‹ Histoire des œuvres de H. de Balzac (volume 2)Chapitre 48 sur 195 · La sœur Thérèse. 3. La femme vraie · texte numérisé non relu

La sœur Thérèse. 3. La femme vraie

'2. L'amourdans la paroisse do Saint- i. Dieu fait les dénouements.

Tbomas-d'Aquin.

faut y ajouter : Histoire des Treize îles deux premiers épisodes seulement), 1 volume, chez. le même éditeur, 1839,

Trentième édition. Tome IX à XII de la première édition de la Comédie humaine. Quatre volumes in-8°, chez Fume, Dubochetet Hetzel, L848- 1846. Contenant: — Tome 1(1848). Histoire deaTraize. Le Père Goriot. — Tome II | 18iii. Le colonel Chabert (la Comtesse a deux maris; la Transaction). Facino Cane 'le Père Canet). la Messe de l'athée. Barrazine. L'Interdiction. César Birolteau (Grandeur et décadence dei. — Tome III (1844i. La Maison Nucingen. Pierre Grassou. Les Secrets de la princesse de Cadignan 'une Princesse parisienne). Les Employés ou la Femme supérieure, Splendeurs el misèrea des courtisanes: in Bsther heureuse (la Torpille). 2° A combien l'amour revient aui vieillards lEsther). — Tome IV (1846). Splendeurs et misères des courtisanes: •'!'• Où mènent les mauvais chemins (une Instruction criminelle; un l<rame dans les prison-, in Prince de la bohème des Fantaisies de Claudine). Esquisse d'homme d'affaires 'les Roueries d'un créancier). Gaudissart II iuii Gaudissart de la rue Richelieui. Les Comédiens s.ms le savoir le Provincial à Paria). Le volume est terminé par '.ts Scènes de la Vie polilii/ue. (Voir plus loim.

Elle était accompagnée d'une note (voir tome XXII, page 393), et se terminait par le fragment suivant qui ne se trouve que dans cette édition et celle de Charpentier, 1839; après les mots : « Te voilà sage; désormais aie des passions, mais de l'amour, » on lisait :

— Fi.,..

— C'est do la niaiserie' dit Henri de Marsay. Il ne faut L'introduire en nous que comme une drogue qui, à certaine dose, augmente le plaisir. Autrement, autant lire Kant, Fitclie, Schelling ou Hegel et autres farceurs.

— Voilà un homme! s'écria Ronquerolles en frappant sur l'épaule de Marsay.

— Oui, ça n'a été pour moi qu'un poëme ! dit Montriveau lorsque les tournoiements de l'onde s'effacèrent dans le sillage du brick.

— On t'accorde le poëme, pour satisfaire à ce qui te reste de faiblesse humaine, camarade, dit de Marsay en lâchant avec grâce la fumée de son cigare. Ta duchesse !.. je l'ai connue. Elle ne valait pas ma Fille aux yeux d'or. Et cependant je suis sorti tranquillement un soir de chez moi pour aller lui plonger mon poignard dans le cœur. Tu n'étais pas encore des nôtres !

Balzac enleva toutes les divisions de cette partie et lui donna pour la première fois le titre de la Duchesse de Langeais, qu'elle a gardé depuis, dans l'édition de Charpentier in-12, 1839, qui ne contient que les deux premiers épisodes de Yllisloire des Treize. Ce n'est qu'en 1843 qu'il enleva la note de cet épisode et y mit une dédicace, dans le tomel de la troisième édition des Scènes de la Vie parisienne (première édition de la Comédie humaine, tome IX).

Le troisième et dernier épisode : la Fille aux yeux d'or, annoncé d'abord sous le titre de la Femme aux yeux rouges, parut inédit en volumes en 1834-1835, dans les tomes III et IV de la première édition des Scènes de la Vie parisienne, accompagné d'une note datée de Meudon, 6 avril 1835 (voir tome XXII, page 39Zi). Cette version était divisée en trois chapitres dont le premier seul, Physionomies parisiennes, daté de Paris, 15 mars 183/1, parut à la fin du tome III, en avril 1834, précédé de cette épigraphe :

« Tout mouvement exorbitant est une sublime prodigalité d'existence. » {Traité cornplet de la vie élégante, théorie de la démarche; ouvrage inédit de l'auteur.)

