‹ Histoire des oraclesChapitre 52 sur 112 · I. Van Dale, J · texte numérisé non relu

I. Van Dale, J

Le faux Prophète Alexandre ' qui avoit étably son Oracle dans le Pont, avoit bien jusque dans Rome des Correspondans, qui luy mandoient les affaires les plus secrettes de ceux qui l'alloient consulter.

5 Par ces moyens on pouvoit répondre mesme sans avoir besoin de recevoir de Billets, et ces moyens n'estoient pas sans doute inconnus aux Prestres de l'Apollon de Claros, s'il est vray qu'il sufFisoit de leur dire le nom de ceux qui les consultoient ^. Voicy comme Tacite en parle au 2. 1.

10 des Annales. Germanicus alla consulter Apollon de Claros. Ce n est pomt une femme qui y rend les Oracles comme à Delphes, mais un homme qu'on choisit dans de certaines familles^ et qui est presque toujours de Milet 3. Il suffit de luy dire le nombre et les noms de ceux qui viennent le consulter ; ensuite il se re-

15 tire dans une grotte, et ayant pris de Veau d'une source qui y est cachée, il vous répond en vers à ce que vous ave\ dans l'esprit, quoy que le plus souvent il soit tres-ignorant *. Nous pourrions remarquer icy que l'on confioit bien à

16 d'une source qui y est, il vous répond 1728. (\'oici le texte de Tacite, cité par Van Dale : « tumin specum digressus, haustà fontisarcani aquà».)

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