Van Dale
3. Fontenelle a Iule traité de Plutarque et en a tiré cette comparaison : « 'û; 5e TOÏç eûôaXîii tiov ÔévSpwv STEpa TtotpaÇXaaxavst, xal ToTç AeXcpoïç... », etc. La comparaison se trouve au chap. xxix.
dans ce Dialogue mesme des Oracles qui ont cessé, Demetrius Cilicien l'un des Interlocuteurs, dit qu'avant qu'il commençast ses Voyages, les Oracles d'Amphilochus et de Mopsus en son Pais estoient aussi florissans 5 que jamais ', que véritablement depuis qu'il en estoit party, il ne sçavoit pas ce qui leur pouvoit estre arrivé. Voila ce qu'on trouve dans ce Traité de Plutarque auquel je ne sçay combien de Gens sçavans vous renvoyent pour vous prouver que les Oracles ont cessé
10 à la Venue de Jesus-Christ ^.
Icy mon Auteur prétend qu'on est tombé aussi dans une méprise grossière sur un passage du 2. 1. de la Divination î. Ciceron se moque d'un Oracle qu'on disoit qu'Apollon avoit rendu en Latin à Pirrhus qui le con-
15 sultoit sur la Guerre qu'il alloit faire aux Romains. Cet Oracle est équivoque, de sorte qu'on ne sçait s'il veut dire que Pirrhus vaincra les Romains, ou que les Romains vaincront Pirrhus. L'équivoque est attachée à la construction de la Phrase Latine, et nous ne la sçaurions
20 rendre en Français. Voicy les propres termes de Ciceron sur cet Oracle.
Premièrement, dit-il, Apollon n'a jamais parlé Latin. Secondement, les Grecs ne connoissent point cet Oracle. Troisièmement Apollon du temps de Pirrhus avoit déjà cessé de faire
25 des Vers. Enfin quoy que les Eacides, de la famille desquels estoit Pirrhus , ne fussent pas Gens d'un esprit bien fin, ny bien pénétrant, cependant l'équivoque de l'Oracle estoit si