SAINT-SULPICE
Lorsqu'on parle de Saint-Sulpicc, de ce corps si apostolique et si vénérable, il faut distinguer, ce qu’on ne fait pas toujours, la congrégation ou compagnie, le séminaire et la communauté des prêtres. Ces établissements remontent à Jean -Jacques Olier (1608-1637), dont le nom se lie à tant d’œuvres importantes, et qui peut être regardé .
comme un des ecclésiastiques de son temps qui ont le plus efficacement contribué à la restauration de la discipline dans le clergé et au renouvellement de la piété parmi les fidèles.
Né à Paris d’une famille de magistrature, il se fit remarquer de bonne heure par le goût de la piété. 11 fut admis l’un des premiers aux conférences ecclésiastiques que saint Vincent de Paul faisait tous les mardis à Saint-Lazare, et il donna des missions en Auvergne et dans le Velav. Pourvu déjà de bénéfices, il aurait pu aspirer à l’épiscopat ; mais, l’état où était le clergé lui ayant fait regarder comme une œuvred’unc grande importance l’établissement d’une compagnie
pour élever les jeunes ecclésiastiques, il préféra s’y dévouer, d’après les conseils du Père Condreu , de l’Oratoire. L’association commença à Vaugirard , le 29 novembre 1611 ; les premiers associés furent cinq prêtres , François de Caulet , depuis évêque de Pamiers, Jean du Fcrrier, Charles Picoté, Balthazar Brandon de Bassancourt, et François Houmain. Ils furent bientôt suivis de jeunes ecclésiastiques qui vinrent puiser l’esprit sacerdotal dans cette réunion.
Olier, étant devenu curé de Saint -Sulpicc en 1642, vint habiter le presbytère avec ses associés ; il y commença, le 13 août, à vivre avec eux en communauté et à travailler à la réforme de la paroisse. Sa réputation de piété lui attira des coopératcurs et des disciples. Dans le commencement, tous les exercices étaient communs; mais peu après il sépara scs prêtres en deux corps.
Les uns furent destinés au service de la paroisse , et logeaient avec lui au presbytère ; c’est ce qu’on appela la communauté des prêtres. Les autres dirigeaient le séminaire,
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alors établi rue Guisardc, dans une maison qui communiquait au presbytère par le jardin. En séparant le séminaire de la communauté, Olier voulut que le premier continuât d’étre utile à la paroisse; il envoyait les jeunes séminaristes faire le catéchisme en différents quartiers; il les chargeait de faire le prône, le dimanche, aux enfants des écoles, de donner des conférences, pendant le carême, aux ouvriers et aux domestiques, et une retraite aux écoliers pondant la semaine sainte. L’union la plus intime existait entre la communauté et le séminaire; le même esprit y présidait, cl les membres passaient souvent de l’un à l’autre, selon qu’ils se sentaient pour le ministère extérieur plus d’attraits que pour la conduite des jeunes ecclésiastiques. Bientôt, même Olier donna plus de consistance à rétablissement du séminaire ; muni des autorisations convenables , aidé surtout de la libéralité de M. de Bretonvilliers, jeune ecclésiastique d’une famille riche, il éleva, de 1648 à 1680, un nouveau bâtiment qui occupait tout l'espace qui forme aujourd’hui la place Saint- Sulpice. L'église, qui est un des plus beaux monuments dont puisse se glorifier la capitale, fut encore commencée par les soins d’OIicr, et continuée par le zèle de ses successeurs, les deux communautés, cl M. de Bretonvilliers notamment , y ayant puissamment contribué : c'est pour en découvrir le portail qu’ou a abattu, il y a plusieurs années , le bâtiment du séminaire.
