‹ Histoire des missions de Chine [microform]Chapitre 21 sur 56 · RÉVÉREND PÈRE · texte numérisé non relu

RÉVÉREND PÈRE

Dans cette église cathédrale de Pékin, ont été baptisés Ouang Tching qui a reçu le nom de François-Xavier, Yuen, celui de Barthélémy et Lo appelé Thomas. Les deux premiers sont licenciés. Ces trois néophytes ont donné des signes manifestes d'une sincère conversion, ils ont été admis dans le sein de l'Eglise pendant le cours de cette année. Comme ils sont originaires de la province du Kouy-tcheou et qu'ils retournent dans leur pays, je vous

^ Le magasin de soieries de la famille Ouang était situé au carrefour de Ta-che-tse (la grande croix).

2 A. M.-E., vol. 1250, p. 800. Lettre de M. Dufresse à M. Chaumont, 26 septembre 1798. N. L. E., vol. 3, p. 341.

' Voir le texte à l'Appendice IV.

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L ANCIEN APOSTOLAT

écris pour vous annoncer qu'ils sont deveîius vos fils et font partie de vos

ouailles et pour vous les recommander. Ils manifestent beaucoup de zèle

et de piété, surtout François Ouang, à la prière duquel j'écris cette lettre.

Que Dieu garde votre Révérence dont je suis le serviteur dans le Christ.

Alexandre, évêque de Pékin.

Pékin., 6 juin 1796.

« Cette lettre ouverte et sans adresse, écrit Dufresse, fut apportée par le dit François-Xavier Ouang qui revint avec Thomas Lo à la capitale du Kouy-tcheou leur patrie. Thomas Lo avait renoncé au service du prétoire ; quant à Barthélémy Yuen, Fautre licencié, il se rendit en une autre province de l'empire oii il avait des affaires, et dont jusqu'à présent il n'est point encore de retour : sa patrie est une autre ville distante de la capitale de 6 journées. La lettre fut livrée à un chrétien de Tseng-ny-fou qui se chargea de la transmettre au Sutchoan au missionnaire de Tchong-kin-fou oii il est établi et achèteles marchandises dont il fait le commerce au Kouy-tcheou. Or, celui-ci la confia à un païen de sa connaissance qui l'apporta à Tchongkin vers la fin de la même année, sous une enveloppe et adresse chinoises portant le nom des frères Ly, chrétiens de Tchong-kin, dont les boutiques lui fournissent ses marchandises.

« François-Xavier Ouang, à son retour, témoigna à la vérité quelque zèle, et exhorta quelques personnes à la religion ; mais n'étant plus dans un pays où la religion chrétienne paraît exaltée et en honneur tant pas la grandeur et la splendeur de ses temples, que par les rangs qu'occupent ses ministres à la Cour, mais au contraire en pays oii elle est abjecte et méprisée, il fut timide à la publier et l'exerça luimême pendant longtemps si secrètement qu'à peine quelques personnes de sa maison surent qu'il él^it chrétien. Néanmoins, insensiblement il se fit connaître et prêcha, de sorte que toute sa famille, qui est peu nombreuse, embrassa la même religion, à l'exception de son père : les agents de sa boutique au nombre de six et quelques autres personnes du dehors l'embrassèrent aussi. Cette boutique qui est de soieries passe pour une des plus commerçantes de la ville, et la famille pour l'une des plus riches : le premier des dits agents est un bachelier lettré. Ce petit succès fut suivi de quelques autres conversions, en sorte qu'au mois de juillet suivant le nombre des nouveaux convertis en cette capitale était de 30 ou 40.

« Comme ils n'avaient point encore de livres des prières usitées dans le Vicariat du Su-tchoan dont ils dépendent, le licencié de son propre chef et à ses frais fit imprimer celles du matin et du soir qui sont en usage dans l'Eglise de Pékin , dont il avait apporté à son retour, outre les prières, plus de 50 autres différents ouvrages de re-

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DES ORKÏRIES A 1847

ligion qai comprenaient plus de 100 volumes. Cet homme qui parait un enfant, (quoique âgé de 30 ans) et semble avoir la tête un peu fêlée, imposait un nom de baptême à chacun de ces néophytes, ce qu'il fit même à son père encore païen qu'il nomma Joseph, qui est le patron de la Chine; il faisait certaines cérémonies de la Messe, dit-on^ la communion, et exerçait plusieurs autres singularités. Du reste, ajoute-ton, il aimait à boire.

