Pensées, VI, 30. Cf. I
t. Pensées, IX, 44. Cf. IX, Î7, 38; XI, 43.
1« OnlGlNKS DU CHRISTIANISHIB. [An 161)
mourrez ; bientôt après, vos noms ne survivront plus', n Ces réflexions d'universel pardon reviennent sans cesse. A peine se mêle-t-il pai-fois à cette ravissante bonté un imperceptible sourire, « La meilleure manière de se venger des méchants, c'est de ne pas se rendre semblt^le à. eux* » ; ou un léger accent de fierté : « C'est chose royale, quand on iail le bien, d'entendre dire du mal de soi *. » Un jour, il a un reproche èi se faire : « Tu as oublié, dit-il, quelle parenté sainte réunit chaque homme avec le genre humain ; parenté non de sang et de naissance, mais parlicipation à la même intelligence. Tu as oublié que l'âme raisonnable de chacun est un dieu, une dérivation de l'Etre suprême*. »
Dans le commerce de la vie, il devait être exquis, quoiqu'un peu naïf, comme le sont d'ordinaire les hommes très bons. Il élail sincèrement bumble, sans hypocrisie, ni fiction, ni mensonge intérieur*. Une des maximes de l'excellent empereur était que les méchants sont malheureux, qu'on n'est méchant que malgré soi et par ignorance ; il plaignait ceux qui
mséee, IV, 6. Cf. XII, 46.