Quant aux deux autres : Singulière bonne fortune et la Force du sang, datés de Meudon, 6 avril 1835, ils ouvrirent le tome IV, en novembre 1835. Le premier chapitre de cet épisode, dont la fin coïncide dans l'édition actuelle avec la ligne 31 de la page 276, contient des frag-

ments de deux articles de Balzac, publiés antérieurement; l'un : le Petit mercier, qui va de la ligne 20 page 253, à la ligne 17 page 255, parut dans la Caricature du 16 décembre 1830; mais il est réimprimé si différemment, que nous avons cru bien faire d'en conserver la version primitive dans les Œuvres diverses (voir tome XXIII, page213); l'autre, les Jeunes gens de Paris, parut en 1834 dans le tome IV du Nouveau Tableau de Paris au xixe siècle, sept volumes, par divers, chez Madame Charles Béchet, 1834-1835. Ce dernier morceau est incomplet dans la Fille aux yeux d'or ; il va dans la présente édition de la ligne 15 de la page 269, à la ligne 5 de la page 272, où. après les mots « sans avoir un sou », on lisait dans le Nouveau Tableau de Paris:

II existe encore certains béjaunes qui arrivent de province, et auxquels les jeunes gens à la mode apprennent l'art d'écorner proprement une succession. Ces écervelés périssent à Paris s'ils ne se réservent pas un dernier gâteau à manger dans leur province, quelque établissement certain. Malheur à ces héritiers, passés -ans transition de leurs maigres cent francs par mois à toute la fortune paternelle, s'ils n'ont pas assez d'esprit pour s'apercevoir que l'on se moque d'eux. « C'était un pauvre garçon! » est l'oraison funèbre destinée à ces infortunés qui viennent découvrir à Paris, moyennant quelques billets de mille francs, la valeur exacte des harnais, l'art de ne pas trop respecter ses gants, y entendre de savantes méditations sur les gages à donner aux gens, et chercher quel forfait est le plus avantageux à conclure avec eux. Après un an ou deux, ils savent parler en bons termes de leurs chevaux, de leur chien des Pyrénées; ils peuvent reconnaître, d'après la mise, le marcher, le brodequin, à quelle espèce appartient une femme; jouer l'écarté, retenir quelques mots à la mode, et conquérir, par leur séjour dans le monde parisien, l'autorité nécessaire pour importer plus tard en province le goût du tlié, l'argenterie à forme anglaise, et se donner le droit de tout mépriser autour d'eux pendant le reste de leurs jours.

Presquç toujours ces pigeons, attirés dans la grande maison de prostitution appelée Paris, y choisissent un parrain parmi les jeunes gens à la mode, et, comme une corvette timide qui Be tienl dans les eaux d'une frégate, ils en suivent les mouvement8 avec la ferveur d'un élève qui n'en est qu'à copier des nez ou des bras. Le parrain, lui, prend son pigeon, son béjaune, sa corvette, son élève en amitié pour s'en servir dans le monde, comme un hardi spéculateur se serl d'un commis de confiance. L'amitié fausse ou vraie de leur parrain est pour ces niais une position île, et ils s.' croient déjà forts en exploitant à leur manière leur ami intime, ils vivent dans le reflet de leur ami, se mettent ((instamment sous son parapluie, ils en chaussent les bottes, ,el sedorenl à pes rayons. En Be posant près de leur parrain ou même en marchant tés, ils ont l'air de dire: « Ne nous insultez

pas ! nous soin me- deux vrai- tigres ! » Souvent ils se pènnetteni de dire avec fatuité : c Si je demandais telle ou telle chose à un tel, il est assez mon ami pour le faire...»

Mais ils ont soin de ne jamais rien demander à un tel. Ils le craignent, et, quoique imperceptible, la crainte que témoigne le pigeon réagi sur les autres, et sort à un tel.

