HOSPITALIÈRES DE LA CHARITÉ DE NOTRE-DAME
SimooncGaugain(16$$) , nommée en religion Françoise de la Croix , naquit à Datai , en lleauce, dans les rangs les plus humbles de la société ; mais digue imitatrice de la Vierge de Nanterre, elle savait, en gardant les troupeaux de son pèrc,melrc à profil sa solitude et s’élever jusqu’au Ciel par ses méditations. Lorsqu'elle futeuâgede choisir un état, elle prit l'habit dans la maison des ilospiLdières de Sainte-Élisabeth, à Paris. Elle en sortit bientôt dans le but de former une nouvelle congrégation pour le service des femmes malades, et plusieurs compagnes s'étant mises sous sa conduite , elle jeta les fondements de sou institut, en 1624, près la place Royale; trois ans après, le parlement enregistra les lettres pateutes que Louis XIII
lui avait accordées. Une vertueuse dame , Madclainc Hrulart, veuve d’un maître d’hôtel du roi, nommé Faure, se déclara fondatrice de la maison. Ces saintes filles prononcèrent leurs vœux sous le nom à' Hospitalières de la Charité de Notre-Dame , en 1629; saint Vincentdc Paul, le Père Binet, Jésuite, et V igier, Doctrinaire, avaient revu et approuvé leur règle. La vie de ces hopitalières était d’une grande austérité ; c’est sans doute le motif de leur rapide propagation. Une maison de leur institut se forma à la Rochelle, après la prise de celle ville; à la Roquette, dans le faubourg Saint*- Antoine; à Datai, lieu de nais-
sauce de Simonne; à Toulouse, à Béziers, à llouy , à Albi, etc. Ces hôpitaux étaient exclusivement réservés aux femmes.