HoméLj u
t. Voir les Évangiles, p. 344 et suiv. 3. HoméL, x«i, 8 et suiv. Les noms deMaUidie et de Faubtm BODt emproDlés à la famille d'Adrien.
18 ORIGINES DD CHRISTIANISME. (Ad 163|
DiJnel par son beau-frère, voulant à la fois sauver son honneur et la réputation de safamille, elle quitte Rome, avec la permission de son mari, et part pour Athènes afin d'y faire élever ses fils, Faustin et Fausiinien. Au bout de quatre ans, ne recevant pas de leurs nouvelles, Faustus s'embarque avec son troisième fils. Clément, pour aller à la recherche de sa femme et de ses deux fils. A travers mille aventures, le père, la mère, les trois fils se retrouvent. Ils n'étaient pas d'abord chrétiens, mais tous méritaient de l'être, tous le deviennent. Païens, ils avaient eu des mœurs honnêtes; or la chasteté a ce privilège que Dieu se doit h. lui-même de sauver ceux qui la pratiquent par instinct naturel. « Si ce n'était une règle absolue qu'on ne peut être sauvé sans le baptême, les païens chastes seraient sauvés. » Les infidèles qui se convertissent sont ceux qui l'ont mérité par leurs mœurs réglées'. Clément, en effet, rencontre les apôtres Pierre et Barnabe, se fait leur compagnon, nous raconte leurs prédications, leurs luttes contre Simon, et devient pour tous les membres de sa famille l'occarton d'une conversion k laquelle ils étaient si bien préparés.
Ce cadre romanesque n'est qu'un prétexte pour
pologie de la religion chrétienne, et montrer
mél.,Jiin, 13, SI.
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combien elle est supérieure aux opinions philof^o* phiques et théurgiques du temps. Saint Pierre n'est plus Fapôtre galiléen que nous connaissons par les Actes et les lettres de Paul ; c'est un polémiste habile, un philosophe, un maître homme, qui met toutes les roueries du métier de sophiste au service de la vérité. La vie ascétique qu'il mène, sa rigou^ rouse xérophagie ^ rappellent les esséniens. Sa femme voyage avec lui comme une diaconesse*. Les idées que l'on se faisait de l'état social au milieu duquel vécurent Jésus et ses apôtres étaient déjà tout à fait erronées'. Les données les plus simples de la chronologie apostolique étaient méconnues.
Il faut dire, à la louange de Tauteur, que, si sa confiance dans la crédulité du public est bien naïve, il a du moins une foi dans la discussion qui fait honneur à sa tolérance. Il admet très bien qu'on peut se tromper innocemment. Parmi les personnages du roman, Simon le Magicien seul est tout à fait sacrifié. Ses disciples Apion^ et Anubion représentent, le premier, l'eflbrt pour tirer de la mythologie quelque chose de religieux ; le second, la sincérité