‹ Histoire des missions de Chine [microform] (volume 2)Chapitre 52 sur 62 · J.-P. NÉEL · texte numérisé non relu

J.-P. NÉEL

Cheveux *

Ces cheveux sont noirs et déliés, ils sont disposés en forme de couronne ovale de 35 millimètres de long et de 23 millimètres de large, et placés dans un reliquaire ova^e en cuivre doré, orné de pierres de diverses couleurs et surmonté d'une croix en petites pierres blanches. Par derrière, il est scellé du sceau du Séminaire. Le reliquaire a 145 millimètres de long et 11 centimètres de large. Par derrière sont écrits ces mots : Ex capillis J. Néel.

(Voir Nota p. 502.)

^Janvier 1865.

Dans le casier n° 3.

Mai 1H7S.

Sa chevelure^.

C'est la queue chinoise, mais il n'est pas sûr qu'elle soit faite des propres cheveux du martyr. Elle est divisée en deux parties : la première mesure en longueur à peu près l'"70, elle est composée de trois tresses qui sont nattées, excepté vers le haut et le bas de cette première partie de la queue; on remarque au centre des fils tressés qui servent à maintenir la natte, les cheveux sont châtain clair, la natte va en se rétrécissant toujours. La seconde partie plus petite et moins grosse mesure 48 ou 49 centimètres ; à la dernière extrémité ce n'est plus qu'une mince mèche de cheveux. Ces cheveux sontraides et assez gros.

Cette chevelure fut placée dans un reliquaire par M. Vigneron et authentiquée par M-""" VerroUes ; l'authentique y est joint.

Le reliquaire est maintenant dans le casier n° 3.

Mai 1818.

Un de ses os. '■

C'est une vertèbre du cou de M. Néel qui fat tranchée par le glaive ; elle est coupée net par le glaive, elle mesure 48 millimètres de long, dans sa plus grande largeur 15 millimètres et ailleurs 2 centimètres.

Voici l'authentique contenu dans une grande enveloppe avec la relique celte enveloppe était scellée du sceau de Ms^ Faurie, on a dû rompre le sceau pour placer l'os dans un reliquaire :

« Relique de M. J. P. Néel, décapité pour la foi à Kay tcheou, dans la province du Kouy-tcheou, le 18 février 1861. — Le 10 mars 1869, faisant en présence de M. Bodinier, missionnaire apostolique et directeur au petit séminaire de Saint Paul, la reconnaissance delà tète de M. J. P. Néel, pour la déposer et sceller dans une boîte, j'en ai retenu le fragment de la vertèbre

*A. M.-E., vol. 3, p. 112.

' Salle des Martyrs, vol. 3, p. 240.

3 Salle des Martyrs, vol. 3, p. 240.

APPENDICE

du COU qui a ^lé tranchée par le glaive. J'ai Finlention de déposer cette relique insigne dans la Salle des Martyrs de notre Séminaire des Missions- Etrangères à Paris. En attendant, je la scelle dans un pli de papier, lié d'un fil de soie rouge et scellé de mon sceau. Un double authentique de cette déclaration est inclus dans le paquet avec la dite relique.

Fait en double, au séminaire de Saint-Paul de Lou-tsoung-kouen, près Kouy-yang fou, le 10 mars 1869.

7 Louis Faurie, évêque d'Apollonie, Vicaire apostolique du Kouy-tcheou • Emile Bodiinier, mis. ap.^ directeur du petit séminaire du Kouy-tcheou.

Cet os a été placé dans un reliquaire par M Vigneron Lucien et authentiqué par M^"" Verroll'es ; l'authentique y est Joint.

Dans le casier n° 3.

■ Mai iSrS.

Aube

C'est une aube de toile fine, dont le bas est brodé à la hauteur de 30 centimètres à peu près. Le bout des manches est aussi brodé à la hauteur de, 25 centimètres et sous la broderie on a placé une étotTe noire. La longueur totale de l'aube est environ de 1"45 ; elle est très large, c'est-à dire d'à peu près 1™60. Depuis le col jusqu'au bout de chaque manche, il y a 85 centimètres. Le col est large de 48 centimètres.

Dans le billet cité plus haut, M?"^ Faurie a écrit : Une aube.