« Pendant ce temps-là, on concertait icy à y envoyer au moins deux catéchistes, tant pour instruire et confirmer ces nouvelles plantes que pour prêcher aux païens et procurer, s'il était possible, une plus grande propagation de la foi. AVi mois de juillet de l'année dernière (1797), M. Matthias y envoya enfin le catéchiste Laurent Hou, et un autre catéchiste, nommé Paul Ho qui avait lui-même fait aussi le voyage de Pékin, comme je l'ai dit ailleurs. Ces deux catéchistes entreprirent ce voyage qui est d'environ 15 journées avec la plus grande joye, et parvinrent heureusement à la dite capitale, après avoir visité la chrétienté de Tseng-ny-fou qui se trouvait sur leur route. Ils étaient en même temps chargés de concerter avec les chrétiens sur les moyens et la maison propre et sûre pour recevoir le prêtre, car M. Matthias pensait à les aller visiter au commencement de cette année après l'administration de Tseng-ny-fou qui n'est éloigné que de 4 journées.

« Après environ un mois de séjour, Paul Ho revint seul à Tchongkin, nous apportant d'heureuses nouvelles tant sur le zèle du dit licencié et la bonne volonté des autres néophytes, que sur l'augmentation de leur nombre qui était alors d'environ 80, et les espérances ultérieures qui paraissaient bien fondées. Les chrétiens étaient d'accord pour recevoir le prêtre, et il y avait une maison très propre pour cet effet. Il nous rapporta en même temps une lettre de Laurent Hou qui confirmait tout cela, et un catalogue de tous les ouvrages de religion que le licencié avait rapportés de Pékin. Laurent y était resté pour former de plus en plus ces néophytes et urger la propagation ; d'ailleurs il éprouvait alors quelques douleurs dans les jambes, qui lui firent craindre de ne pouvoir faire une si longue route. »

Les principaux convertis de Kouy-yang dont nous connaissions le nom sont : Jean Leao Ta-kong, Thomas Leao Eul-kong, Augustin Leao Tin-ki, Pierre Kou Hong-fa, Ou San-kong, Paul Kou Tchan-gao, Lou San-kong, Pierre Lieou Ouen-yuen et Joseph Tchang Ta-pong qui, 18 ans plus tard, donnera son sang pour Jésus-Christ, et sur lequel nous avons quelques renseignements : Né à Tou-yun fou de parents païens vers 17S4, Tchang Ta-pong s'affilia de bonne heure à la secte des Jeûneurs s'abstenant scrupuleusement de viande et de graisse; il exerça aussi les fonctions de Tao-se, bonze de la secte de la rai-

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l'ancien apostolat

son. 11 approchait de la quarantaine quand il alla se fixer à Kouy-yang. Là, il devint l'agent oul'associé du marchand Ouang. Lorsque François- Xavier revint de Pékin, il pressa Tchangd'embrasser le christianisme; celui-ci refusa, mais peu après il se rendit aux exhortations du catéchiste Laurent Hou ; il se sépara d'une seconde femme, qu'il avait épousée du vivant de la première "" et résista aux sollicitations et aux reproches de ses parents qui voulaient empêcher sa conversion^

Ma,is bientôt la tempête s'éleva sur la petite Eglise de la capitale du Kouy-tcheou et y causa des ruines, Dufresse va être l'historien de cette persécution^ :

« Au mois de septembre 1797, un oncle du licencié François-Xavier Ouang, païen qui souffrait avec peine que son neveu et sa famille eussent embrassé la religion, et qui depuis peu avait reçu très froidement le dit neveu et Laurent Hou, qui allèrent chez lui pour l'exhorter à se convertir, craignant que, s'il survenait à son neveu quelques vexations de la part du gouvernement, il n'y fût compromis comme oncle, se détermina à prévenir ce compromis en le déférant au prétoire. Il se rendit auparavant en la maison du licencié qui était pour lors absent, y déclama fortement en présence de toute la famille contre la religion chrétienne, se saisit d'un grand nombre de livres de religion qui lui tombèrent entre les mains, en brûla aussitôt une grande partie et emporta le reste au prétoire, le présentant au mandarin second gouverneur (bien) de la ville avec son libelle d'accusation : ce qu'il avait, dit-on, cy devant concerté avec le dit mandarin.

« A cet éclat, le père du licencié auquel il parut un coup de foudre, fit aussitôt rappeler son fils, et déclama si fortement, à l'invitation de son frère contre la religion chrétienne, comme si toute la famille allait être enveloppée dans le plus affreux désastre, menaçant en même temps que, si on ne l'abjurait, il allait se défaire lui-même de la vie par la corde, que le fils faible au dernier degré, et sous prétexte de respecter son père et de ménager ses jours, abjura aussitôt et donna en preuve un écrit à son père, promettant de ne plus entrer jamais dans une église ou assemblée de religion ; on ajoute même qu'il confirma son abjuration par un serment. Cité ensuite par le mandarin, il la réitéra en sa présence et en laissa un écrit au

* Il lui donna une dot et la maria à un chrétien nommé Ou.