Cependant, Olier était encore plus occupé du soin de réformer sa paroisse que d’élever ces constructions. Il avait réuni dans son presbytère un clergé choisi qui secondait son zèle ; il animait ses prêtres par scs exhortations et par ses exemples. Il leur traçait des règles, il leur apprenaità s’houorer des fonctions les plus communes à l'église. Nous ne le suivrons pas dans le détail des bonnes œuvres pour lesquelles il sacrifia son patri-
moine, des associations, des confréries, des assemblées de charité, des écoles dont il couvrit sa paroisse. En 1649, il se démit de ses bénéfices , qu’il n'avait conserves jusque-là qu'aiin d’être en état de soutenir ses bonnes œuvres ; en 1682, il résigna sa cure , pour se retirer au séminaire, où ses infirmités ne l'cmpéchaicnt point de servir l'Église. En 16)44, il réunit en une espèce de communauté les jeunes clercs de sa paroisse , et leur fil donner des conférences de philosophie et de théologie, et des instructions. Il envoyait quelques-uns de ses prêtres du séminaire donner des missions en diverses provinces, cl particulièrement dans le Vivarais. Il forma un séminaire au Puy, un autre à Clermont, et un petit séminaire à Saint -Andéol. Il envoya trois prêtres jeter les fondements d’un pareil établissement à Montréal, dans le Canada. Il mourut enfin, laissant plusieurs ouvrages pour l’instruction des ecclésiastiques et pour exciter à la pratique des vertus chrétiennes.
L’abbé de Bretonvilliers (1620-1676), qui lui avait succédé à Saint- Sulpice eu 1662, se démit de la cure en 1688, lorsqu'il cul été choisi pour supérieur du séminaire, après la mort du respectable fondateur : depuis ce temps, les places de supérieur du séminaire eide curé de Sainl-Sulpice n’ont plus été réunies. Cet ecclésiastique faisait de sa forluuc le plus noble ctnpioi , et pour ne citer que la moindre de ses bonnes œuvres, il donnait tous les samedis cent pains à cent pauvres familles , usage qui se perpétua dans le séminaire après lui. 11 forma deux établissements de sa congrégation à Limoges et à Lyon.
Antoine Kaguier de Poussé avait remplacé l’abbé de Bretonvilliers à la cure, en 1688, et il se démit en 1678. Sous lui , les prêtres de Saint -Sulpice furent établis au Mont-Yaléricn par l’archevêque de Paris :
Pierre Couderc , vicaire de Saint -Sulpice ,
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ci» fut fait supérieur en 1667 ; les abbés Je Caylus et Hardy, prêtres du séminaire, furent également supérieurs après lui. Sous M. de Poussé, la communauté des prêtres de la paroisse ne fleurit pas moins que sous scs deux prédécesseurs; des ecclésiastiques, distingués par leur naissance, leur zèle et leurs talents, vinrent successivement se former au ministère à celte excellente école. Olier avait voulu, dès le commencement, qu'il y eût un des prêtres à la tête des autres; et, quoiqu'il fût, comme fondateur et comme curé , le supérieur naturel de la communauté , il établit en cette qualité l'abbé du Ferrier, un de ces cinq premiers associés , puis l'abbé Desgardies de Parlage ; le troisième supérieur fut Charles Picoté, aussi l'un des cinq premiers compagnons d’Olier.
C'est lui qu'Aunc d’Autriche chargea, lors des troubles de la Fronde , de proposer tel vœu qu'il jugerait convenable pour obtenir la paix du royaume, promettant qu'elle l’accomplirait; Picoté proposa l’établissement d’un monastère consacré à l’adoratiou perpétuelle du Saint -Sacrement, qui existait encore , rue Cassette , au moment de la révolution.
En 1676, M. Tronson (1622-1700) avait succédé à M. de Bretonvilliers comme supérieur du séminaire et de la congrégation.
Issu d’une famille où l'on faisait profession de piété, il avait embrassé l’état ecclésiastique ; le désir de travailler à sa perfection le porta , en 1635 , à quitter une place d'aumônier du roi pour entrer au séminaire, où il se distingua par son zèle et sa prudence.
