‹ Histoire des missions de Chine [microform]Chapitre 8 sur 56 · POPULATION · texte numérisé non relu

POPULATION

LANGAGE

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-iniao ou y«-A;e-mmo, barbares canard, parce qu'ils se livrent à l'élevage de ce volatile ; 9° Hoîig-miao, barbares rouges ; 10° He~miàdj barbares noirs, supérieurs aux autres parle nombre, la moralité, rintelligence ; il" Kaopo-miao, montagnards; 12° Kang-kou-miao, qui dessèchent leurs morts, ou encore Ke-teou-miao, barbares souches; pour cercueil une simple planche leur suffit; les enfants veillent sur le tombeau de leurs parents pendant trois mois ; 13° Ketang^ forment le plancher de leur maison avec des lames de bois sur lesquelles ils posent des planches de sapin; 14° Choui-si-miao, portent une ceinture blanche et divisent leurs chevelures en trois tresses; 15° Vang-hoang, doivent, dit-on, leur origine à un Yang, de Tsen-y ou des environs; 16° Tse-kiang-miao ; il^ Kiao-hou-miao ; 18° Vang-pao-tniao ; 19° Yao-miao; 20° Tsin-teou-miao, barbares à tête noire; 2i° Hong-teou-miao, à tête rouge; 22° Hoa-teou-miao, à tête fleurie ; 23° Tong-miao^ habitant des cavernes ; 24° Lou-ke-tse ; 23° Tong-jen, qui n'ont guère laissé d'autre souvenir que la ville de Tongjen dans l'est du Kouy-tcheou; 26° Mang-jen\ 27° Chan-miao\ 28° Song-kia, du nom d^un de leurs chefs, Song, qui vivait au temps de l'empereur Han-heou\ 187 ans avant l'ère chrétienne ; 29° Tsai-kia-tse, du nom de Tancienne grande famille Tsai ; 30°Longkia-tse, selon les uns, descendants de la famille Long qui s^allia aux Miao, selon d'autres, autrefois gouvernés par le chef de cette famille ; 31° Ta-teou-long-kia, à grosse tête ; 32° Ma-ten-long-kia, à étriers ;

riale ne pouvait être retirée, vint elle-même prier son père d'accomplir la promesse • de son édit. Alors, l'empereur quoique un peu malgré lui, donna sa lîUe pour épouse à Pan-hou.

« Pan-hou, ayant ainsi reçu la jeune fille, se retira, l'emmena dans les montagnes du Midi et choisit une demeure dans une caverne rocailleuse. C'était un lieu fort retiré et inaccessible aux hommes. Alors la jeune fille demeura avec Pan-hou.

« L'empereur, soucieux de ce qui adviendrait, envoya quelqu'un aux informations ; mais il s'éleva un vent terrible et une pluie violente, lesquels joints à une grande obscurité empêchèrent le messager d'arriver jusqu'à la caverne, ''-^r^"',: ■''--''■ '■:'

« Enfin, en trois ans il naquit de cette union douze enfants, six garçons et six filles. Après la mort de Pan-hou, ils s'unirent entre eux.

« Ils se tissèrent des habits avec des écorces d'arbre, et avec différents fruits les teignirent en cinq couleurs. Ces habits avaient tous une queue.

« Par la suite, la mère revint avec ses fils à la cour de l'empereur, pour lui faire quelques demandes, et l'empereîur envoya à leur rencontre.

« Leuirs habits étaient variés ; leur langage différait du langage de l'empire.

« Comme ils avaient une prédilection pour les hautes montagnes et qu'ils n'aimaient point à habiter dans la plaine, l'empereur se conformant à leurs désirs leur donna pour s'y établir, des montagnes arrosées de belles eaux.

« Dans la suite, s'étant multipliés, on les nomma Man-y.Et comme jadis leur père Pan-hou avait rendu des services à l'empire, et que leur mère était fille de l'empereur, les cultivateurs furent exemptés des impôts fonciers, et les commerçants le furent de l'impôt des douanes. »

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INTRODUCTION

33° Tspn-tchou-long-kia ; 34" Lolos; 35° Lao, ces Lao se divisent en ; tribus qui sont désignées par les noms suivants : 3Q°Hoa-ke-lao, Lao ûeuris ; Sl° Mou-lao ; 38° Ta-ya-ke-lao^ de la coutume qu'ont les nou- ' velles mariées de se casser une dent avant d'aller chez leur mari ; 39* Ta-tie-ke-lao, forgerons; 40° Tsin-ke-lao, Lao noirs; 41° Tsienteou-fa-ke-iao , de la forme pointue qu'ils donnent à leurs cheveux sur le sommet de la tête; 42° Ko-kuen-ke-lao , de la coiffure des femmes qui est en forme de marmite chinoise; 43° Si-yuen-ke-lao, à cercles d'étains ; 44° Choui-ke-lao^ aquatiques ; 45° Hong-ke-lao^ rouges; 46° Tchou-che-ke-lao^ à fiente de porc, parce que, disent les uns, après avoir tué un porc ils le mangent immédiatement sans nettoyer les entrailles ; ou, prétendent les autres, parce qu'ils ne lavenf leur visage qu'une fois l'an; 47° Ke-lao-o ; 48° Pei-pao-ke- /ao, portant un paquet sur le dos*.