' Les Trente-cinq Vénérables Serviteurs de Dieu, p. 306, par Adrien Launay un Yol. in-8, 504 pages. Lethielleux, éditeur, 10, rue Cassette, Paris, 1906.

3 N. L. E., vol 3, p. 343. Lettre à M. Chaumont 26 septembre 1798. A. M.-E. vol. 1250, p. 815. Il est à remarquer que le style des lettres de M. Dufresse pu- BliéQS dans les N . L. E. a été retouché, mais généralement sans altération des faits.

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prétoire ; nonobstant cela, ce mandarin se fit donner par la famille accusée, qu'il savait très riche, 200 taëls et plusieurs autres présents pour ne pas pousser l'affaire plus loin'. En même temps une troupe nombreuse de satellites se rendit à la maison de Thomas Lo, lieu ordinaire de l'assemblée des chrétiens, où se trouvait alors le catéchiste Laurent Hou qui, dans l'accusation, n'avait pas plus été oublié que Thomas et accusé comme prédicateur et perturbateur. 11 s'y trouvait en même temps un nommé Fong (qui avait reçu le catéchuménat à Pékin lorsque les autres y furent baptisés, mais dont la lettre de l'évêque ne fait point mention), et trois autres néophytes. Ces six chrétiens furent saisis avec tout ce qu'on put trouver de livres et autres effets de religion, entre autres un beau crucifix d'ivoire apporté de Pékin, et conduits au prétoire ; ce qui arriva le 25 septembre.

« Le mandarin se montrant grandement courroucé de ce qu'une telle religion s'était introduite dans son gouvernement, et surtout de ce que le nommé Hou, venu d'une province où la secte des Pe-lien faisait tant de bruit, eût répandu une religion qui devait être de la même secte, somma tous ces chrétiens de renoncer à la dite religion. Laurent Hou l'ayant refusé fuLirappé de 50 souftlets ; Thomas Lo refusa aussi d'abord, mais frappé de 40 coups de bâton sur la cheville des pieds, il céda à cette torture et apostasia au moins de bouche. Quant aux quatre autres ils suivirent, sans coup férir, ce dernier exemple : nonobstant cela, ils furent relégués en prison, et peu de jours après condamnés à porter la cangue non moins que Laurent qui, en un second interrogatoire qu'il eut à subir et où il fut sommé de nouveau d'apostasier, ce qu'il refusa aussi fermement que la première fois, fut frappé de 25 autres soufflets.

« Cependant le premier gouverneur de la ville, ayant appris indirectement cette persécution contre la religion chrétienne, voulut voir ces chrétiens et même le licencié. 11 leur fit beaucoup de questions, surtout au licencié et à Laurent Hou, qui élait venu de si loin pour le visiter, ne fit que l'éloge de la religion et prononça que les persécutés devaient être déchargés de leurs cangues et renvoyés ; néanmoins il ne parut point désapprouver que le licencié, un homme de ce grade et qui pouvait un jour devenir mandarin, eût abandonné la religion. Celui-ci lui exposa l'origine de sa conversion, et la cause de son abjuration, et reconnut avoir apporté de Pékin une lettre écrite en caractères étrangers, qui lui avait été donnée par le grand mandarin So (c'est le premier des mathématiciens et astro-

1 En outre, on raconte que le père de François-Xavier, en butte aux réclamalloiis des femmes des chrétiens prisonniers, qui rendaient ce dernier responsable de l'incarcération de leurs maris, leur fit des distributions de riz et d'argent. [A. M.-E., vol. 549 p. p. 290).

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L ANCIEN APOSTOLAT

nomes européens), pour être transmise au Su-tchoan à un nommé Lo (c'est le nom de M^'" de Caradre'). A ce mot, le premier gouverneur (fou), qui sentit aussitôt la conséquence de cette dénonciation, le reprit de son peu de réflexion, et détourna le discours ailleurs. En outre, ce même mandarin, qui avait appris que son subalterne avait reçu de la famille Ouang 200 taëls et autres présents, lui fit dire de tout restituer^ ce qui fut exécuté, sauf que celui-ci trouva moyen de le récupérer d'une autre manière.

<( Quant aux chrétiens à la cangue, ce dit mandarin les en fit en effet décharger, (ils l'avaient déjà portée plus d'un mois), les fit tous frapper chacun de 30 coups de houppade, et élargit les cinq de sa juridiction, après avoir ^xigé d'eux un écrit de leur première apostasie qu'ils eurent encore la faiblesse de donner. Quant à Hou^ d'une juridiction et province étrangères, qui persistait encore constamment à ne point lui acquiescer, et dont les répliques et réponses, trop libres à son goût, l'avaient très indisposé contre lui, il le retint en prison, bien décidé à l'y laisser tant qu'il resterait lui-même dans la place qu'il occupait.