11 exerça à plusieurs reprises les fonctions de vicaire de la paroisse , mais il refusa la cure qui lui était offerte, eu disant que la direction du séminaire et le gouvernement «l’une paroisse étaient d’une assez grande importance l’un et l’autre pour occuper deux personnes. A l'occasion du testament de l’abbé de Bretonvilliers, qui avait légué au
séminaire trente-quatre mille livres, sa maisond’lssy,sa maison et terre d’Avron et l’arriéré de ses revenus , montant à cinquante mille écus , M. Tronson donna un grand exemple de désintéressement: il se contenta de la moitié des cinquante mille écus, et renonça à la terre d’Avron. La modération de ce supérieur , sa sagesse , son habileté dans les affaires lui avaient acquis une grande considération dans le clergé , et le faisaient consulter de toutes parts par les évêques comme par les gens du monde. L'honneur d’étre associé, dans les conférences d’issy, à Bossuet et à M. de Noailles, évèquede Châlous, prouve assez l’estime qu'il inspirait.
On le nomma , en 1694, un des commissaires chargés d'examiner les écrits de madame Guyon. Pendant plus de quarante ans qu'il passa au séminaire , il vil se former les sujets les plus distingués du clergé: Fénélon, qui avait été un de ses élèves, conserva toujours un respectueux attachement pour cet homme vertueux. M. Tronson établit sa congrégation dans les séminaires de Bourges, d’Autun, de Tulles et d’Angers. Il envoya plusieurs de scs prêtres dans les missions du Languedoc , après la révocation de l’édit de Nantes. En mourant, il laissa Iîç réputation d'un homme aussi modeste que capable. Sous M. Tronson, de nouveaux établissements accrurcut le bien qu’opérait déjà le séminaire. .M. de la Barmondière, un des directeurs, établit, sous la protection de sainte Anne , une communauté de jeunes gcus peu aisés, qu'il logeaitdans une maison de la cure; Antoine Brenier, autre directeur du séminaire, fut quelque temps à la tête de cette communauté. Lui -même, eu 1685, commença l'établissement du petit séminaire, rue Férou. On y recevait alors ceux qui n'avaient pas fait leur philosophie, et on y réunit , quelques années après , la communauté de M. de la Barmondière. Peu après, un autre prêtre du séminaire, M. Robert,
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fonda , dans l'impasse Férou , une nouvelle communauté pour des jeunes gens qui ne pouvaient payer une forte pension ; on l'appela Communauté des Robertins, du nom de son fondateur. Dans la suite , on en établit encore une autre pour ceux qui étaient eu philosophie , d’où lui vint la dénomination de Communauté des Philosophes. Ces trois maisons communiquaient avec le grand séminaire, à l'entour duquel elles étaient placées ; elles existaient encore au moment de la révolution , et étaient toujours dirigées par messieurs de Saint-Sulpice. En outre , François Troullé , prêtre de la communauté, établit, rue du Cherchc-Midi , une maison d'étudiants appelée Communauté de Saint- Paul, qui subsistait encore en 1718.
La cure de Saint-Sulpice passa de M. de Poussé à M. delà Barmondière, dont il vient d’être question, et qui s’en démit en 1689.
Son successeur fut Henri Baudrand (1637- 1699), qui permuta, en 1696, pour un prieuré que possédait l’abbé de laChétardic (1636-1714).
