HI
lit. a;ro«l.. Il, 67; VIII, 14.
MAHG-AURÈLB. OM
L'église n'avait rien du temple*; car on maintenait comme un principe absolu que Dieu n'a pas besoin de temple, que son vrai temple, c'est le cœur de l'homme juste*. Elle n'avait sûrement aucune architecture qui la fît reconnaître; c'était cependant déjà un édifice à part ' ; on l'appelait « la maison du Seigneur^ n, et les sentiments les plus tendres de la piété chrétienne commençaient à s'y attacher. Les réunions de nuit, justement parce qu'elles étaient interdites par la loi •, avaient un grand charme pour l'imagination*. Au fond, quoique le vrai chrétien eût les temples en aversion, l'église aspirait secrètement à devenir temple ^ ; elle le devint tout à fait au moyen âge; la chapelle et Téglise de nos jours sont bien
4. Min. Fél., 40, 32; Celse, dans Orig., VII, 61. î. Clém. d'Alex., 5/row., V, 44 ; VII, 5. Pour les doctrines anan logues des stoïciens, voir Bernays, Die herakl. Briefe, p. 30 et suiv.