kl xu^iaxM tpo^flu, les Évangiles
a. Eusèbe, IV, xxiii, S.
(AnlG5J MARC-AURÊLE. 177
distinct sans doute de Tapologiste * , reconstitua l'Église, et il y eut comme un réveil de la foi. Denys écrivit à cette Eglise volage non sans quelque amertume, essayant de la ramener à la pureté de la croyance et à la sévérité de la vie évangélique. L*Église d'Athènes, comme celle de Corinthe, avait sa • légende. Elle s'était rattachée à ce Denys dit Aréopagite, dont il est parlé dans les Actes *j et elle en avait fait le premier évéque d'Athènes, tant l'épis* copat était déjà devenu la forme sans laquelle or ne concevait pas l'existence d'une communauté chrétienne.
La Crète, on vient de le voir , avait des Églises très florissantes, pieuses, bienfaisantes, généreuses. Les hérésies gnostiques et surtout le marcionisme les assiégeaient sans les entamer. Philippe, évéque de Gortyne, écrivit un bel ouvrage contre Marcion, et fut un des évoques les plus estimés du temps de Marc-Aurèle '.
L'Asie proconsulaire continuait d'être la première province du mouvement chrétien. La grande bataille, les grandes persécutions, les grands martyrs étaient
4. V. Y Église chrétienne, p. 40, 44, note. t. V. Saint Paul, p. SI09.
3. Eusèbe, IV, xxi; xxiii, 5; xxv; saint Jérôme, Deviris HL, 30. Cf. Tit., 1, 5 el suiv.
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i;g OaiGINES DO CHRISTIAKISHE. [An 10^
là. Presque toua ies évâques des villes considérables étaient des hommes saints, éloquents, relativement sensés, ayant reçu nne bonne éducation hellénique, et, si l'on peut ç'exprioier ainsi, de très habiles politiques religieux. Les évéchés étaient fort multipliés*; mais quelques familles importantes avaient une sorte de privilège sur l'épiscopat des petites villes, Polycrate d'Éphèse, qui, dans trente ans, défendra si énergiquement contre l'évêque de Rome les traditions des Églises d'Asie, fut le huitième évéque de sa famille*. Les évâques des grandes villes avaient une primauté sur les autres*; ils étaient les présidents des réunions provinciales d'évéques. L'archevêque commerce à poindre, quoique le mot, si on l'eût hasardé, eût sans doute été repoussé avec horreur*. HélitOQ, évéque de Sardes*, avait, au milieu de
<• Polycrato, dans Eus., V, xxiv, 8.
t. Ibid., V, XXIV, 6.
3. Ibid., V, xiiv, S. Comparez le tait de l'év^ae d'Anliocbe, Sérapion, exerçant, vers l'an 100, une juridictian sur les fidèles de Rbossua. Eus., VI, ch. xii.
4. Voir ci-après, p. 499 et suiv. L'évoque d'Ëphèse convoqua au synode les ev6ques de la proviaca d'Asie, sur l'ordre du pape Vif^top. Eus-, V, XXIV, 8.
V. i'ÉglUe chrét., p. 436-i37. Polycrale, dans Eus., V, 5; Eus., IV, XXI, xsvi, en entier; saint Jérôme, De virit ib. Si; Routh, Reliquiœ tacrce, i, p- 409 et suiv. ; Pitra, L Sol., II. Tous les fragments de Méliton qui ne viennent
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ces pasteurs éminents^ une sorte de supériorité incontestée ^ On lui accordait unanimement le don de prophétie, et on croyait qu'il se conduisait en tout par la lumière du Saint-Esprit*. Ses écrits se succédaient d'année en année au milieu de Tadmiration universelle. Sa critique était celle du temps ; au moins ap-> portaitr-il un soin extrême à ce que sa foi fût raisonnable et conséquente atec elle-même. A beaucoup d'égards, il rappelle Origène; mais il n'avait pas pour s'instruire les facilités que présentèrent à ce dernier les écoles d'Alexandrie, de Césarée, de Tyr. Le médiocre souci qu'avaient les chrétiens de saint Paul d'étudier l'Ancien Testament, et l'affaiblissement du judaïsme dans les régions de l'Asie éloignées d'Éphèse • faisaient qu'il était difficile de se procurer en ce pays des notions certaines sur les livres bibliques. On n'en savait exactement ni le nombre ni l'ordre. Méliton, poussé par sa propre curiosité et, à ce qu'il paraît, par les instances d'un certain Onésime, fit un voyage en Palestine pour
pas d'Busèbe ou d'Origène sont douteux; car il y eut à son sujet beaucoup de confusions.