‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 53 sur 364 · Ibid,, V, 2 et sulv · texte numérisé non relu

Ibid,, V, 2 et sulv

SI ORIGINES DD CHRISTIANISME. (Ad 1S3]

buta, de sa providence, du mal considéré comme épreuve et comme source de mérite pour l'homme', k la façon de Cicéron ou d'Ëpictële. Esprit lucide et droit, opposé aux aberrations montanistes * et au quasi-polythéisme des gnosliques, l'auteur du roman pseudo-clémentin est un strict monothéiste, ou, comme on disait alors, un monarchien *. Dieu est l'être dont l'essence ne convient qu'it lui seul*. Le Fils lui est par nature inférieur. Ces idées, fort analogues k celles de pseudo-Hermas*, furent longtemps la base de la théologie romaine*. Loin que ce fussent là des pensées révolutionnaires, c'étaient à Rome les théories conservatrices. C'était au fond la )logie des nazaréens et des ébionites, ou plutôt Philon et des esséniens, développée dans le sens ;no3ticisme. Le monde est le théâtre de la lutte du 1 et du mal. Le bien gagne toujours un peu sur le et finira par l'emporter. Les triomphes partiels bien s'opèrent au moyen de l'apparition de pro-

. Homil., Il, III, XTi.

!. Ibid., ni, lt-14, M,!6-!7; xvii, 18.

Page 1