‹ Histoire des oraclesChapitre 12 sur 112 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

que des impostures, où les hommes se trompoient les uns les autres par des paroles obscures, et à double sens. Enfin s'il y avoit des Oracles où les Démons donnoient des réponses, l'avènement de la Vérité incarnée avoit 5 condamné à un silence éternel le Père du mensonge. Il est au moins bien certain qu'on consultoit les Démons lors qu'on avoit recours aux Enchantemens et à la Magie, comme Lucain le rapporte du jeune Pompée, et comme l'Ecriture l'assure de Saûl '. le conviens que

10 dans un gros Traité où l'on ne parie des Oracles que par occasion, tres-hriévement, et sans aucun dessein d'aprofondir la matière, c'est bien en dire asse^ que d'attribuer la phispart des Oracles à l'imposture des hommes, de révoquer en doute s'il y en a eu où les Démons ayent eu part, de ne donner une

1 5 fonction certaine aux Démons que dans les Enchantemens et dans la Magie, et enfin de faire cesser les Oracles, non pas précisément parce que le Fils de Dieu leur imposa silence tout d'un coup, mais parce que les Esprits plus éclaire:^ par la publication de l'Evangile, se désabusèrent, ce qui suppose

I. Sur toutes ces questions, le P.Thomassin est beaucoup plus explicite qu'il plait à Fontenelle de le dire. Le chapitre xxi du livre second de sa Méthode a pour titre : <r Des Oracles. Des Devins. Des Prophéties. Convenances des Poètes avec les Ecritures sur ce sujet » ; le chapitre est divisé en trente-et-un paragraphes, et voici le contenu de quelques-uns, d'après le P. Thomassin lui-même :

///. De la manière de prophétiser avec nue espèce de fureur, selon les Ecritures.

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