La seconde race qui peupla le Kouy-tcheou et qui y parut au X*" siècle est celle que l'on appelle Tchong-kia-tse ou Y-kia ou parfois Y-jen. Les missionnaires qui appellent les Miao aborigènes parce qu'ils furent, croient-ils, les premiers habitants du pays, désignent les Tchong-kia-tse sous le nom d'indigènes ^ Voici comment l'histoire chinoise raconte leur établissement au Kouy-tcheou :

* Il y a plusieurs types de femmes Miao, chaque tribu ayant ses nuances caractéristiques ; mais toutes ces aborigènes sont plus grandes et plus fortes que les Chinoises. Elles ont pour costume, ordinairement, une jupe courte en cotonnade indigo, quatre ou ciuq caracos superposés et croisés, de la même teinte que la jupe, des jambières en toile blanche et des sandales en paille. La jupe forme des plis très nombreux el le devant est agrémenté de broderies multicolores ; les manches des caracos ont des bandes blanches, rouges ou bleu céleste, ou encore des tresses polychromes. Leur chevelure, aussi fournie que rude, est retenue par un peigne dessiné en croissant.

2 On a parfois rangé les Tchong-kia, parmi les Miao-tse, parfois parmi les vieux Chinois dont nous parlerons plus tard ; actuellement les missionnaires en font une classe à part, ^oici des détails sur les coutumes des Tchong-kia, coutumes qui ressemblent beaucoup à celles des Tay, de l'Indo-Chine.

Les Tchong-kia-tse ne s'établissent guère en dehors de leurs villages ; et ces derniers, dont l'importance dépend de l'étendue des terres cultivables; abritent rarement deux cents familles. On en compte une vingtaine dans les plus modestes. La plupart des habitations sont construites en face les unes des autres, et dessinent une rue plus ou moins droite. D-'autres ébauchent parfois une place publique où se tiennent les marchés. Quelques-unes s'élèvent à l'aventure entre la voie principale, pour ne pas dire unique, et les champs. Bâties sur pilotis et couvertes en bambous entrelacés, en chaume ou en tuiles, ces demeures, dont une charpente constitue l'ossature, n'ont qu'un étage, en torchis ou en bambous tressés, auquel on

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VILLES — POPULATION — LANGAGE

Lors des compétitions des cinq petites dynasties, le général Sie s'était constitué indépendant au Kouy-tcheou ; l'eiipereur Tien-fou, de la dynastie des Tsin postérieurs, la cinquième année de son règne (941 après J. -G. ), envoya contre lui le général Ma Yu-hi-fan, originaire de la principauté des Tchou (Kiang-si, Hou-kouang) qui s'empara du pays et poussa ses armées jusqu'à Lan-long ou Hin-y fou.

Après la victoire, les soldats demandèrent à s'établir dans les fertiles vallées des bords du fleuve, ce qui leur fut accordé ; c'est ainsi qu'ils devinrent colons ; « le fer de leur lance se transforma en soc de charrue; leurs tambours de cuivre devinrent des marmites ». En se fixant dans le pays , Jls continuèrent à s'appeler du nom de Tchong-kia, petits frères, frères cadets de leurs huit chefs féodaux venus avec eux de leurs pays d'origine.

Selon leur coutume, ou selon la région qu'ils habitent, ou même selon le caprice de ceux qui parlent, ils sont appelés : Tsin-tchongkia^ aux vêtements bleu foncé ; Ka-iou-tchong-kia ; Pou-la ou Pou-latse, habitants des pays bas ; Poii-nong. ou Pou-long, Pou-y, ou encore Long-jen du nom d'une famille Long, autrefois très puissante ;

accède par un escalier de pierre. C'est là que l'on cuisine et que l'on couche. Les ouvertures qui servent de fenêtres sont closes pendant la nuit par des volets. Le rez-de-chaussée sert d'étable aux bestiaux. \. ^ : ' ; ?;ï^ ^^^ ■ ;v

Les hommes Miao-tse et ïchong-kia, qui presque tous portent la tresse de cheveux comme les Chinois, ont le veston des Chinois, mais non la robe longue.

