‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 60 sur 364 · I. Lettre à Jacques · texte numérisé non relu

I. Lettre à Jacques

t. Hom.j IV, 6; VI, 26 ; ix, 23 ; x, 26 ; xi, 34 ; xii, 6 ; xiv, 4 ; XT, 47; Recogn.j IV, 3; V, 36; Epiph., Hcbt,, xxx, 45. Voir, eomme atténuatioD, Recogn., I, 42; III, 38; VII, 24, et, ci-après, ce qaî concerne le mariage.

3. HomëL, xiii, 45, 46; lettre à Jacques, 6, 7. Comp. Constil^ apo8t.,l^ 8, 40.

9i O'^IGlltES DU CHRIST1AM5HE. (An 1«3]

bonne heure, fassent marier même les vieillards'. La femme chrétienne aime son mari, le couvre de caresses, le flatte, le sert, cherche ^ lui plaire, lui obéit en tout ce qui n'est pas une désobéissance à Dieu. Être aimé d'un autre que son mari est pour vive peine. Oh ! combien fou est le mari qui èr séparer sa femme de la crainte de Dieu ! de source de la chasteté, c'est l'Église. C'est 1 femme apprend ses devoirs et entend parler agement de Dieu qui pimit un moment de l'un supplice éternel. Le mari devrait forcer le d'aller à de tels sermons, s'il n'y réussisles caresses.

:e qu'il y a de mieux, ajoute l'auteur s'adressaot c'est que tu y viennes loi-méme, la conduisaut lin, pour que, toi aussi, tu sois chaste et puisses le bonlieur du mariage respectable. Devenir ler tes enfants, être aimé d'eux, tout cela est à iiion, si tu le désires. Celui qui veut avoir une haste vit ctiastement, lui rend le devoir coninge avec elle, vit avec elle, vient avec elle au inclifiant, ne l'attrisie pas, ne la querelle pas sans lercheà lui plaire, lui procure lous les agrément! :, et supplée à ceux qu'il ne peut lui donner pa; les. Ces caresses, du reste, la femme chaste ue les is pour remplir ses devoirs. Elle tient son mari maître. Est-il pauvre, elle supporte sa pauvreté;

re i Jacques, 7. Cf. Epipli., xxx, 15.

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elle a faim avec lui, s'il a faim ; émigre-t-il, elle émigré; elle le console quand il est triste ; quand môme elle aurait une dot supérieure à l'avoir de son mari, elle prend l'attitude subalterne de quelqu'un qui n'a rien. Le mari, de son côté, s'il a une femme pauvre, doit considérer sa sa* gesse comme une ample dot. La femme sage est sobre sur le boire et le manger;... elle ne reste jamais seule avec des jeunes gens, elle se défie même des vieillards, elle évite les rires désordonnés,... elle se plaît aux discours graves, elle fuit ceux qui n'ont pas trait à la bienséance ^.

La bonne Mattidie, mère de Clément, est un exemple de la mise en pratique de ces pieuses maximes. Païenne, elle sacrifie tout à la chasteté ; la chasteté la préserve des plus grands périls et lui vaut la connaissance de la vraie religion*.

La prédication chrétienne se développait, se mêlait au culte*. Le sermon était la partie essentielle de la réunion sacrée. L'Eglise devenait la mère de toute édification et de toute consolation. Les règles sur la discipline ecclésiastique se multipliaient déjà. Pour leur donner de Tautorîté, on les rapportait aux apôtres, et, comme Clément était censé le meilleur garant quand il s'agissait de traditions apostoliques, puis-

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