D’un autre côté , la place de supérieur du séminaire etdc toute la compagnie de Saint- Sulpice , vacante par la mort de M. Tronson, fut donnée à François Leschassier, homme plein de mesure , qui sut préserver sa congrégation de toute nouveauté dans un temps où l’Église de France était agitée par lesplus vives disputes, cl qui établit les séminaires d’Avignon cl d’Orléans. A sa mort, en 1723, on choisit Charles -Maurice le Pelletier, fds du contrôleur général, frère du premier président du parlement, de l'évéque d’Angers et du jeune de Souzi , mort en réputation de sainteté : il établit le séminaire de Nantes, et mourut en 1731. Jean Couturier (1688- 1770) fullc sixième supérieur ; lecardinaldc Fleury, dont il gagna la confiance, le chargea de lui présenter les sujets pour les bénéfices. Couturier procura à sa congrégation une cinquième maison à Paris; c’est la commu-
nauté de Laon , appelée aussi de Lisieux , du nom de l’ancien collège dont elle a occupé le local; M. Parisis, auteur delà Philosophie de Tout, en fut supérieur jusqu’en 1780. Sous M. Couturier, la congrégation s’accrut encore d’une communauté formée à Toulouse par l'abbé de Calvet. M. Couturier eut pour successeur Claude Bourachot (1697-1777) et Pierre le Gallic, qui se démit en 1782, pour se retirer à la maison de campagne d’issy , d'où il fut obligé de sortir lorsqu’elle eut été vendue en conséquence des lois révolutionnaires ; il revint alors à Paris, où il mourut en 1796. Mais, dès 1782, Jacques - André Émery (1732-1811) lui avait succédé , cl la congrégation , sous ses auspices, s'était établie au sémiuairc de Reims, et en avait formé un à Baltimore, au commencement de la révolution. Peu avant cette dernière époque, un nouvel établissement avait été ajouté à ceux qui existaient déjà autour du séminaire : on avait réuni en communauté les jeunes clercs de la paroisse dans une maison de la rue Cassette, et on y recevait les jeunes gens depuis la quatrième jusqu’en philosophie. Une maison d’enfants plus jeunes encore avait été formée à Issy.
Revenons aux curés de Saint-Sulpice. La Chétardie avait été remplacé par Lauguet de Cergy (1673-1730), remplacé lui-même par Jean Dulau d’AIlcmans (1710-1794), auquel succédèrent d’abord M. de Tcrsac (1788), en faveur de qui il s’était démis, cl M. de Panccmont, dernier curé avant la révolution.
Sous ces divers curés , la communauté des Prêtres avait continué avec honneur ; ses supérieurs, depuis l'abbé Picoté, avaient tous été des hommes recommandables.
Survint la révolution , et avec elle la destruction de la congrégation, de la communauté des Prêtres et des séminaires. M. Émery, tous les directeurs du grand et du petit séminaire, et des trois communautés (Ro-
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bertins, Philosophes et Laon), au nombre de dix-huit, refusèrent le serment de 1791 ; tous les membres de la congrégation , au nombre de cent vingt, suivirent cet exemple dans les séminaires de provinces; ils quittèrent successivement les pieux asiles où ils s'appliquaient depuis trente années à former de dignes dépositaires du sacerdoce, mais aucun d’eux n’entra dans le parti du schisme. Les quarante-trois prêtres qui composaient la communauté de la paroisse ne furent pas moins fidèles; M. de Panccmont, surtout , montra à cotte triste époque autant de courage que de zèle. Pour prix de ce dévouement , plusieurs reçurent fa couronne du martyre ; les massacres des Carmes , les exécutions et les noyades à différentes époques, récompensèrent les services que la congrégation rendait depuis cent cinquante ans ; elle a fourni en tout vingt confesseurs de la foi.
C’est bien ici le lieu de s’écrier avec Fénélon : II n’est rien de si apostolique et de si rènérable que Saint- Sulpice.
Non, elle ne devait pas périr tout entière,
cette savante congrégation, qui avait produit
de si beaux modèles de la vie sacerdotale, qui avait doté les sciences ecclésiastiques de si bons ouvrages! Les de Lugny, les Godet- Desmarais, les Sabathier, les Leclerc, les Vaugimois, les Montagne, les Legrand, les Régnier, etc., devaient avoir des successeurs ; M. Émery a eu la gloire de leur en procurer, en recueillant les membres dispersés de Saint- Sulpice.
