HOSPITALIÈRES DE SAINT- JOSEPH
Le cardinal de Sourdis, l’un des prélats qui ont fait le plus d'honneur à l'Église de France, au dix- septième siècle, favorisait singulièrement les fondations religieuses dans son diocèse; il désirait surtout qu'un établissement de cette nature fût ouvert aux orphelines qui, restées sans asile et sans guide, couraient les plus grands dangers pour leur innocence. La mort l'empècha de réunir dans une communauté de pieuses filles et des veuves qui leur eussent servi de protectrices ; mais son frère et son successeur eut la consolation d’approuver une association de ce genre, formée par Marie Delpech de l’Étang (1671), pieuse demoiscllcqui rassembla des orphelines et les mit sous la conduite de femmes solidement vertueuses. Cet archevêque leur donna des règles, en 1638,et, l’année suivante, LouisXIII
autorisa l’association par des lettres patentes. En 1611, madame de l'Étang fut appelée à Paris pour former un établissement près Belle -Chasse. Les curés de Saint -Sulpicc créèrent et soutinrent cette maison , dite de la Providence; la duchesse de Mortemart contribua par ses libéralités à sa fondation, cl la marquise de Monlespan, sa Olle , * y finit depuis ses jours. Ce couvent de Paris admettait des orphelines de famille honnête; leur éducation terminée, on les mariait, ouon les plaçailsuivant leur vocation. Les Hospitalières de Saint -Joseph (c’est le nom donné aux Filles de madame de l’Étang ) possédaient encore des maisons à Rouen , à Toulouse, à Agen, à Limoges et à la Rochelle ; toutes ces maisons avaient bien le même objet, mais leurs constitutions étaient différentes.