Philos,, IX, 42, p. 456, Duocker et Schneidewio
C'est ce qu'on appelait des cimetières ou « dortoirs * »; car on se figurait que les morts y dormaient en attendant le jour de la résurrection. Plusieurs martyrs y furent enterrés. Dès lors^ le respect qui s'attachait aux corps des martyrs s'appliqua aux lieux mêmes où ils étaient déposés. Les catacombes furent bientôt des lieux saints. L'organisation du service des sépultures est complète sous Âlexandre-Sévère. Vers le temps de Fabien et de Corneille» ce service est une des principales préoccupations de la piété romaine \ Une femme dévouée nommée Lucine dépense autour des tombes saintes sa fortune et son activités Reposer auprès des martyrs, ad sanctosj ad martyres^, fut une faveur. On vint annuellement célébrer les mystères sur ce^ tombeaux sacrés. De là des cubicula, ou chambres sépulcrales, qui, agrandies, devinrent des églises souterraines, où l'on se réunit en temps de persécution. Au dehors, on ajouta quelquefois des scholcB servant de triclinium pour les agapes \ Des assem-
4. KcifADT^piov. Ce mot 6'applique aussi à une tombe isolée. Voir de Rossi« Roma iou., III, p. 427 et soiv.
%, G. Boucher, CycL, p. S74 ; Baronius, année 9145, § S.