Philosopha, V, S3 et suiv
13S ORIGINES DU CHniSTIANISHE. |Aii 11»)
simplicité. Elles gonflaient, si j'ose le dire, les récit; historiques, légendaires ou évhéméristes de la Bible, pour les rapprocher du génie des fables grecques et orientales, auquel elles étaient habituées.
C'était, on le voit, tout le monde mythologique de Grèce et d'Orient qui s'introduisait subrepticement dans la religion de Jésus. Les hommes intelligents du monde gréco-oriental sentaient bien qu'un même esprit animait toutes les créations religieuses de l'humanité : on commençait à connaître le bouddhisme, et, quoiqu'on fût loin encore du temps où la vie de Bouddha deviendrait une vie de saint chrétien ' , on ne parlait de lui qu'avec respect'. Le manichéisme babylonien, qui représente au m* siècle une continuation du gnoslicisme, est fortement empreint de bouddhisme*. Mais la tentative d'introduire toute cette mythologie panthéiste dans le cadre d'une religion sémitique était condamnée d'avance. Philon le juif,