‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 191 sur 364 · IV, 41;V · texte numérisé non relu

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immortels le fumier, la pourriture*! Celse triomphe, en opposant à ce matérialisme religieux son idéalisme pur, son Dieu absolu, qui ne se manîreste pas dans la trame des choses finies *.

Juîls et chrétiens me font l'elTet d'une troupe de chauves- BOuris, ou de fourmis sortant de leur trou, on de grenouilles établies près d'un marais, ou de vers tenant séance dans

le coin d'un bourbier. et se disant entre eux : « C'est

à nous que Dieu révèle et annonce d'avance toute chose ; il n'a aucun souci du reste du monde; il laisse les cieux et la terre rouler k leur guise pour ne s'occuper que de nous. Nous sommes les seuls élres avec lesquels il communique par des messager?, les seuls avec lesquels il désire lier société; car il nousa faits semblables à lui. Tout nous est subordonné, la terre, l'eau, l'air et les astres ; tout a été fait pour nous et destiné à notre service, et c'est parce qu'il est arrivé à certains d'entre nous de pécher que Dieu lui-même viendra ou enverra son propre Gis pour brûler les méchants et uous faire jouir avec lui de la vie éternelle'.

La discussion de la vie de Jésus est conduite exactement selon la méthode de Reimarus ou de Strauss. Les impossibilités du récit évangélique, si on le prend comme de l'hisloire, n'ont jamais mieux été monlrées*. L'apparition de Dieu en Jésus semble k

*. Orig., V, U;yH,3î; Vin,53.

S. md.,yi\, 36.

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