‹ Histoire des ordres religieuxChapitre 76 sur 113 · HOSPITALIÈRES DE NOTRE- DAME-DU-REFÜGE , DE NANCY · texte numérisé non relu

HOSPITALIÈRES DE NOTRE- DAME-DU-REFÜGE , DE NANCY

Elisabelh de Ranfain (1692-1649), qui prit le nom de Marie-Élisabeth delà Croix, naquit à Remircinont , dans une famille où l’on eut à tâche de contrarier ses dispositions à la piété, et surtout à l’état religieux. Sa patience la filsortir victorieuse de ces péuihics combats. Contrainte d’épouser un gentilhomme de Lorraine, nomme Dubois, qui lui donna de nouveaux chagrins, elle cul ensuite le bonheur de changer son caractère.

En 1616, elle resta veuve avec trois filles.

Son ancien penchant pour la vie religieuse l’aurait conduite dans quelque couvent, lorsqu'on 1624, se trouvant à Nancy , elle eut occasion d’ouvrir un asile à des filles qui voulaient se retirer delà corruption du monde.

Elle fut encouragée, danscctle bonne œuvre, par les conseils et appuyée par le crédit de l’évéquc deToul , de Maillanc , du chanoine Viardin, de l’abbé Dallamont, neveu ducar-

dinal de Lenoncourt, du Père Poire, Jésuite, ctde Rend, conseiller d’Élal du duede Lorraine. La sainte veuve, ses trois filles et des pénitentes qu'elle avait ramenées à la piété, prirent l'habit d’hospitalières en 1631. En 1634, Urbain VIII approuva leur institut.

Elles formèrent des maisons à Avignon, Toulouse, Rouen, Arles, Montpellier, Dijon, Besançon, lePuy, Mmes, Sainte-Roche. On y recevait trois sortes de personnes : 1° des filles vertueuses, qui faisaient des vœux et qui se consacraient à l’œuvre de charité, but principal de l’institut ; 2° des pénitentes , que leurs bonnes dispositions et leur persévérance faisaient juger dignes d’élrcadmises à 1 a profession ; 3° les pénitentes volontaires ou placées de force, qui étaient instruites et dirigéesdansunquartierséparé. Aprèsavoir formé la maison d'Avignon , la fondatrice revint à celle de Nancy , où elle mourut.

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