PRÊTRES DE LA DOCTRINE CURÊTIENNE
La congrégation des Prêtres de la Doctrine Chrétienne avait pour objet l'instruction des pauvres, des ignorants et des gens de campagne. Fondée à Lislc, dans le Comtal, en 1592, par César de Rus (1511-1607), elle fut confirmée par Clément Vlllen 1597, et placée sous la direction de son fondateur.
César de Rus naquit à Cavaillon ; militaire pendant quelque temps , il avait cédé aux habitudes trop ordinaires de celte noble profession. Cependant Dieu le loucha de sa grâce ; il reprit alors scs études , et se consacra aux fonctions du ministère, se partageant entre la prédication et les œuvres de charité. Tantôt il visitait les hôpitaux , tantôt il faisait des catéchismes, des sermons, des conférences; il se multipliait, en quelque sorte , pour instruire et consoler. Mais enfin il était seul, et le bien qu’il faisait seul il pouvait le centupler en s’associant des émules de son zèle. Celte considération donna naissance à la congrégation des Prêtres de la Doctrine Chrétienne. César de Rus voulut ajouter à la consistance et à la sta-
bilité de son institut , en liant scs confrères par un vœu. Le Père llomillion et plusieurs autres rompirent à cette occasion leur union avec le fondateur pour se fondre dans la congrégation naissante de l’Oratoire, qu’ils accrurent de neuf maisons tant en Languedoc qu’en Provence. Celte scission, affligeante pour César de Rus, ne le fit point renoncer à son plan. Dieu mit encore sa patience à l’épreuve en le privant de la vue; il n’en continua pas moins scs prédications, cl mourut plein de bonnes œuvres. César de Rus avait également fondé une congrégation de Filles de la Doctrine Chrétienne , appelées aussi Ursulincs de Toulouse.
En 1610, sa congrégation de clercs séculiers ne possédait que trois etablissements, Avignon, Toulouse et Brive; nous avons dit ailleurs 1 qu’elle s’incorpora aux Somasques d’Italie depuis 1616 jusqu’en 1717 ; elle revint alors aux vœux simples et à l’état séculier. A l'époque de la révolution , elle
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CONGREGATIONS RELIGIEUSES D'HOMMES, ETC
comptait , au lieu de trois maisons , trois provinces, Avignon, Paris et Toulouse, qui comprenaient quinze maisons et vingt -six collèges. Paris renfermait trois de ces établissements : c’est dans celui de Saint-Charles que se tenaient les chapitres généraux , et que résidait le supérieur général. Il existait encore une province de Home, formée
dans le dernier siècle , de huit maisons que la congrégation avait en Italie, et de sept autres qui lui furent données parBenolt XIII. Ces maisons étaient des collèges . séminaires ou paroisses.
M. de llonnefoux , dernier supérieur général des Prêtres de la Doctrine Chrétienne, mourut en 1806 .