« Lorsque cette persécution éclata, le chrétien qui ^ l'année précédente, avait transmis ici la lettre apportée de Pékin, se trouvait à Kouy-yang môme, et dans un grand danger d'être compromis ; néanmoins, il resta, continuant à faire ses affaires comme si la chose ne le regardait point. Il écrivait lettres sur lettres à Tchong-kin-fou par les occasions qui sont presque continuelles, y donnant avis de tout ce qui se passait en la persécution. M. Mathias Lo ne tarda pas à y envoyer Paul Ho avec un autre chrétien en état de parler, tant pour y visiter les prisonniers et leur porter les aumônes que les chrétiens deTchong-kin leur avaient recueillies, que pour exhorter le licencié à résipiscence, ainsi que les autres que son exemple avait entraînés, et confirmer le petit nombre de ceux qui n'étaient point tombés. Leurs discours vis-à-vis du licencié furent inutiles, mais en ramenèrent quelques autres. A leur arrivée, les persécutés étaient déjà en liberté et avaient repris les exercices de la religion. Ils visitèrent Laurent Hou dans sa prison, oii il vivait content et prêchait souvent la religion aux autres prisonniers, lui assignèrent l'aumône qu'ils avaient apportée, et après un séjour de 8 ou 10 jours revinrent en cette province.

(( Lorsqu'ils partirent il y avait les plus grandes espérances que Laurent devait dans peu être mis en liberté par l'autorité du premier gouverneur. Les démarches réitérées qu'on avait ménagées à cet effet au prétoire de ce mandarin, et les réponses très favorables qu'on en

* Mgr de Saint-Martin.

avait reçues, ne laissaient aucun doute du succès, mais nous apprîmes ensuite qu'il fut transféré à un autre poste, et que les espérances s'étaient évanouies. Quelques mois après, Laurent, à la persuasion des chrétiens, tenta de faire- présenter au mandarin (hien) son ennemi une requête suppliante , où il représentait qu 'il était malade, et demandait à être renvoyé. Or, celui-ci rejeta la requête en disant : « S'il est malade, qu'il soit malade! S'il meurt, qu'il meure! pour moi je ne le renverrai jamais tant que je resterai en cette place ; si j'y reste un an ou cinq ans, il restera lui-môme en prison un an ou cinq ans ! etc. »

« Enfin le 5 de la 5° lune (qui répond cette année au 18 juin), jour très renommé et superstitieux qu'ils nomment toan-yang, le premier gouverneur s'étant fait apporter du prétoire de son second (hien) la liste de ses prisonniers, le temps et la cause de leur détention, et ayant remarqué Laurent Hou détenu depuis 9 mois pour cause de religion chrétienne , en témoigna beaucoup de surprise, et donna ordre de le renvoyer dans sa province du Su-tchoan à son propre mandarin de Tchong-kin-fou où il avait déclaré faire son domicile. Laurent fut donc expédié pour le Su-tchoan, (le mandarin son ennemi ne pouvant contredire à cet ordre), le 27 du même mois avec une chaîne au col, porté sur une chaise ou espèce de fauteuil de bambou, et conduit par des satellites qui devaient se changer de ville en ville, chacune desquelles devait payer les porteurs et fournir aux autres frais de son voyage jusqu'à la ville suivante, ainsi qu^'il est d'usage en la conduite des criminels, et le transmettre ainsi jusqu'à Tchong-kin-fou à son propre mandarin.

« Les chrétiens de la ville l'accompagnèrent jusqu'au dehors de la ville, où le licencié lui-même vint aussi le saluer et congratuler, lui apportant en même temps de la part de son père 3 taëls pour subvenir aux besoins de son voyage : (remarquez que cette famille, pendant tout le séjour de Laurent en prison, contribua aussi de son côté à son entretien, lui transmettant de temps en temps des secours d'argent et de riz. Laurent lui-même rapporte que le père aime à soulager les pauvres). 11 le chargea de saluer de sa part les prêtres de cette partie, de recommander à leurs prières la conversion de son père, que pour lui il avait encore la foi dans le cœur et récitait des prières en son particulier.

« L'exemple de Laurent Hou qui, sans craindre le mandarin son persécuteur , prêchait ouvertement la religion aux autres prisonniers, et exhortait les chrétiens qui venaient le visiter, et surtout sa constance dans la foi, ne contribuèrent pas peu à ramener une bonne partie de ceux que cette persécution avait aliénés ; en sorte que lorsqu'il partit de cette ville il y avait environ 50 néophytes qui fai-

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l'ancien apostolat

saient une profession ouverte de leur religion, et en récitaient hautement et en commun les prières, sans témoigner, dit Laurent, aucune timidité, et le gouvernement et autres païens ne les inquiétaient plus '.