— C'est un fier homme que un tel, dit le pigeon. Ha! ha! vous verrez, il sera ce qu'il voudra être. Je ne m'étonnerais pas de le trouver un jour ministre des affaires étrangères. Rien ne lui résiste.

Puis le pigeon fait de un tel ce que le caporal Trim faisait de son bonnet, un enjeu perpétuel.

— Demandez à un tel, et vous verrez !

Ou bien : « L'autre jour, nous chassions, un tel et moi ; il ne voulait pas me croire, j'ai sauté un buisson sans bouger de mon cheval ! »

Ou bien : « Nous étions, un tel et moi, chez des femmes, et, ma parole d'honneur, j'étais, etc. »

Un beau jour, si vous demandiez à un tel s'il connaît M. Paul de Manerville, l'héritier débarqué, un tel le définirait ainsi : «Vous me demandez ce que c'est que Paul? Mais Paul... c'est Paul de Manerville ! »

Parmi les jeunes gens à la mode, il s'est formé, depuis la révolution de Juillet une secte nommée la secte des négateurs. Le négateur est celui qui, ne sachant rien, nie tout pour en finir avec toute espèce de choses. Là où l'ignorant fait une tache, le négateur fait un trou. Il nie le gouvernement, il nie la légitimité, il nie Philippe, il nie Henri, il ne nie pas Dieu, parce que pour lui Dieu n'existe pas; il ne nie que ce qui existe ; il nie la liberté, il nie la république, il nie l'aristocratie, il nie le peuple, il nie la science, il vous nie la négation ; seulement, il ne nie pas le niais; acte d'humilité dont il faut lui tenir compte.

Les sécateurs sont une secte qui s'est formée pour contrecarrer les négateurs. Le sécateur tranche, affirme ; avec lui tout existe. Il dit : « Vous êtes un sot, » là où le négateur dit : «Vous n'êtes rien du tout. » Le sécateur est généralement plus riche, plus impertinent, plus spirituel que ne l'est le négateur. Nier est une impuissance, affirmer est l'abus de la force. L'un agit, l'autre proteste.

Quand un sécateur et un négateur se rencontrent, la conversation marche assez bien ; et, s'ils sont gens de bonne compagnie, il n'y a pas de duel ; mais, s'il survient des seconds, ils ne s'entendent plus, parce que deux négations font une affirmation et ils s'embarrassent au point de dire quelque chose de juste qu'il est cependant assez difficile de deviner à cause des opérations algébriques qu'il faut faire pour soustraire les fausses quantités ; aussi quelques étrangers qui savent le français, sont-ils fort étonnés quand ils se trouvent sous les feux croises d'une batterie négatrice répondant à l'artillerie sécatrice.

Néanmoins, croyez-moi, je vous affirme qu'il existe entre ces deux termes des jeunes gens qui ne sont rien, qui semblent n'avoir été créés que pour porter des pantalons, et qui ont beaucoup de succès auprès des femmes, précisément parce qu'ils portent des pantalons.

En 1843, l'auteur enleva la note de cette partie, et la dédia pour la première fois dans le tome I de la troisième édition des Scènes de

m HISTOIRE

la Vie parisienne (première édition de la Comédie humaine, tome I\). Voir la préface de la première édition des Scènes de la vie parisienne, datée de Paris 30 août 1835, tome XXII, page 391. — - XLI. Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birolleau, daté de Paris, novembre-décembre 1837. Dédié à Alphonse de Lamartine. Cet ouvrage, destiné d'abord à former les tomes V à X de la quatrième édition des Eludes philosophiques, parut inédit en décembre 1837, daté de 1838, deux volumes in-8° chez l'éditeur, 5 rue Coq- Héron, c'est-à-dire au bureau du Figaro d'alors, qui, de moitié avec V Estafette, donnait cet ouvrage en prime à ses abonnés. Il était précédé d'une préface (voir tome XXII, page 695), et divisé comme suit :

ln partie : César à son apogée.

1. Une altercation de ménage. 5. Un vrai philosophe, un grand "~"2. Antécédents de César Birotteau. chimiste.

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