‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 200 sur 1128 · Philon, cité dans Eusèbe, Prœp. evang., VII · texte numérisé non relu

Philon, cité dans Eusèbe, Prœp. evang., VII

3. Philon, De migr. Abraham, § \ ; Quod Deus immut., § 6; De confus ling., §§ 1 4 et 28 : De profugis, § 20 ; De somniis, I, § 37; Z)e agric. Noë, § 42; Quis rerum divin, hœres, § 25 et suiv., 48 et suiv., etc.

4. Meràôpovoç, c'est-à-dire partageant le trône de Dieu ; sorte de secrétaire divin , tenant le registre des mérites et des démérites : Bereschith rabha, v, 6 c; Talm. de Bab., Sanhédr., 38 b; Ckagiga, 45 a; Targum de Jonathan, Gen.^ v, 24.

5. Cette théorie du Aopç ne renferme pas d'éléments grecs. Les rapprochements qu'on en a faits avec i'Honover des Parsis sont aussi sans fondement. Le Minokhired ou « Intelligence divine » a bien de l'analogie avec le Ao-yoç juif. (Voir les fragments du livro intitulé Minokhired dans ^^\q%q\^ Parsi-Grammatik, p. 464-462.) Mais le développement qu'a pris la doctrine du Minokhired chei les Parsis est moderne et peut impliquer une influence étraa-

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238 OUIGINES DU CURISTIANISME.

' celte théologie , pour corriger rextrcme rigueur du vieux monothéisme, à placer auprès de Dieu un assesseur, auquel le Père éternel est censé déléguer le gouvernement de l'univers. La croyance que certains hommes sont des incarnations de facultés ou de « puissances » divines commençait à se répandre ; les Samaritains possédaient vers le même temps un thaumaturge qu'on identifiait avec « la grande vertu de Dieu ' » . Depuis près de deux siècles , les espnts spéculatifs du judaïsme se laissaient aller au penchant de faire des personnes distinctes avec les attnbuts divins ou avec certaines expressions qu'on rapportait à la divinité. Ainsi le « Souffle de Dieu », dont il est souvent question dans l'Ancien Testament , est considéré comme un être à part, 1' « Esprit-Saint » . De môme, la « Sagesse de Dieu », la « Parole de Dieu » doAiennont des personnes existai'.tcs par elles-mêmes. C'était le germe du procédé qui a engendré les sephiroth de la cabbale , ]es œons du gnosticisme ,

oère L- « intelligence divine» (minyu-Khratû) figure dans les iivreszend. ; mais elle n'y sert pas de base à une théorie ; elle entre seulement dans quelques invocations. Les rapprochements que 1 on a essayés entre b théorie des juifs et des chrétiens sur le Verbe e certains points de la théologie égyptienne peuvent nêtre pas sans valeur. Mai. ils ne suffisent pas pour prouver que ladite tUcone soit un emprunt fait à l'Égypto.

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