AU RÉDACTEUR EN CHEF DE « LA PRESSE
M. de Balzac nous adresse la lettre suivante, qu'il nous prie de rendre
publique :
2 octobre 1839.
Monsieur,
Je suis forcé de me servir des journaux qui ont publié ma lettre sur l'affaire Peytel, pour Temercier collectivement toutes les personnes qui m'ont adressé des félicitations et assurer celles qui m'ont offert d'éclatants témoignages en faveur de Peytel, que leurs déclarations seront recueillies, si l'arrêt de la cour de cassation donne lieu à le défendre de nouveau.
Voici la lettre que j'ai adressée au Constitutionnel^ aux Débats, au Capitale, les trois journaux qui ont publié la lettre de M. Broussais, sans avoir donné la mienne. Quoique je ne mette pas en doute la bonne foi de ces trois journaux, vous trouverez sans doute utile de l'insérer.
« Paris, le 2 octobre 1839.
» Monsieur,
» Vous n'avez pas donné ma lettre sur le procès Peytel; vous publiez celle d«» M. Broussais, qui met mon honneur en cause: c'est avoir pris l'engagement d'insérer ma réponse. Pour ne pas abuser de mon droit, je ne m'occuperai que du fait capital de sa réclamation.
» M. Broussais résume ainsi les objections qu'il m'oppose: * « Que deviennent les insinuations perfides de M. de Balzac relativement aux » prétendues liaisons de madame Peytel avec le domestique Rey chez son beau- » frère, en présence de ce fait parfaitement constatéquc Louis Rey est entréchez » M. de Montrichard le jour où Félicie Alcazar est partie pour revenir ?iParis^ » 11 en est de môme de toutes les autres suppositions de M. de Balzac... »
» Voiciladéclaràtiori de M. de Montrichard devant le juge d'instruction deGray
« J'ai eu pendant près d'un an à mon service, en qualité de domestique, un
43tD APPENDICE A LIIISTOIIIE
» jeune homme sortant d'un régiment cl"infanlerie, en congé illimité, et que je » n'ai connu que sous lo prénom de Louis. »
» D.ms sa déposition devant le juj,'e d'instruction de Bourg et aux débats, M. de Montrichard, modifiant son premier dire, a réduit la durée du service de Louis Rey chez lui ù sept ou huit mois,
» Suivant la déposition de madame Ducrost, née Lcmaire, soit devant le juge, soit aux débats, déposition conforme, d'ailleurs, à celle de M. de Montrichard, Félicie Alcazar a (Hi' mise en dUirjenre pour Paris h. la fin de février 1838, Kilo était arrivée à Belley vers le mois de juin 1837. (Déposition de M. de Montrichard.)
» Louis Rey a quitté le service de M. de Montrichard au commencement de juillet 1838. (Même déposition. ^
» En acceptant le moindre terme des déclarations de >L de Montrichard, sept mois, il est constant que Louis Rey était à son service pendant les trois derniers mois du séjour de Félicie Alcazar chez son beau-frère.
» Qu'il me soit permis, pour réjxmdrc à M. Broussais, de nie servir de ses propres paroles, en retranchant, toutefois, celles que le sentiment des convenances ne me pcrnicl pas de répéter :
« Qna deviennent les assertions de M. Broussais relativement à l'entrée de « Louis Rey chez M. de Montrichard le jour du départ de Félicie .\lcazar poiir » Paris, en présence de ce fait parfaitement constaté (fue Louis Rey était chez " M. de Montrichard trois mois, au moins, avant la départ de Félicie?»
» 11 en est de même de toutes les autres suppositions de M. Broussais. « Agréez, etc.
» DK BALZAC »
(La l'rrssr, 3 octobre 1839.)
CGXX. Histoire impartiale des Jésuites. — lu tirage à part de cet ouvrage, extrait de l'édition définitive des Œuvres complètes de iM. de lialzac, a été mis en vente en 1880, au moment de l'exécution du décret expulsant de nouveau les jésuites de France.
i'agp, 255. Tome XXIV. Correspondance. — Depuis l'apparition de cet ouvrage plusieurs lettres de Balzac, insérées par lui dans les journaux, ont été retrouvées. D'autres, complètement inédites, ont été pul)liéos réceniFiirnl. En voici l'indication, sans compter sa réponse à M. Broussais que nous venons de citer.
Au f/rran( de * la Prrsse ». Deux lettres. — La P/rsse, 18 mars et 28 avril 18i0.
Lettre à l'ôditeur Souverain. — Le Gaulois, 3 novembre 1876.
Lrifrr à ^r. Siraudin (24 octobre 1842). — Le Figaro, 8 mai 1878.
Lettres à madame Carraud (décembre 1831 et septembre 1833). — Ilevucctcs Documents historiques, avril 1S7L).
Lettre à M. Charpentier (1839). — U Intermédiaire des chercheurs et des curieux, 25 février 1881.
Lettre à un éditeur. — Le Figay^o, 23 août 1881. Lettre au docteur Menière (1833). — Le Temps, 16 février 1882 *
Lettre à, M. Youzefovitch (1849]. — La Russie et les Russes, par Victor Tissot. Un volume in-12, chez Dentu. 1882. (Page 331.)
Lettres et Billets à Froment-Meurice. — Le Livre, 10 février 1883 (pa^es 63-64). Ces lettres, données comme inédites, ont paru, en grande partie, dans la Correspondance de Balzac.
Lettre à madame Hanska (1834). Publiée par M. Charles Grandmougin. — La Revue générale, littéraire, politique et artistique, 1" décembre 1883.
CCLX. Lliéritière de Bu^ague. — Le pseudonyme de lord Rlioone pris par Balzac pour signer cet ouvrage n'est que l'anagramme de son prénom : Honoré.
CCLXIL Clotilde de Lusignan ou le Beau Juif {VIsraélite). — Ce livre portait pour dédicace ces mots, enlevés aujourd'hui :
A vous...
Votre très humble, r'hoone.
et le torne IV de la première édition (qui commence au chapitre xxv) était précédé de ces lignes, supprimées aussi depuis :