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CHAPITRE XXIX

DAMES DK SAINTE-SOPIHE.

Ces Daines de Sainte-Sophie furent instituées au même moment que les Soeurs de Sainte-Chrétienne. Elles reçurent leurs premiers statuts le 20 avril 1807.

Madame Victoire Tailleur, ancienne religieuse, fut la première supérieure provisoire de la congrégation. Cette dame tenait à Metz un pensionnat de jeunes personnes qu'elle initiait aux connaissances humaines convenables à leur sexe , en même temps qu'elle les formait à l’amour et à la pratique de toutes les vertus chrétiennes.

Peu après le 12 juillet 1807 , époque où la congrégation avait été reconnue et approuvée du gouvernement, les Dames de la Providence , qui , depuis langues années , étaient établies à Charleville (Ardennes), cl se vouaient à l'éducation des jeunes personnes, s’agrégèrent aux Dames do Sainte- Sophie , ou plutôt unirent leur nom à celui de ces dernières. Les maisons de Metz et de Charleville ne formèrent plus qu’une seule et même institution. Mais madame Tailleur s’en sépara et vint se placer sous la

conduite de sa sœur, supérieure des Sœurs de Sainte -Chrétienne, pour devenir ellemême membre de cette congrégation. Elle est morte dans son sein avec la qualité (le supérieure de la maison de Relhel, dans les Ardennes.

Les Dames de Sainte- Sophie demeurèrent ainsi unies , jusqu'en 1821, à celles de la Providence , qui avaient adopté leurs statuts et leur costume. L'établissement de Charleville , ou demeurait la supérieure générale, était même considéré comme la maison mère. Le noviciat y avait été placé.

En 1822, peu après le rétablissement du siège de Reims , les Ardennes ayant été distraites de la juridiction de l'évêque de Metz , pour rentrer sous celle de leur ancien métropolitain , les Dames de la maison de Charleville regardèrent leur congrégation comme dans la dépendance absolue de l’archevéque , et exprimèrent ensuite le désir de reprendre, avec leur ancien nom de Dames religieuses de la Providence , leurs anciennes règles et leurs premiers statuts.

CONGRÉGATIONS RELIGIEUSES DE FEMMES , ETC

Mgr. Jauflret tint à conserver l'institut qu’il avait formé, et, avec l’agrément de Mgr. l’archevêque de Reims , la maison de Metz se sépara de celle de Charlevillc , et garda le nom et les statuts de Sainte-Sophie. La séparation eut lieu le 23 novembre 1822.

Cette maison subsista avec ce nom jusqu’au 20 avril 1821 , époque où s’opéra la réunion des Dames de Sainte-Sophie avec celles du Sacré-Cœur-de-Jésus. Les Dames de Sainte -Sophie venaient de quitter leur ancienne demeure et de s’établir dans un vaste local , où elles avaient bâti une mai-

son fort commode pour l’objet de leur institution. Elles se vouaient à l’éducation des jeunes personnes , et leur méthode se rapprochait fort de celle des Dames du Sacré- Cœur : même dévouement , mêmes soins , môme zèle , môme capacité pour instruire les jeunes personnes et les rendre dignes de la religion et de la société. Leur costume différait peu de celui des Dames du Sacré- Cœur. Elles portaient une croix en vermeil, avec l’inscription , et ne joignaient à leurs promesses que les vœux de chasteté et d’obéissance.

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