« En la lettre d'avis du mandarin, sous laquelle fut expédié Laurent pour le Su-tchoan, il n'y était fait nulle mention qu'il était chrétien, mais il y était noté seulement comme perturbateur qu'on renvoyait à son propre mandarin. Or, après huit jours de route, arrivé à Pi-tsie-hien, ville de troisième ordre de la même province, le mandarin, à la lecture de la lettre d'avis, parut assez surpris qu'on expédiât si loin, et aux frais publics, de simples perturbateurs, ou de ces gens qui ne peuvent demeurer en repos sans troubler le tiers et le quart, dont le nombre est très multiplié partout ; et ayant sçu que la véritable cause de Laurent était la religion chrétienne, ne balança pas à décider de son chef qu'il était inutile de faire davantage de dépenses, ou subir la corvée d'une telle expédition qui n'en valait pas la peine, et remit de sa propre autorité Laurent en liberté.

« Celui-ci continua donc sa route à pied, à ses propres frais ; et accompagné d'un chrétien qu'il avait loué pour porter ses propres hardes. Après avoir ainsi voyagé par terre six autres journées, il arriva en une ville de la partie méridionale de cette province du Su-tchoan, où ayant rencontré un homme d'affaires de prétoires, chrétien de plusieurs générations, des environs de Tchen-tou, capitale du Su-tchoan, oii il l'avait autrefois connu, il eut connaissance par son moyen et visita une petite chrétienté toute récente composée d'environ 30 néophytes dont la plupart sont des pauvres mendiants qui avec leur chef habitent une maison ou espèce d'hôpital du gouvernement, y ont la tablette de notre religion affichée, en font une profession ouverte, et récitent hautement et en commun chaque jour le peu de prières qu'ils ont pu apprendre, et le tout sans obstacle. Enfin, le 18 juillet, 22 jours après son départ, il arriva à notre grand étonnement à Tchong-kin-fou sain et sauf, après avoir éprouvé ce dernier jour-là un naufrage, oii lui et six autres païens passagers faillirent se noyer; la barque qui les portait, en descendant le fleuve s'étant entr'ouverte, était en grand danger d'être submergée,

1 « Laurent Hou, pendant sa prison, convainquit de la vérité de la religion un certain nombre de prisonniers de différents districts delà province, et, entre autres deux Miao-tse (peuples non chinois qui y habitent en grand nombre), dont l'un, appelé Tou-se ou Seigneur du territoire, y jouit d'une certaine juridiction sur les gens de sa nation. Ils l'assurèrent qu'ils l'embra'sseraient lorsqu'après sa sortie il viendrait les visiter en leur maison, dont ils lui indiquèrent le lieu, ce que Laurent promit ». [Journ. de la mis. du Kouy-tcheou).

DES ORIGINES A té4'l

mais on put encore la conduire à la rive où, les hommes et la plus grande partie des effets ayant été sauvés , elle coula pour lors à fond. »

Nous avons vu par le récit de Dufresse l'apostasie de quelques chrétiens au nombre desquels étaient F.-X. Ouang, Thomas Lo, baptisé à Pékin, et leur compagnon de voyage, le néophyte Fong. Ces deux derniers se repentirent vite de leur faute. Dès qu'ils apprirent, en 1798, le séjour du prêtre Mathias Lo à Long-pin, ils vinrent le trouver et lui demander de les réconcilier avec Dieu.

fc En* présence de toute la chrétienté assemblée, ils firent l'abjuration de leur apostasie ou réparation de leur scandale, d'une manière fort édifiante, dit M. Mathias, et qui tira les larmes des yeux des chrétiens. Après quoi, Thomas fut admis à la confession et le nommé Fong au baptême^ qu'il reçut avec les deux autres catéchumènes qui n'avaient point été compromis dans la persécution. »

D'autres chrétiens furent relâchés sans avoir apostasie, grâce à la famille Ouang qui paya pour leur libération. On cite en particulier Pierre Lieou.

De son voyage dans le groupe de Long-pin, le prêtre spécifie les résultats par les chiffres suivants : confessions 4, catéchumènes 38, baptêmes d'adultes 42 parmi lesquels, dit-on, celui du futur martyr Joseph Tchang Ta-pong, baptêmes d'enfants de chrétiens 13^.

