‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 170 sur 1128 · Jos., AnU, XX, XI · texte numérisé non relu

Jos., AnU, XX, XI

t. Ps. LXÏilV (Vulg. LXXXUI), 44.

les sanctuaires, assistait froid et presque railleur à la ferveur du pèlerin venu de loin. Les Galiléens parlaient un patois assez corrompu ; leur prononciation était vicieuse ; ils confondaient les diverses aspirations, ce qui amenait des quiproquo dont on riait beaucoup*. En religion, on les tenait pour ignorants et peu orthodoxes*; l'expression « sot Galiléen » était devenue proverbiale ^ On croyait (non sans raison) que le sang juif était chez eux très-mélangé, et il passait pour constant que la Galilée ne pouvait produire un prophète*. Placés ainsi aux confins du judaïsme et presque en dehors , les pauvres Galiléens n'avaient pour relever leurs espérances qu'un passage d'Isaïe assez mal interprété ' : « Terre de Zabulon et terre de Nephthali, Voie de la mer% GaUlée des gentils ! Le peuple qui marchait dans l'ombre a

4. Matth., XXVI, 73; Marc, xiv, 70; AcL, ii, 7; Talm. de Bab., Eruhin, 53 a et suiv.; Bereschith rabba, 26 c.

2. Passage du traité Enf^m. précité ; Miscbna, Nedarim,u, 4; Talm. de iér., SchabbaUh xvi, sub fin.; Talm. de Bâh.,Baba hathra,to h.

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