Au palais des Conservateurs, à Rome
4S ORIGINES DU CHlilSTIANISHB. [An 161|
fonctions sacerdotales dans leurs villes respectives*. Ainsi le stoïcisme, qui contribua si puissamment h l'amélioratioii des âmes, fut faible contre la superstition; il éleva les cœurs, non les esprits. Le nombre des vrais savants était imperceptible. Galien mâme n'est pas un esprit positif; il admet les songes médicaux et plusieurs des superstitions du temps*. Malgré les lois', les magiciens les plus malfaisants réussissaient. L'Orient, avec son cortège de chimères, débordait'. En province, toutes les folies trouviùent des adeptes.
La Béotie avait un demi- dieu, un certain Sosirate, espèce de colosse idiot, menant une vie sauvage, dans lequel tous voyaient Hercule ressuscité. On le considérait comme le bon génie de la contrée, et on le consultait de toutes parts '.
Chose plus incroyable ! la sotte religion d'Alexandre d'Abonotique, que nous avons vue naître dans les