‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 26 sur 364 · Gapitolin, Antonin le PhiL · texte numérisé non relu

Gapitolin, Antonin le PhiL

3. Tillemont, HisU des Emp., II, p. 346, 338, 337; Gapitolin, 1 Quelques-UDS de ces consulats eurent lieu dès le temps d'An* tonin.

4. Gapitolin, Anl, Phil., 3; Themîstius, OraL, 43, 47; Digeste, XLIX, I, 4, g 3; Actes de saint Justin (voir P Église chrét., p. 492, note) ; Desvergers, p. 53-55.

3f OniGINES DU CHRISTIANISME. [An 161]

deà abus. De toutes les parties du monde, le bon Marc-Aurèle faisait venir les philosophes en renom *. Parmi les orgueilleux mendiants, vêtus de souquenilles trouées, que ce large appel mit en mouvement, il y avait plus d'un homme médiocre, plus d'un charlatan*. Ce qui implique une profession extérieure ' provoque toujours la comparaison entre les mœurs réelles et celles que l'habit suppose*. On ac^ cusait ces parvenus d'avidité, d'avarice , de gourmandise, d'impertinence, de rancune'. On souiiait parfois des faiblesses que pouvait abriter leur manteau.

4. Alexandre PéloplatoD : Phîlostr., Soph., II, v, 3; Adrien de Tyr : PLiIo:ilr., Soph-! 1I> X> "^ "^ suiv.; Lucius : Pliiloslr., Sopit., II, I, a*.

9. Aulii-Gelle, IX, S. Lucien est presque aussi opposé aux e proresiion qu'aux charlatans et aux illuminés de Voir surtout F Icaromënippe, l'Eunuque, la Mort t, les Philosophes à l'encan, le Pécheur, tes Laigitifs^ 3, it.

iioni suœ etiam moribus respondens. Corresp. de , n" Lvni (txvi). Cf. Digeste. L, xui, 4. Irrn., XVI, 32; Juvénal, ii, 1 et suiv. ; m, MS et il, IX, 47; XI, 56; QuiutilieD, Iiul., proœm., S; j. DiOQ Chrys., Oral., lxxii, 3S3, 3SS, Reîske; ■fl, 10; XV, %; XVlf, i9; Épictèl«, Disseri., IV

n, Anl. PitiS.S; Talicn, Adv. Gc, 19, IB; Appion, ., c. Î8; Lucien, Parasilas, Sî; Piscator, 34, 37; I, Or., iLvi, 0pp., Il, 393, Dindorr. Corap. Lucien, Hermoiiine, 16, 19; LapUh., oi; Fugitifs, 1 8 ; Dial. DIpien, Dig., L, xiii, I ; Sénèque, Leilrei, xxix, 5.

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Leurs cheveux mal peignés, leur barbe, leurs ongles étaient l'objet de railleries^. <c Sa barbe lui vaut dix mille sesterces, disait-on ; allons ! il faudrait aussi salarier les boucs*. » Leur vanité donnait souvent raison à ces plaisanteries. Peregrinus, se brûlant sur le bûcher d'Olympie, en 166% montra jusqu'où le besoin du tragique pouvait mener un sot, infatué de ton rôle et avide de faire parler de lui.

Leur prétention à se suf&re absolument prêtait à de vives répliques *. On se racontait le mot attribué à Démonax sur Apollonius de Ghalcis, partant pour Rome avec toute une suite : a Voici venir Apolloniuà et ses Argonautes '. » Ces Grecs, ces Syriens, courant à Tassant de Rome, semblaient partir pour la conquête d'une nouvelle toison d'or. Les pensions et les exemptions dont ils jouissaient faisaient dire qu'ils étsdent à charge à la république, et Marc-Aurèle fut obligé de se justifier sur ce point*. On se plaignait

4 . Tatien, Adv. Gr., t5 ; Lampride, Héliog., 1 4 ; Apulée, Mei.^ XI, «,

2. Luciea, Eunuch., 8,9; Cynictu,^ et suiy. Cf. l'Église chrél.j p. 483, 484.

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