste des seuls objets que je puisse envoyer en souvenir à la famille de M. Néel : 1° un vieux mouchoir ; â'^ une paire de vieux bas ; 3° deux petits livres, sa burette à baptiser ; 4° la bourse à porter le saint viatique. Tout le reste a péri sauf les plus gros objets de sa chapelle dont nous avons besoin ici. J'envoie pour le Séminaire des cheveux des cinq martyrs et la corde qui a suspendu leurs têtes. Vous pourriez séparer quelques cheveux pour la famille de M. Néel. j Louis, évêque d'Apollonie. »

Quelques-uns seulement de ces objets furent envoyés à la famille du martyr. Pour la manière dont plusieurs ont été recueillis, c'est probablement dans l'occasion suivante ; le Journal du Kouij-tcheou de 1861-1862, qui raconte le martyre de M. Néel et de ses compagnons, ajoute dans son postscriptum :

« La femme et les deux tîlles du martyr Tchang ont été chassées de leur pays.... Elles ont été assez heureuses pour pouvoir cacher, dans le peu de bardes qu'on leur a laissées, la chapelle de M. Néel, quelques-uns de ses habits et autres menus objets qu'elles ont pu sauver. Elles nous ont tout fidèlement remis ce matin, dimanche 16 mars. »

* Salle des Martyrs, vol. 3, p. 105.

APPENDICE

Nota, Dans la nouvelle Salle ces objets se trouvent dans le 2* compartiment petit placard et dans le l'^'^ compartiment petite vitrine.'

Janvier 1 865.

Tous ces objets se trouvent actuellement dans le casier n° 3.

Mai i 87 8.

Corde ^

Cette corde quadruplée, de couleur rousse, a 72 centimètres de long et 1/2 centimètre d'épaisseur. Une petite carte y est attachée au moyen d'un fil de soie rouge, on y lit ces mots : « Corde à laquelle sont restées suspendues pendant 18 jours les têtes des martyrs des 18 et 19 février 1862. »

On lit dans le Journal du Kouij-tcheou que le 19 février, avant le jour, une des filles de Jean Tchang « vit ensuite les quatre têtes suspendues au rempart... Dès les premières nouvelles, je songeai au moyen de recueillir leurs précieux restes. J'envoyai une famille de pauvres chrétiens qui allèrent, en mendiant, parcourir le pays et les montagnes environnantes, pour tâcher de retrouver quelques-uns de leurs ossements.... Ils virent les cinq^ têtes suspendues eu un seul faisceau en haut des remparts.... Ils se montèrent les uns sur les autres, mais ils n'y purent atteindre.... J'organisai donc une nouvelle expédition.... Ils s'avancent, appliquent leur échelle, l'un d'eux monte, et d'un coup de sabre la corde est coupée. Mais, n'ayant pu retenir le poids des cinq têtes, elles tombèrent dans le bourbier au pied des remparts... le plus fort prend le faisceau des têtes dans le pan de sa robe et ils s'échappent rapidement... Mais celui qui portait seul les cinq têtes n'en pouvant plus, ils s'arrêtèrent un instant pour les séparer.* Chacun en prit une qu'il roula dans un linge, se la passa en sautoir sur l'épaule et ils marchèrent ainsi toute la nuit sans encombre. Au point du jour, ils étaient dans une famille chrétienne, oii d'autres néophytes les attendaient avec des caisses et des bagages pour cacher les têtes. Ces derniers conduisirent le tout par la grand'route comme des marchands, et les autres se retirèrent par divers sentiers. Ils arrivèrent tous au collège, où je les attendais, le jeudi 6 mars... Les têtes étaient encore toutes couvertes de la boue où elles étaient tombées. Les chrétiens qui les avaient enlevées n'avaient pas osé les laver eux-mêmes, parce que, disaient ils, c'étaient de saintes reliques, auxquelles eux, pécheurs, n'étaient pas dignes de toucher. Nous les lavâmes nous-mêmes à grande eau ^ »

(Voir Nota précédent.)

Cette corde est dans le casier n° 3.

Janvier i 865.

Mai 1818.

' Salle des Martyrs, vol. 3, p. 115.

' Celle de Lucie Y avait été ajoutée aux quate autres.

3 Voir tom. II, pp. 128-132, le récit complet de cette expédition.

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APPENDICE

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