Deux nouvelles stations furentfondées ou augmentées : Tou-yunpar Barthélémy Yuen, le compagnon^de F.-X. Ouang, à Pékin, et Tin-fan dont le premier apôtre paraît avoir été Joseph Tchang Ta-pong. Un des païens convertis par lui dans cette ville se nommait Tchang Se-kong, il était barbier et aubergiste et savait laver la litharge. Dans sa vieillesse, pauvre mais fervent, il voyait avec résignation approcher sa dernière heure et il répétait avec calme : « La mort peut venir. » Il avait fait partager sa foi à un soldat. Fan. Le mandarin appren^int la conversion de ce dernier le chassa de l'armée. Pour l'aider à vivre, Tchang Se-kong lui apprit à laver la litharge. Fan fut un chrétien zélé, il convertit au catholicisme plusieurs familles de la ville de Tin-fan et des environs. Nous connaissons encore, datant de cette

lA. M.-E., vol. 1250, p. 806. M. Dufresse à M. Chaumont, 26 septembre 1798.

2 Dans ce groupe on comptait à cette époque 120 à 130 chrétiens. Dans une lettre du 7 octobre 1799, M. Dufresse écrit : « M. Mathias a visité pour la troisième fois, l'année dernière, une chrétienté formée depuis trois ans seulement dans le district de Tseng-ny-fou. Il y a baptisé 24 adultes et fait 33 catéchumènes. « La foi, dit M. Lo, paraît solidement établie dans cet endroit. Les chrétiens, quoique pauvres pour la plupart et obligés de travailler pour gagner leur subsistance, sont sincèrement attachés à la religion et en pratiquent fidèlement les exercices. » (iV. L. E. vol. 3, p. 416. Lettre de M. Dufresse à M. Chaumont, 7 octobre 1799.)

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L ANCIEN APOSTOLAT

époque, la station de Koui-tinqui en 1799 compterais catéchumènes*.

Après avoir envoyé deux jeunes iilles étudier dans l'école du district de Ou-tchoan, le prêtre se rendit à Hoang-yu-kiang, où la famille Ouang, catéchumène depuis trois ans, désirait beaucoup sa visite.

(( Y étant arrivé heureusement, écrit Dufresse*, il fut très bien reçu par la famille chrétienne qui est composée de 16 personnes et y séjourna 23 jours pour laisser à ses cheveux le temps de croître et pouvoir voyager sans crainte d'aucun danger'. Pendant ce long séjour il instruisit de plus en plus cette famille qu'il trouva l'être déjà

^ Voir précédemment p. 49 note 2.

2 A. M.-E., vol. 1250, p. 820. Lettre à M, Chaumont, 7 et 11 octobre 1799.

3 Ces paroles font allusion au danger suivant que M. Mathias Lo avait couru aux environs de ïsen-y :

« L'empereur Kien-long venait de mourir et le deuil avait été ordonné dans toute la Chine. Ce deuil dure généralement trois mois, il consiste pour le peuple à ne pas se raser la tête, à ne pas porter la houpette rouge qui surmonte les bonnets d'hiver ; pour les mandarins à se rendre à certains jours revêtus des habits de deuil à une pagode où, après les saints et les prostrations d'usage, ils font les lamentations comme si le cadavre de l'empereur était présent ; de plus, pendant le même temps, il est défendu de célébrer aucun mariage et de jouer des instruments de musique aux funérailles.

« Mathias Lo, qui, à cette époque, se trouvait dans les stations chrétiennes delà sous-préfecture de Ou-tchoan, ignorait la publication du deuil dans la province du Kouy-tcheou.

« Lorsqu 'après avoir terminé l'administration des dites chrétientés, il fallut se mettre en route pour aller visiter les nouvelles stations de Tsen-y-fou à 7 journées de là, il se fit raser la tête avec les autres chrétiens qui devaient l'accompagner dans ce voyage. Or, après 5 ou 6 jours de route, et se trouvant déjà dans le ressort de la susdite ville de Tsen-y-fou, nos gens furent arrêtés par des satellites, et deux d'entre eux, sçavoir celui qui portait les effets de M. Mathias et celui qui sert ou panse son cheval (car il est incapable de faire ces voyages à pied), ces deux chrétiens, dis-je, dont le crime était plus manifeste parla blancheur de leur tête, furent convaincus de s'être rasés contre l'ordonnance, et en conséquence décidés à être conduits au prétoire pour être punis comme ils le méritaient. Mais le catéchiste qui était de la suite, et qui ne put être aussi facilement convaincu d'avoir transgressé le point du décret, ses cheveux ayant déjà crû et sa tête paraissant plus noire, ce catéchiste, dis-je, faisant passer ces deux hommes pour des gens qu'il avait loués et parlant raison aux satellites, obtint leur relâchement moyennant 1 taël Stsien qu'il donna; et c'est ce que prétendaient les satellites en les arrêtant, plutôt que de les faire punir.

