‹ Histoire des ordres religieuxChapitre 2 sur 113 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

vu

s'effacent, on ne veut plus être compatriote que de ses doctrines. Une pensée catholique préside à ce mouvement universel ; les instituts religieux auront bientôt pour mission de la traduire et de l’appliquer. . Ils feront comprendre et aimer la religion.

D’une main ils touchent aux sommités de l’ordre social ; de l’autre ils soutiennent et dirigent les classes inférieures. En se faisant tout à tous , savants avec les savants , compatissants avec les infortunés , charitables avec les pauvres, humbles avec les superbes , les religieux deviendront populaires, et leur popularité donnera la mesure des services qu’ils rendront à la religion.

Le principe de là liberté individuelle les protège comme individus, et celui de la liberté d’association comme êtres collectifs. Si, pour les catholiques, la liberté religieuse n’est point une chimère, si la liberté de l’enseignement est, poux eux, plus qu’une simple promesse, les voilà en possession de l’avenir, par l’éducation de la jeunesse; quels instituteurs pourraient, en effet, soutenir la concurrence avec des établissements où la science se donne et ne se vend pas ? ,

Que les religieux continuent donc à instruire l’enfance, à soulager l’humanité souffrante dans les hôpitaux , à invoquer les célestes miséricordes en faveur de nos crimes. L’incrédulité pourra bien nier leurs bienfaits et calomnier leurs intentions : mais la crise ne saurait durer, les préjugés se dissiperont, la haine s’adoucira. Auxiliaires du clergé , les associations religieuses auront une seconde fois sauvé le inonde , si le inonde peut encore être sauvé !

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