C'est seulement dans quelques parties du Kouy-tcheou que les indigènes se tissent eux-mêmes des vêtements en chanvre. Enfin, dans les deux groupes ethniques, les individus des deux sexes ont une prédilection manifeste pour les ornements d'argent. Les hommes Tchong-kia sont presque tous de grande iaille et d'une belle vigueur ; leur teint est plus loncé que celui des Miao, leur système pileux plus abondant.D'une taille inférieure à celle des femmes Miao, les femmesïchong-kia, se distinguent encore par un nez épaté ; toutefois,leurs proportions sont assez heureuses. Elles portent un corsage ouvert par devant, un jupon le plus souvent bleu, et un tablier noir. Leurs jambes restent nues et leurs chaussures consistent en sandales de paille. Quand elles ne roulent pas leur natte en anneau derrière la tête, elles se coiffent d'un ample fichu noir ou d'une modeste pièce de toile.

La polygamie est acceptée des Tchong-kia, mais un petit nombre d'individus seulement la pratique. Il n'y a, d'autre part, que très peu d'unions entre les personnes portant le même nom patronymique, le même siii. C'est là un usage chinois.

Laborieuse, pleine d'initiative et d'une parfaite fidélité conjugale, la femme indigène est le rouage essentiel de la famille, dit le P. V. Roux. Rien ne se fait que par ses soins. Sa mort laisse un vide immense, et. son mari, quand il lui survit, n'est pas seul à la regretter. Les indigènes ont, d'ailleurs, à un assez haut degré, 1 esprit de famille. Il est très rare qu'ils abandonnent leurs enfants, très rare aussi qu'ils Icd châtient pour les corriger de leurs défauts, quoique leur autorité sur eux soit complète. Enfin ceux qui sont veufs tiennent à honneur de rester dans cet état. Pour qu'une veuve n'hésite pas à se remarier, il faut qu'elle n'ait que des filles.

INTRODUCTION

Tou-kia, Tou-jen, Tou-pien, hommes attachés à la glèbe; Tchai-tsejen, hommes des villages ; mais la dénomination qui leur plaît le plus est celle de Lao-peîi-kia, famille des vieux habitants du pays ; eux-mêmes se nomment Pou-dioï ou Pou-dieï.

Parlons maintenant de ceux qu'on appelle la troisième race et qui ne sont autres que les Chinois :

Le Kouy-tcheou, aurait été, dès les temps ^les plus reculés, habité par des Chinois très civilisés et il aurait feit corps.avec le reste de l'empire.

L'empereur Yen-ti, un des prédécesseurs de Hoang-ti, avait, diton, épousé la fille d'un des princes du Kouy-tcheou établi dans les environs de la ville actuelle de Lo-fou.

Mais un des descendants de Yen-ti, nommé Tse-ieou, débauché et e»uel, corrompit le peuple, et l'on vit alors commencer un bri^gandage sans exemple. L'empereur Hoang-ti voulut ramener Tse-ieou et son peuple dans le devoir, il leur déclara la guerre, les vainquit et la paix régna jusque sous le règne de Ti-ko ou Kao-sin, père de l'empereur Yao. .

A cette époque San-miao-che dominait dans le Hou-nan, il renouvela les désordres de Tse-ieou, et bientôt toute la population depuis le Su-tchuen jusqu'au Kouang-tong suivit son exemple, aussi lui donna-t-on le nom de son chef et l'appela-t-on San-miao.

L'empereur Yao voulut la réduire, il chargea de la conduite de la guerre un de ses généraux, Tchong-li. Celui-ci remporta la victoire, mais les San-miao se révoltèrent de nouveau. L'empereur Chouen envoya contre eux le général Yu, qui. pénétra jusqu'aux environs de Li-pin fou. Les vaincus retirés dans le Kouy-tcheou, demeurèrent incorrigibles, aussi l'empereur Chouen les déclara-t-il retranchés de l'empire. Tout, ceci se passa avant la dynastie Hia, et précéda de plus de 2000 ans l'ère chrétienne.

Les missionnaires ou plusexactementMg''Lions' et M. Aloys Schottor, qui l'a suivi, distinguent les vieux Chinois, que d'aucuns prétendent n'être que des Miao-tse, des Chinois modernes. Ils divisent les vieux Chinois en plusieurs races, qu'il serait plus exact peutêtre d'appeler tribus :

* Le travail de Mgr Lions (qui n'était alors que simple missionnaire) fut terminé en 1866 ou 1867 et dédié à Mgr Faurie. La dédicace était en vers et débutait ainsi :

Des Miao-tse du Kou)--tckeou si j'entreprends l'histoire,

A passer pour auteur Je ne mets pas ma gloire ;

Je vise seulement dans mes trop courts loisirs

A remplir. Monseigneur, vos trop justes désirs. '- f

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VILLES

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