« Quant à M. Mathias qui sur son cheval avait pris les devants et qui s'aperçut de la prise de ses gens, il précipita sa marche et se mit à l'abri de leurs poursuites. Bien lui en valut, car ces mêmes satellites qui l'avaient vu passer avec un capuchon du pays sur la tête pour se garantir du froid ou du vent, se doutant ensuite qu^il était de la même bande et rasé comme les autres, s'empressèrent de le poursuivre ; et s'il eût eu le malheur de tomber entre leurs mains, sa rançon eût été beaucoup plus chère, et le danger plus grand ». (A. M.-E., vol. 1250, p. 818. Lettre de M. Dufresse à M.-Chaumont, 7 et 11 octobre 1799.)

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passablement, et la disposa de mieux en mieux à recevoir les grâces qu^il pouvait lui conférer. Il baptisa et confirma 7 adultes et 5 enfants, et fit 3 catéchumènes. Le fils aîné^ de la maison n'était point encore de retour de cette province du Se-tchoan où il faisait le commerce dans la partie supérieure et où il reçut lui-même le catéchuménat des mains d'un autre missionnaire. »

Travaux et succès de Laurent Hou à Tsen-y et à Kouy-yang. — Achats. — Noms de quelques convertis. — Le prêtre Mathias Lo à Kouy-yang. — Conduite et mort de François-Xavier Ouang. — Statistique des stations du Kouy-tcheou par Dufresse.

Laurent Hou ne resta pas longtemps à Tchen-tou ; avec Paule Lo^ il retourna à Kouy-yang. Partis du Su-tchuen au mois de septembre 1798, ils s'étaient arrêtés à Tsen-y, et après avoir essayé d'y établir une école de filles, ils étaient arrivés dans la capitale du Kouy-tcheou, a où, comme le raconte Dufresse ^, ils s'étaient mis, sans être inquiétés, à travailler chacun de son côté à la confirmation et à la propagation de la foy. Laurent Hou la prêche au dehors aux payens qui veulent l'écouter, et va quelquefois en d'autres districts même éloignés de plusieurs journées où il est appelé pour la même fin. Quant à la veuve Lo, qui est aujourd'hui âgée de 64 ans, elle se contente d'instruire et de former les personnes de son sexe dans les maisons chrétiennes de la ville où elle est successivement appelée.

« Pendant ce long séjour, outre que les néophytes furent notablement confirmés dans la foy, instruits des prières et de la doctrine chrétiennes, et formés aux exercices, leur nombre s'augmenta aussi sensiblement. En cet état, la chrétienté exigeait nécessairement la visite d'un prêtre pour l'administration, et elle le sollicitait ellemême, mais il ne se trouvait point de maison assez commode ou assez à l'abri des dangers pour le recevoir ; en conséquence, à la persuasion de Laurent, les chrétiens les plus à leur aise du côté de la

' Le fils aîné de Ouang était bachelier, il s'instruisit de la religion chrétienne à Yun-tchoan, où il se retira pour éviter les poursuites faites contre les sectateurs du Nénuphar blanc, avec lesquels on confondait les catholiques. II se maria en cette ville avec une chrétienne nommée Tang, et il y maria une de ses filles à un Yuen qui habita ïcha-tso.

2 Nous ignorons en quelle année elle était revenue de Kouy-yang après y avoir été envoyée par Moye.

3 A, M.-E.,vol. 1250, p. 807. Lettre à M. Chaumont, 7 et 11 octobre 1799.

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fortune se taxèrent et achetèrent dans la ville même, pour la somme de 92 taëls, une maison convenable et assez vaste pour la fin qu'ils se proposaient \ En outre, un de ces mômes chrétiens, plus riche, en acheta une autre encore plus vaste pour la somme de 180 taëls ^ et y transporta toute sa famille ; son dessein, en cet achat, fut aussi d'y recevoir le missionnaire pour y faire au moins une partie de l'administration. »

Nous connaissons le nom de quelques païens de Kouy-yang convertis à cette époque par Laurent ^ : Lo-tchong, Fong Ouang-tsoui, Lien Tche-tsio, Lieou Ouen-yuen qui sera décapité pour la foi le 17 mai 1834, Tcheou Hong-koui, Ki Ouen-yeou, Han Tchao-koui, Nie Ghen-tchao, Tsen-fou, Ou-lin.

Outre ses travaux dans la ville de Kouy-yang, Laurent visita plusieurs districts qui, alors, s'ouvrirent au christianisme, il y prêcha la foi avec son courage et son zèle ordinaires, il faillit deux fois être arrêté « surtout* sur un marché dont les habitants le veillèrent jour et nuit pendant trois jours, à Teffet qu'il n'en sortît point, pendant que plusieurs autres se rendirent à la ville pour le dénoncer au prétoire,ainsi que le chrétien chez lequel il était logé, et en obtenir l'ordre de Farrêter; mais le mandarin rejeta ^accusation et les réprimanda comme ils le méritaient ; la garde ayant donc cessé, Laurent revint sain et sauf à la capitale. »

Le catéchiste avertit alors Mathias Lo des progrès de l'Evangile et le pria de venir constater les bonnes dispositions des néophytes. Le prêtre se rendit à son invitation. C'était la première fois qu'il visitait la station de Kouy-yang, il y resta quarante jours « tant^ pour instruire plus particulièrement et consolider davantage ces nouvelles plantes, que pour terminer, dit-il, quantité de petites affaires qui les

1 Cette maison fut achetée au chrétien Fong Ouaiîg-tsoui ; on la désigna sous le nom de temple du Seigneur du Ciel, et tout le quartier prit ce même nom.