Amict-.

C'est un amict de toile, ayant une croix au milieu, long de 83 centimètres, large de 49 centimètres ; l'ourlet est large de il millimètres. Les cordons ont l^l^. Il y a aux quatre extrémités quatre petits ^rous pour les cordons.

Dans le billet précité, on lit : Un amict.

Purificatoire '^.

Il est de toile fine, ourlé de trois côtés : longueur 49 centimètres, largeur 35 centimètres ; l'ourlet a 3 millimètres de large.

On remarque 4 taches au centre et d'autres moins foncées. Dans le billet, on lit: Un purificatoire.

Nappe d'autel''.

Elle est en toile assez fine et mesure 1^73 de long et presque 80 centimètres de large. Elle est ourlée de deux côtés seulement et l'ourlet ai cen-

1 Salle des Martyrs, vol. 3, p. 239.

» Id., id.

3 Id.. id.

^ Salle (les Martyrs, vol. 3, p. 241.

APPENDICE

mètre 1/2. Il y a dans la nappe un billet de M""" Faurie où se trouvent écrits en assez grosses lettres ces mots : Nappe d'autel, — et, sur le billet cité plus haut, se trouve écrit en quatrième lieu : Une nappe. Casier n° 3.

Bourse et corporal^.

Au premier coup d'ceil, on voit que la bourse a été faite en Ciiine, on le reconnaît à son aspect tout particulier. Elle est carrée, et a 15 centimètres de chaque côté. La partie antérieure a le fond bleu et §st entourée d'un ruban chinois de diverses couleurs do 22 millimètres de large. Au milieu, est tixée une petite poche en soie rouge, ornée d'un cœur et d'une guirlande en broderie, et à peu près complètement ronde. Elle s'ouvre à sa partie supérieure. L'intérieur est en soie blanche. Elle se ferme par des cordons de soie rouge ornés de trois nœuds et de hls blancs et noirs en soie roulés autour d'eux en quatre endroits difï'érents. Un petit morceau de bois peint en vert, dans lequel sont passés les cordons, sert à les maintenir. La hauteur est de 95 millimètres et la largeur de 94 millimètres. C'était dans cette petite poche que se déposait la sainte Eucharistie. Maintenant, il y a un billet ainsi conçu: M. iNéel, bourse pour porterie saint Viatique et corpora!.

L'autre face de la bourse est aussi entourée d'un ruban chinois et a le fond de couleur bleue, seulement au milieu est une croix de 8 centimètres de long et de 63 millimètres de large, formée par un ruban de plusieurs couleurs et qui a 13 millimètres de large. Les côtés, ainsi que l'intérieur de la bourse, sont en toile blanche. Elle se ferme au milieu de la partie supérieure au moyen d'un bouton à tête ronde et doré, sur lequel s'agrafe une boutonnière en cordon rouge. On peut la suspendre au moyen d'un cordon bleu de 3 millimètres de large dont les deux bouts sont attachés de chaque côté à la partie supérieure.

Dans cette bourse est un petit corporal en fil blanc, entouré de dentelles, et marqué en fil rouge de la lettre L. ; sa longueur est de 375 millimètres, sa largeur est de 31 centimètres.

Janvier 1865.

Dans le casier n° 3.

Mai 1878.

Burette à baptiser^.

C'est un petit vase doré qui paraît être en étain ; il est arrondi et plat et monté sur un pied quadrangulaire. Le col en est rond. Ce vase est muni d'une petite anse.et, du côté opposé, d'un bec recourbé en même métal. La hauteur est de 9 centimètres, la partie ronde a 7 cenlimV.ros de diamètre. De l'anse au bout du bec, il y a 11 centimètres de distance. Le pied a 41 millimètres de long et 25 millimètres de large. Le col a 15 millimètres de hauteur et de diamètre. La dorure est enlevée sur presque toute l'anse et en trois ou quatre petits endroits de la burette. Elle pèse cent grammes.

Autour de l'anse est cousu ce billet : Burette à baptiser de M. Xéel.

* Salle des Martyrs, vol. 3, p. t09.

'A. M. -E. vol. 3, p. 108.