Jacques- André Émery, né au pays de Gcx , y fit ses premières études ; à l’âge de dix- huit ans , il vint à Paris , et entra à la petite communauté de Saint-Sulpice. Après avoir fait à Issy le noviciat accoutumé , on l’envoya, en 1799, professer le dogme au séminaire d’Orléans ; il y resta cinq ans, puis alla, pendant douze années, professer la morale à Lyon. En 1776, il fut nommé supé-
rieur du séminaire d’Angers et grand vicaire du diocèse. Quoiqu’il ne résidât point à Paris depuis plus de vingt ans , l’éclat de son mérite le fit choisir pour succéder à M. le Gallic dans la charge qu’avaient illustrée les Olier et les Tronson. Quand la révolution eut dispersé son séminaire , on l’enferma deux fois , la première à Sainte- Pélagie pendant six semaines , et la seconde à la Conciergerie pendant seize mois. Rendu à la liberté après la terreur, il fut nommé grand vicaire de Paris, par M. de Juigné, alors absent. Lors du concordat, Bonaparte lui offrit l’évéché d’Arras ; mais il refusa cet honneur, aimant mieux reprendre scs anciennes et chères fonctions de supérieur du séminaire. C’est alors, dit l’auteur de sa Notice ', « qu’il réunit quelques jeunes gens dont la vocation courageuse n’était point ébranlée par les orages précédents.
Ses soins et sa fortune furent consacrés à soutenir cet établissement naissant. Cette œuvre lui paraissait d’autant plus importante, qu’il voyait mieux le vide effrayant du sanctuaire ; il sentait le besoin de réparer tant de pertes , et sa première vocation lui en paraissait encore plus nécessaire à suivre. Il se livra donc de nouveau à des occupations si chères ; et , secondé par des ecclésiastiques respectables, il forma ses élèves à l’esprit et aux connaissances de leur état. Dépositaire des anciennes traditions , il les perpétuait parmi eux; il faisait revivre, dans celte nouvelle école , ce ton de piété , cet amour du travail, ces habitudes religieuses et modestes qui avaient distingué autrefois les établissements les plus parfaits en ce genre : il était comme la chaîne qui liait l’ancien et le nouveau clergé; et au milieu de ce renouvellement de toutes choses, son âge, son expérience, ses travaux, donnaient à ses leçons et à scs exemples je ne sais quoi
• Notice sur la vie de M. Émery, p. 39.
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d’antique et de patriarcal , qui inspirait à tout ce qui l’entourait le respect et la confiance. » Indépendamment de sa charge de supérieur, M. Émcry était encore grand vicaire de M. de Bclloy, nouvel archevêque de Paris, cl Bonaparte , qui savait apprécier le mérite, l’avait fait conseiller titulaire de l’université. C’est sous le poids de ces importantes fonctions qu'il mourut dans sa soixante-dix-neuvième année.
Mais son séminaire et ses ouvrages lui ont survécu. Ses ouvrages : l 'Esprit de sainte Thérèse , l 'Esprit de Jjcibnitz , refondu ensuite sous le titre de Pensées, le Christianisme de Bacon, etc., ne sont que des extraits, mais des extraits façonnés avec gé-
nie, et qui élèvent leur auteur au niveau des grands hommes auxquels il a fait faire une sublime profession de foi catholique.
Son séminaire: depuis la mort de M. Émerv, Saint-Sulpice, rétabli par scs soins, s’est maintenu à la hauteur de son ancienne réputation. C’est encore l’une des premières écoles de l’Église de France.
Une ordonnance du 5 avril 1810 a rétabli, en tant que de besoin, la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice, actuellement chargée du séminaire diocésain de Paris, et l’a autorisée à continuer, avec l’approbation des évêques, à diriger les séminaires qui lui seront confiés. M. Garnier en est aujourd’hui le supérieur général.