‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 98 sur 364 · Philosoph,, VIÎ · texte numérisé non relu

Philosoph,, VIÎ

' 6. Epiph., Hœr., xlv. Voir ci-après p. 468-469. C'est à tort que Ton met Blasius parmi les marcionites et parmi les monta* Dîstes.

158 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An IGT*

du règne de Tibère^ Jésus descendit du ciel en la figure d*un homme tout formé ^

Le marciqnisme, ainsi que le gnosticisme^ en était à la seconde génération. Ces deux sectes n*auront plus désormais aucun docteur illustre* Toutes les grandes fantaisies écloses sous Adrien disparaissaient comme des songes. Les naufragés de ces petites Églises aventureuses s^accrochaient avidement aux bords de l'Église catholique et y rentraient. Les écrivains ecclésiastiques avaient sur eux Tavantage qu*ont auprès des fouies ceux qui ne cherchent pas et ne doutent pas. I renée, Philippe de Gortyne, Modestus, Méliton, Rhodon, Théophile d'Antioche, Bardesane, TertuUien, se donneront pour tâche de démasquer ce qu'on appelait les ruses infernales de MarcionS et ne s'interdiront dans leur langage aucune violence.

Bien que frappée à mort, l'Église de Marcion resta longtemps, en effet, une communauté distincte à côté de l'Eglise catholique. Durant des siècles, il y eut, dans toutes les provinces de l'Orient, des conmiunautés chrétiennes qui s'honorèrent de porter

1. Philosoph., Vit, 34. Lisez )taTa>coXou5ôv HptfirMv. Zeilschrtft fur Kirchengesch,, I, p. 536-538.

2. Eusèbe, H. E,, IV, cL 24, «5, 30 ; V, viii, 9 ; Irénée, Adv. hœr., I, xxvii, 8-3 ; xxviii, \\ III, xii, 48.

[An 165] MARC-ADRÈLE. lAO

le nom de Marcion, et écrivirent ce nom sui* le fronton de leurs « synagogues*». Ces Eglises montraient des successions d*évêques comparables aux listes dont se glorifiait TËglise catholique \ Elles avaient des martyrs', des vierges*, tout ce qui constituait la sainteté. Les fidèles y menaient une vie austère, aflrontaient la mort, portaient le sac monastique, s'imposaient des jeûnes rigoureux et s'abstenaient de tout ce qui avait eu vie. m Ce sont des frelons qui imitent les ruches des abeilles », disaient les orthodoxes*. « Ces loups se revêtent de

4. Dialogue contre les marcionites, publié par Weizdteiii, ou De recta in Deum fide attribué àOrigène, 0pp., t. I, p. 808- 840 (Delarue); Waddington, Inscr, de Syrie, n* 31558, Sjva-ywpj piflifXittvioTâv, bâtie en l'année 348, à Lebaba (aujourd'hui Deir- Âli}, à une journée au sud de Damas ; Lequien, Oriens christianus, II, col. 4440. Voir Zeitschrift fur wissenschafliche Théologie, 4876, p. 400 et suiy. Cf. Epiphane, Hœr., xlii, 4; Tbéodoret, Epis t., 443.

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