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WMHinWHi

APPENDICE

C'est bien probablement avec cette burette qu'a été baptisé Jean Tchang, le jour mènnie où il fut martyrisé, ainsi que M. Néel l'écrivait le 18 février 1862 à Mgr Faurie : « Je reste au poste pour soutenir mes néophytes dont le plus ancien, Jean Tchang, mon hôte, est baptisé depuis ce matin.

Dans le casier n° 3.

Janvier 1 H65.

Mai i87S.

Coiffure, Foung-mao^.

C'est une espèce de capuchon en drap noir, doublé de toile bleue, affectant la forme d'un capuchon ou dune cuculle de religieux. Sa plus grande longueur est de 45 centimètres, sa plus grande largeur est de 30 centimètres. Il est taché en de nombreux endroits et ces nombreuses petites taches en forment deux grandes de chaque côté du capuchon. Le capuchon paraît s'attacher sous le menton par deux cordons, à la forme chinoise. Ces deux cordons sont bleus, un troisième, qui y est attenant, est noir.

Dans le fond de la cuculle on remarque un billet où sont écrits ces mots : Fonng-maode M. Néel.

Petit placard 2'^ comp.

Cet objet est dans le casier n° 3.

Mai iS7S.

Un bas chinois -.

Ce bas ressemble à un bas ayant appartenu au Bienheureux J. Bonnard. La description de ce dernier bas se trouve: Salle des Martyrs, vol. Il, p. 204.

De la partie supérieure au bout du pied il a So centimètres; du talon à la partie supérieure du même côté 39 centimètres. Du bout du pied au talon, 28 centimètres. A la partie supérieure, les deux extrémités sont distantes de 20 centimètres. Le talon est percé d'un trou. A cet objet, est cousu le billet suivant : M. Néel, bas chinois.

Janvier 1S65.

Le 5 juin 1866 on a coupé à ce bas un morceau en forme de trapèze, dont la grande base a 35 millimètres, la petite 25, le côté perpendiculaire 28 et le côté incliné 30.

Dans le casier n° 3

Mai ISIS.

Montre '

M-"" Faurie avait envoyé une caisse contenant des reliques et une montre parmi elles. MM. les Directeurs du Séminaire de Paris lui ayant demandé

* Salle des Martyrs, vol. 3, p. 242.

'Salle des Martyrs, vol. 3, p. 111.

' Salle des Martyrs, vol, 3, p. 113.

APPENDICE

oO:

à qui avait appartenu cette montre, Monseigneur répondit qu'elle avait appartenu à M. Néel. La partie de la lettre l'attestant est ici transcrite : « Voici une montre ayant appartenu à M. Néel. »

C'est une montre en argent. En haut du cadran, on lit : Berthola. Le reste ne peut se lire à cause d'une légère partie brisée sur le bord du trou à travers lequel on roule la chaîne. Au bas on lit : A Saint-Chamond. La montre dans le sens de la queue aune circonférence de 145 millimètres. La gaîne a 11 centimètres de longueur et l'anneau oblong qui y est attaché, 2 centimètres en largeur. Dans le boîtier, on lit le nombre 510 et celui de 2, et à gauche, les lettres He. Cette montre est attachée à une chaîne qui a 40 anheaux, le crochet compris. Deux anneaux du milieu sont plus oblongs que les autres et encore, parmi ces derniers, quatre sont plus grands. La longueur totale est de 0",218. Au bout de la chaîne sont deux clefs en cuivre et en fer. La plus petite est brisée et le petit anneau qui sert à l'atta-cher est séparé. Il est forcé et n'a plus sa forme ronde. La petite partie de la clef brisée a 5 millimètres en longueur et 7 millimètres en largeur, la clef a 32 millimètres en longueur. La grande clef a 39 millimètres de longueur.

Cette montre est dans une bourse dont le devant est en soie blanche avec des broderies en soie rouge, verte et en fil d'or. Cette broderie consiste en fleurs rouges, vertes. Elle est doublée en soie verte. La pochette est ronde en bas et se termine en deux languettes moins larges et rondes encore à leurs extrémités. La longueur est de 77 millimètres, la largeur 55. Entre ces deux languettes on insère la montre dans la bourse, et à travers un trou on peut voir l'heure que marque un cadran indicateur.

