Lettre du 26 août 1707, ibid., p
5. « La cause du philosophe était juste, mais les dévots étaient soulevés ; et s'il répondait, il était perdu. II eut donc la sagesse de demeurer dans le silence, et de s'abstenir d'une défense facile et dangereuse, dont le public l'a dispensé depuis en lisant tous les matins son ouvrage, et en ne lisant point celui de son adversaire ». D'Alembert. Eloge de Du Marsais.
6. Voltaire, Honnêtetés littéraires, XLII, 638, édit. Beuchot.
h INTRODUCTION
la pureté de ses intentions. « L'illustre Académicien encore jeune ne put résister à la tentation de se distinguer par un paradoxe, qui ne lui parut point intéresser la Religion : il protesta dans ce tems à un de nous, à qui depuis peu il a encore renouvelle la même protestation, qu'zV iCauroit jamais travaillé sur cette matière, s'il ri'avoit été convaincu, qu'il était fort indiffèrent pour la vérité du Christianisme, que ce prétendu miracle de l'Idolâtrie fût l'ouvrage dgs Démons, ou une suite d'impostures : il ajouta que le nouveau Système lui sembloit plus propre qu'un autre à démontrer la fausseté du Paganisme. » On pouvait donc « tout au plus le blâmer de n'avoir pas bien choisi le Livre auquel il s'était attaché, et d'avoir employé son excellente plume à un travail indigne de lui ' ». C'est ainsi que des jésuites rendirent inutile le petit complot qu'avaient ourdi d'autres jésuites ^. Le P . Baltus en fut pour sa Réponse : l'auteur des Oracles resta muet. Il ne devait cependant pas rester sans défenseurs. Dans le XlIIe volume de sa Bihlioteque choisie, Leclerc avait riposté au P. Baltus 5 ; et Dumarsais, en France, allait lancer sa Réponse à la Critique de l'Histoire des Oracles, quand U reçut l'ordre formel de ne pas la publier*. La bonne volonté du naïf et besoigneux gram-