Journal de Trévoux, août 1707, pp. 1386 et
2. Voltaire, édit. Beuchot, XV, 135 ; XIX, m, 113 ; XXXI, 303, 398 ; et XLII, 638. — D'Alembert, Eloge de Du Marsais, III, 487-488, édit. de 182 1.
3. « Remarques sur le Démêlé qui est entre Mr. de Fontenelle, Auteur de /'Histoire des Oracles, imprimée plusieurs fois à Paris et à Amsterdam, et l'Auteur de la Réponse à l'Histoire des Oracles, dans laquelle on réfute le Système de Mr. Van Dale, i«r les Auteurs des Oracles du Paganisme, sur la cause et le tems de leur silence; et oii l'on établit le sentiment des Pères de l'Eglise, sur le même sujet ; imprimée à. Strasbourg en 1707, in-8°, pagg. 390, avec les Indices et la Préface. Se trouve che:;^ H. Schelte à Amsterdam. » — C'est cet ouvrage qui provoqua, de la part du P. Baltus, la « Suite de la Réponse à l'Histoire des Oracles, dans laquelle on réfute les objections insérées dans le XIII. Tome de la Biblioteque Choisie, et dans l'Article II. de la République des Lettres, du mois de juin lyo"]; et oit. l'on établit sur de nouvelles preuves le sentiment des SS. Pcres touchant les Oracles du Paganisme. A Strasbourg, chez Jean Renauld Doulssecker. MDCCVIII ».
4. « Du Marsais, jeune encore, avide de se signaler, et n'ayant à risquer ni places ni fortune, entreprit de justifier Fontenelle contre les imputations du père Baltus. Il accusait le critique de n'avoir point entendu les Pères de l'Eglise et de ne les avoir pas cités exactement : il lui reprochait des méprises considérables, et un plagiat moins excu-
INTRODUCTION î
mairien faillit même devenir funeste à celui dont il avait pris en main la cause : Fontenelle fut accusé « d'avoir engagé Dumarsais à répondre' ». On alla jusqu'à faire à l'écrivain un grief de son propre silence, et le P. Le Tellier signala aux foudres royales l'athéisme des Oracles. Sans l'intervention du lieutenant de police, l'auteur courait les plus grands risques. D'Argenson le sauva' ; et au ton pénétré de V Eloge qu'il lui consacra plus tard, on peut voir si Fontenelle lui en avait gardé de la reconnaissance.
sable encore du professeur Moebius, qui avait écrit contre Van Dale. Assuré de la bonté de sa cause, le défenseur de Fontenelle ne craignit point de faire part de son ouvrage à quelques confrères du P. Baltus; il ne voulait par cette démarche que donner des marques de son estime à une société long-temps utile aux lettres^ et qui se souvient encore aujourd'hui avec complaisance du crédit et des hommes eélèbre^ qu'elle avait alors. Nous avons peine à nous persuader que dans une matière aussi indifférente en elle-même, cette société se soit crue blessée par l'attaque d'un de ses membres; nous ignorons par qui et comment la confiance de du Marsais fut trompée, mais elle le fut. On travailla efficacement à empêcher l'impression, et même l'examen de l'ouvrage ; on accusa faussement l'auteur d'avoir voulu le faire paraître sans approbation ni privilège, quoique son adversaire eût pris la même liberté. Il représenta en vain que ce livre avait été approuvé par plusieurs personnes savantes et pieuses, et qu'il demandait à le mettre au jour, non par vanité d'auteur, mais pour prouver son innocence : il offrit inutilement de le soumettre à la censure de la Sorbonne, de le faire même approuver par l'inquisition, et imprimer avec la permission des supérieurs dans les terres du pape; on était résolu de ne rien écouter, et du Marsais eut une défense expresse de faire paraître son livre, soit en France, soit ailleurs. » D'Alembert, Eloge de Du Marsais. — Dans ce même Eloge, d'Alembert résume l'ouvrage de Dumarsais « d'après les fragmens » qui lui en ont été remis.