A cette bourse, pour resserrer les deux languettes, sont attachés un cordon rouge et un ruban vert. Le cordon est attaché par son milieu à l'intérieur de la languette de devant. Ses deux bouts passent par deux trous faits sur la languette de derrière, de sorte qu'en les tirant les deux languettes se resserrent. Ce cordon doublé a, depuis le milieu attaché à la languette de devant jusqu'aux nœuds de ses deux bouts, 33 centimètres. Le ruban vert a ses deux bouts attachés chacun à une baguette ; ainsi doublé il a 21 centimètres en longueur.

Cette montre est maintenant dans le casier n° 3.

Mai 1878.

Office de la Sainte Vierge^.

Ce livre a été envoyé de Chine par M»"" Faurie à la famille de M. Néel comme relique de ce martyr et a été donné par sa sœur à son cousin.

J. Myaricot, sous-diacre.

Ces renseignements ont été consignés sur un papier qui se trouve à l'intérieur du livre par M. Myaricot auquel la Salle des Martyrs doit de posséder ce trésor. Le livre, format in-lS", est relié en basane. La reliure est très usée le long des bords et surtout à deux des cornières placées l'une par rapport à l'autre comme aux extrémités d'une même diagonale. Sur le

* Salle des Martyrs, vol. 3, p. 209,

APPENDICE

dos, il y avait ces mots : Office de la Sainte Vierge écrits en lettres d'or ;.ror a complètement disparu.

En ouvrant le volume, on voit sur le feuillet blanc qui précède celui où le titre se trouve, le nom du martyr, écrit à l'encre probablement par lui-même. Le livre a 218 pages, le papier en est bien jauni. Les bords verticaux des pages Ho et 117 sont irrégulièrement coupés. Au commencement, il y aune gravure plus que simple représentant la mort de la Sainte Vierge.

Voici le titre du livre : sur la première ligne Office ; sur une seconde, le mot de; sur la troisième, ces mots la Sai)ile Vierge; au-dessous en latin et en français. Noucelle Edilion. On voit déplus qu'il est sorti des presses des Périsse frères, à Lvou, 1852. Le texte latin et la traduction française sont en regard, mais non pas sur le même feuillet, car les pages du livre ne sont pas •divisées en colonnes

Ce livre a été placé le 24 novembre 1868 à la Salle des Martyrs, dans le petit placard, ^'^ compartiment.

Décembre 1868.

Ce livre est actuellement dans le casier n° 3.

Bréviaire^.

Mai J878.

C'est un in-12° imprimé chez Mame en 18o3. Il est relié en chagrin avec de faux nerfs et doré sur tranche. Sur chaque couverture, il y a une assez large croix. Sur le recto de la 2^ feuille, on voit le nom de M. Néel qu'il a très probablement écrit lui-même. Dans quelques endroits, les feuilles sortent de la tranche et notamment vers le milieu, vers le feuillet 539.

Les gardes du volume sont assez détériorées, notamment à la tin du bréviaire elles sont tachées de bleu.

Aucun authentique, mais M-'' Faurie a écrit lui-même sur un billet général : « Objets de M. Néel, pars œstiva — 1 volume. Bréviaire ».

Ce bréviaire est maintenant dans le casier n° 3.

Mai 1878.

Ordo 2.

C'est un ordo romain de l'année 1858 imprimé chez Pélagaud. On remarque au l'^'" feuillet ces mots : « Pascha accurrente IV aprilis — adjecto ordine peculiari ad usum eoriim qui gaudent apostolicis privilegiis — et le texte de actu 6 : -\unc ergo omnes nos in conspectu tuo adsumus. » Lugduni, via mercatoria 50, Parisiis, via 57.

La couverture manque par devant, mais on en voit encore un vestige en bas à gauche : elle existe par derrière, elle est de couleur jaune. La signature de M. Néel est au recto de la première feuille.

"■ Salle des Martyrs, vol. 3, p. 238.

2 Salle des Martyrs, voL 3, p. 238.

APPENDICE

L'Ordo propement dit ne commence qu'à la page 35. Dans le billet cité plus haut M^' Faurie a écrit : Ordo 1838,

Dans le casier n° 3.

Mai iS7S.

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