CROYANCES RELIGIEUSES
conservés et honorés ; personne n'oserait en couper une liane, même en cas de pressant besoin ; le bois mort lui-même y^ pourrit depuis des siècles, personne n'y touche.
Dans les parages de Mao-keou et de Lang-tai il existe une pratique tout au moins bien curieuse et digne de remarque. Sous Farbre fétiche on érige une croix de bois de forme latine, à laquelle on adresse un culte particulier pour se préserver de certains maléfices du démon.
Outre leurs superstitions" particulières, les ïchong-kia ont pris quelques croyances et quelques pratiques religieuses des Chinois ; presque tous affichent les tablettes aux cinq caractères et offrent de l'encens aux ancêtres.
A ces sectes on peut ajouter les Mahométans qui habitent surtout les régions occidentales dans le voisinage du Yun-nan. Il arrive très rarement que l'un d'entre eux se convertisse à notre foi. Cependant, généralement ils ne sont pas hostiles à la religion chrétienne. Souvent ils se vantent devant les missionnaires de ne pas adorer les idoles, mais le même Dieu que les chrétiens.
Telles sont dans leur ensemble les connaissances que nous avons sur la province du Kouy-tcheou ; il est à regretter qu'elles n'offrent pas toute l'étendue et toute la précision désirables. Espérons que peu à peu les missionnaires pourront ajouter des renseignements rigoureusement scientifiques qui enrichiront les études, dont quelquesunes assez sérieuses^ déjà faites sur le vaste empire chinois.
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