‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 236 sur 1128 · Aci„ II, 1-4; XI, 15 ; xix, 6. Cf. Jean, vu · texte numérisé non relu

Aci„ II, 1-4; XI, 15 ; xix, 6. Cf. Jean, vu

7. A peraklit on opposait katigor ( xarni^opoc ) , « l'accusa-

eur ».

S.Jean, xiv, 16; I" épître de Jean, ii, 4.

d' interprète des vérités célestes», de « docteur chargé de révéler aux hommes les mystères encore cachés». » Il est très-douteux que Jésus se soit servi de ce mot. C'était ici une application du procédé que la théologie juive et la théologie chrétienne allaient suivre durant des siècles, et qui devait produire toute une série d'assesseurs divins , le mélatrône, le synadelphc ou sandalphon, et toutes les personnifications de la cabbale. Seulement, dans le judaïsme, ces créations devaient rester des spéculation partlcu= lièreset libres, tandis que, dans le christianisme, à partir du iV siècle, elles devaient former l'essence même de l'orthodoxie et du dogme universel.

Inutile de faire observer combien l'idée d'un livre ^ religieux, renfermant un code et des articles de foi, |^ ,^^ était éloignée de la pensée de Jésus. Non-seulement ^ ^^a il n'écrivit pas, mais il était contraire à l'esprit de la ç^. secte naissante de produire des livres sacrés. On se - croyait h la veille de la grande catastrophe finale. Le Messie venait mettra le sceau sur la Loi et les Prophètes, non promulguer des textes nouveaux. Aussi, à l'exception de l'Apocalypse, qui fut en un sens le seul livre révélé du christianisme primitif *,

i. Jean, xiv, 26; xv, 26; xvi, 7 et suiv. Ce mot est propro au quatrième Évangile et à Philon, De mundi opificio. § 6. S. Justin, Dial. cum Tryph., 84. ,

•«V-Vv.

Mê|

VIE DE JESUS

les écrits de Tâge apostolique sont-ils des ouvrages de circonstance, n'ayant nullement la prétention de fournir un ensemble dogmatique complet. Les Évangiles eurent d'abord un caractère tout privé et une autorité bien moindre que la tradition *•

La secte , cependant , n'avait - elle pas quelque sacrement, quelque rite, quelque signe de ralliement? Elle en avait un, que toutes les traditions font remonter jusqu'à Jésus. Une des idées favorites du maître , c'est qu'il était le pain nouveau, pain trèssupérieur à la manne et dont l'humanité allait vivre. Cette idée, germe de l'Eucharistie, prenait quelquefois dans sa bouche des formes singulièrement concrètes. Une fois surtout, il se laissa aller, dans la synagogue de Capharnahum, à un mouvement hardi, qui lui coûta plusieurs de ses disciples, « Oui, oui, je vous le dis, ce n'est pas Moïse, c'est mon Père qui vous a donné le pain du ciel '. » Et il ajoutait : « C'est moi qui suis le pain de vie ; celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. » Ces paroles excitèrent un vif murmure. « Qu'entend -il, se disait -on, par ces

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