2 Cette seconde acquisition fut faite par Joseph Tchang Ta-pong sur les conseils de Laurent Hou et de Pierre Kou Tchan-gao, avec le concours de Leao Tin-ki, Tsen- Lao-ta, Tcheou Pi-yong, etc. La maison appartenait à Tcheou Tchen-gao ; elle était située en dehors de la porte Lou-kouan, à l'écart des habitations païennes et admirablement placée pour cacher la présence du missionnaire, précaution fort utile en ces temps de persécutions ». [Les Trenle-cinq Vénérables Serviteurs de Dieu, par A. Launay, p. 307.)

Les titres de cette seconde propriété furent, paraît-il, perdus en partie lors des persécutions et la propriété prise par des païens ne fut pas rendue»

3 A. M.-E., vol. 549 p., p. 363.

*A. M.-E., vol. 1250, p. 823. Lettre de M. Dufresse à M. Chaumont, 7 et 11 octobre 1799.

"A. M.-E., vol. 1250, p, 853. Lettre de M. Dufresse à M. Chaumont, 7 et U octobre 1799.

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concernaient ou dans lesquelles ils étaient embarrassés. Or, le catalogue de cette première administration porte : 6 confessions, 66 catéchumènes (dont 13 sont des districts de trois autres villes des environs d'oii ils furent appelés à l'administration) 13 adultes baptisés' et 12 enfants de chrétiens baptisés. »

L'excellent prêtre fit tous ses efforts pourramener dans la bonne voie le licencié François-Xavier Ouang. Cet homme, plus faible que méchant, conservait encore la foi, il récitait ses prières, observait les jeûnes prescrits par l'Eglise et contribuait aux dépenses nécessaires au culte ^ ; il envoya trois de ses domestiques recevoir le catéchuménat, mais il faisait toutes ces choses secrètement, craignant la colore des siens et surtout redoutant que la profession du catholicisme l'empêchât d'obtenir un poste de mandarin, ce qu'il désirait vivement.

« 11 n'osa, dit Dufresse^ paraître que deux fois devant M. Mathias ; l'une à la nuit et l'autre de grand matin. 11 refusait d^abord de se présenter, tant par confusion que par crainte, mais quelques chrétiens lui ayant dit que, s'il ne paraissait point, le missionnaire était disposé à venir le trouver lui-même dans sa boutique, la crainte de cette visite qu'il pensait sans doute être capable de le déceler, lui fit surmonter l'autre. Il parut donc au milieu de l'administration, salua M. Mathias selon l'usage des autres chrétiens par la prostration, parut écouter humblement tout le sermon que lui fit le missionnaire, convint de son crime, de sa faiblesse et timidité, etc. Après ce premier entretien et être sorti de la présence de M. Mathias, comme il voulut se retirer chez lui, les chrétiens lui persuadèrent de coucher à la maison pour assister le lendemain matin à la prédication et aux prières. Le missionnaire profita de cette occasion pour lui faire réparer en présence des chrétiens le scandale de son apostasie. Le lendemain donc, dans le cours de la prédication qui précédait la messe, selon l'usage^ et qui avait suivi la prière du matin que le licencié

* C'est alors que, selon quelques uns, fut baptisé Joseph Tchang Ta-pong, tandis que d'autres placent le lieu de son baptême à Long-pin, comme nous l'avons dit précédemment p. 69. D'autres reculent la date de son baptême jusqu'en 1800. Il est assez difficile de se prononcer.

2 (( Il contribua entre autres dans le cours de cette année sa cote-part de 10 taëls pour l'achat de la maison de Fong, dont j'ai parlé, destinée à recevoir le prêtre et faire l'administration, et quelques autres taëls pour ses réparations ; il donna la moitié de lu somme de 34 taëls dont furent achetés les ornements de soie, dais et tapisserie, devant de table, etc., à l'usage de celte chrétienté aux grandes fêtes et aux pompes funèbres, l'autre moitié étant fournie par un autre chrétien de la même ville, il contribua aussi de quelques taëls pour les frais de l'administration que fit le missionnaire en la dite maison. » Lettre de Dufresse 11 oct. 1799.

» A. M.-E., vol. 1250 p. 825. Lettre à M. Chaumont, 11 octobre 1799.

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